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Le marché automobile français termine 2021 en très légère hausse

Alors qu’un net rebond était attendu en 2021 après les résultats catastrophiques de 2020, le marché automobile a fini l'année en très légère hausse de 0,5 % avec un total de 1 659 008 ventes. À quoi faut-il s’attendre pour cette nouvelle année ?
Le marché automobile français termine 2021 en très légère hausse
Par le 03/01/2022

Depuis juin dernier, tout comme en début d'année 2021, le marché automobile français est en chute constante. Le mois de décembre n’a pas vu la tendance s’inverser avec un recul de 15,1 % comparé à décembre 2020 du nombre d'immatriculations. Le marché automobile français clôture tout de même l’année en très légère hausse de 0,5 % par rapport à l’exercice précédent, mais ce n'est pas vraiment une réussite. 

Après un record historiquement bas en 2020 avec 1,650 million d’unités (plus faible niveau depuis 1975), on s’attendait à un rebond en 2021 avec un secteur de l’automobile qui commençait à mieux gérer la crise sanitaire et les diverses restrictions. Malheureusement pour lui, l’arrivée d’une pénurie de composants électroniques a été fatale. Au final, 2021 enregistre une légère hausse des ventes de 9 000 unités comparé à 2020, pour terminer à 1 659 008 véhicules neufs vendus. Si l’on revient un peu plus en arrière et à 2019, la chute est de 25,1 %. 

Un premier semestre convaincant, le second en chute libre 

Le Renault Captur disponible dans les deux versions hybrides possibles

Début 2021, les cabinets d’études planchaient sur des ventes comprises entre 1,8 et 1,9 million de véhicules. Pour rappel, de 2016 jusqu’à 2019, le marché automobile avait dépassé la barre symbolique des 2 millions d’unités. Mais comme pour tout, cela n’était qu’une simple estimation, même si les 5 premiers mois de l’année se sont montrés convaincants. 

Avec une progression de +50 % par rapport à 2020, en raison de l’absence de confinement, les ventes de véhicules neufs reprenaient de l’élan. Mais depuis fin mai, c’est la chute libre, et aucun constructeur ne semble avoir trouvé la solution. 

La faute ? Tout simplement à une nouvelle crise qui vient fortement impacter le secteur, celle de la pénurie de semi-conducteurs. Rappelez-vous, nous vous en parlions déjà début janvier dernier. Les répercussions se sont faites attendre quelques mois et les premières conséquences sont intervenues au début de l’été avec un arrêt des lignes de production et certaines fermetures d’usines. La suite est un effet domino. Baisse de la production, recul dans les ventes au fil des mois et délais de livraisons à rallonge. Le second semestre est pire que celui de l’an dernier. 

Les prévisions pour 2022 ne sont guère meilleures. Avec une perte de plus de 550 000 véhicules neufs en 2021 comparé à 2019, les ambitions pour 2022 ne sont pas très élevées avec un objectif et surtout une estimation de 1,786 million d’immatriculations auprès des services de l'Etat. Selon certains cabinets, il se pourrait que le marché automobile ne repasse plus jamais la barre des 2 millions de voitures neuves vendues en une année….

Un marché de l’occasion en plein essor, tout comme celui de l’électrique

Un marché du véhicule électrique en pleine démocratisation

Cette décennie est celle de tous les bouleversements pour le secteur automobile. Outre les différentes crises, ce dernier est aussi en pleine transformation. Avec une volonté européenne de réduire les émissions de CO2, les constructeurs n’ont d’autres choix que de renouveler leur gamme de véhicules. Pour les constructeurs sportifs, cela est aussi la fin de modèle phare et attrayant, comme chez Audi avec sa R8 et son V10 atmosphérique notamment. Pour Renault, c’est tout simplement l’opportunité d’insister sur le développement de sa technologie E-Tech. 

