Accueil >  Gamme  >  Technique  > 

Ce qu’il faut savoir sur la technologie Renault E-TECH

À travers sa motorisation hybride inédite, E-TECH, Renault prouve une nouvelle fois sa capacité à innover dans le monde automobile. Appuyé par l’expérience apportée par Renault F1, le constructeur a développé une technologie performante.
Ce qu’il faut savoir sur la technologie Renault E-TECH
Par le 18/11/2020

E-TECH est tout simplement le nom d’une motorisation hybride inédite conçue par le constructeur français Renault. Capable de s’adapter à tout types de véhicules, cette technologie joue la carte de la polyvalence. Elle permet également à ses utilisateurs de faire des économies importantes de carburant. Comment cela est-ce possible ? Quel est son principe de fonctionnement ?

Cette technologie a été conçue dans le but de réduire les émissions de CO2 des modèles Renault. Après les dernières annonces gouvernementales et notamment l’annonce du nouveau barème de bonus et malus, la firme française sait qu’elle n’a d’autres solutions que de se pencher sur l’hybride et l’électrique pour ses prochains modèles. Renault est un pionnier dans l’électrique grâce à son modèle Zoé qui a vu le jour en 2012 et qui est le modèle électrique le plus vendu en Europe mais le constructeur français ne s’était jamais vraiment intéressé à l’hybride.

En 2017, la firme au losange a décidé d’introduire l’hybridation par le biais de l’ « Hybrid Assist » sur son Scénic quatrième génération avant d’entrer véritablement dans le marché de l’hybride grâce à son système « E-TECH » en 2020. Renault souhaite que cette offre d’hybridation soit abordable et accessible. Cette année, la marque a alors dévoilé trois nouveaux modèles équipés de cette technologie : la Nouvelle Mégane E-TECH Plug-in, la Clio E-TECH et le Nouveau Captur E-TECH Plug-in.

Comment fonctionne ce système ?

Les modèles E-TECH sont équipés, au total, de trois moteurs : le moteur thermique, le moteur électrique principal et un second, plus compact, qui sert de démarreur et de générateur. Cette technologie a pour but de favoriser l’utilisation du moteur électrique en agglomération afin de réduire les émissions de CO2 et également de réduire sa consommation. Grâce au second moteur électrique, le véhicule démarrera toujours en électrique avant que le moteur thermique ne prenne le relais par la suite.

Ce qui différencie la technologie E-TECH des autres constructeurs c’est que ses différents moteurs ne sont reliés qu’avec une seule et même boîte de vitesses, qu’on appelle boîte à crabots. Cette innovation, Renault a été la chercher non loin des circuits, auprès de son écurie de Formule 1. Sur cette boîte, quatre rapports sont associés au moteur thermique et les deux autres pour le moteur électrique principal. L’absence de synchros, c’est-à-dire ces petites bagues qui permettent de favoriser le confort de conduite lors des changements de vitesses, est compensée par le deuxième moteur électrique qui lui est relié directement au moteur essence.

Toutes les versions E-TECH démarrent en électrique et peuvent rouler jusqu’à 30 km/h avant que le moteur thermique ne prenne le relais. Les trois moteurs travaillent en parfaite harmonie et de manière indépendante puisque c’est l’électronique, seul, qui décide quel moteur doit être mis à contribution suivant les conditions.

Pour que les changements de vitesses soient le plus doux possible pour le conducteur, il faut que les éléments tournent à des vitesses synchronisées. Pour cela, le petit moteur relié au thermique permet de réguler la vitesse de ce dernier en l’accélérant ou le ralentissant. Tout cela s’effectue de manière électronique, le conducteur s’occupe simplement de ce qui se passe sur la route, le système se charge du reste.

Lorsque le moteur thermique n’est pas en marche, une part de sa puissance permet de faire regagner de l’énergie au moteur électrique. Logiquement, le moteur thermique va se déclencher principalement sur les nationales ou sur autoroutes quand l’électrique, lui, interviendra dans les agglomérations ou dans les zones à ralentissements. Seconde manière pour le regain d’énergie, le freinage ou la décélération. Les roues sont uniquement connectées au moteur électrique principal qui va pouvoir se recharger. Enfin, le système de base ne permet pas de brancher le véhicule sur secteur et se recharge donc uniquement en roulant mais d’autres modèles, comme la Mégane, sont équipés de la version E-TECH Plug-in qui offre une prise de recharge.

Une consommation de carburant réduite

Grâce à cette technologie, les modèles qui en sont équipés peuvent effectuer jusqu’à 80% du temps de circulation en ville en mode électrique. Pour les modèles avec la variante Plug-in comme le Nouveau Captur, son autonomie en électrique peut atteindre les 65 km.

L’hybride est un parfait compromis entre économie de carburant, distance parcourue et émissions de CO2 diffusées. Sur la Nouvelle Clio par exemple, le conducteur peut réaliser jusqu’à 40 % d‘économie sur sa facture par rapport à un véhicule thermique classique, en cycle urbain. En ville donc, la consommation de ces modèles se limite à 1,5l au 100 km et ils rejettent moins de 30 g de CO2 par km. Cette innovation semble être la meilleure pour l’ensemble de la population qui alterne entre cycle urbain, petits trajets pour le travail et longues distances pour les départs en vacances.

Il faut en profiter rapidement puisque d’ici à 2030, mêmes les véhicules hybrides seront susceptibles d’être taxés.


Commentaire(s)


Laissez votre commentaire

En renseignant votre email, vous recevrez une seule et unique alerte lorsque qu'une ou plusieurs réponses seront postées. Elle ne sera pas communiquée ni revendue.