Avec de nouvelles restrictions toujours plus strictes, dont certaines sont entrées en vigueur au 1er janvier de cette nouvelle année, la métamorphose ne fait que commencer. Les chiffres de ventes de véhicules électrifiés en sont la preuve. En décembre, la part de marché du véhicule électrique a grimpé à 15%. Au total, sur l’ensemble de l’année, l’électrique représente 10 % des ventes. La Zoé qui sera bientôt remplacée est le modèle le plus vendu en France. Mais sa belle envolée en 2020 qui lui avait permis de dépasser les ventes de la Clio pendant quelques semaines est désormais terminée.

À l’inverse, et logiquement, le diesel continue son déclin. Plus que 17 % des ventes, alors qu’il y a encore 10 ans, cette part s’élevait à près de 70 %. Sans aucun doute, le diesel meurt à petit feu, et pour le moment, avant un meilleur développement de l’électrique, c’est l’hybride qui en fait les affaires. Avec près de 26 % de parts de marché sur l’année 2021 (hybride rechargeable compris), l’hybride est clairement la meilleure alternative pour pouvoir circuler dans les ZFE tout en évitant les divers malus. Mais cela pour combien de temps encore ? La question est légitime. Renault a par ailleurs décidé de produire de nouveaux blocs hybride pour les années à venir. 

Autre marché en plein expansion, celui de l’occasion. Malgré un léger recul le mois dernier (-4,1 %), ce dernier enregistre une année record en dépassant notamment la barre des 6 millions de véhicules vendus. Le marché de l’occasion a su tirer parti d’un marché du véhicule neuf en difficulté et des délais de livraison à rallonge pour gagner 8 points par rapport à 2020. Aussi étonnant qu’il soit, ce sont les voitures âgées de plus de 10 ans qui sont les plus recherchées, alors que ces derniers commencent à être de moins en moins autorisés dans certaines grandes villes. 

Que l’Europe le veuille ou non, la transformation devra se faire dans le temps et au fur et à mesure. Les nombreux malus ne pourront pas forcer les ménages à s’acheter un véhicule électrique à plus de 30 000 euros et ne proposant pas les mêmes avantages qu’un véhicule thermique, qui plus est familial. 

Renault dépassée par Peugeot, Dacia en leader incontesté pour les particuliers

Nouvelle Sandero, en tête des ventes de voitures à particuliers

C’est historique là aussi, pour la première fois de son histoire, Peugeot termine devant son concurrent Renault. Avec une part de marché de 17,2 %, la marque au lion devance d’un point le constructeur au losange. 

En partie grâce à trois de ses modèles, la Peugeot 208 (N°1 des ventes en 2021), le 2008 (N°1 des SUV) et 3008 (N°1 des SUV compacts), le constructeur voit sa part de marché au même niveau que 2019. 

Du côté de Renault, le plan Renaulution montre ses effets. Avec la volonté de privilégier la rentabilité au volume des ventes, la marque a perdu près de 46 000 ventes cette année par rapport à 2020. Il est donc possible de voir Peugeot rester en tête des ventes pour les années à venir. 

Allié du Groupe, Dacia connaît un succès exceptionnel depuis le renouvellement de sa gamme. Nouvelle Sandero en est le flambeau puisqu’elle est la voiture la plus vendue aux particuliers. Le constructeur roumain est en tête des ventes à particuliers avec 103 821 unités. 

Les premiers mois s'annoncent compliqué pour le marché automobile, qui devra relever la tête d'une manière ou d'une autre assez rapidement pour atteindre son objectif en 2022.

Voici le top 10 des voitures neuves les plus vendues en 2021

Position Marque Modèle Total des ventes
1 Peugeot 208 86 961
2 Renault Clio 85 140
3 Dacia Sandero 76 980
4 Peugeot 2008 74 873
5 Citroën  C3 65 206
6 Renault Captur 52 494
7 Peugeot 3008 50 230
8 Dacia Duster 31 010
9 Renault Twingo 29 071
10 Renault Megane 27 933

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