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Alpine F1 prête à se passer du moteur Renault ?

Malmenée depuis le début de l’année, après une saison 2023 pas franchement très concluante, Alpine fait le grand ménage en interne, à tel point que l’improbable pourrait bien survenir: l’abandon du moteur Renault.
Par le 18/06/2024 Dernière mise à jour le 28/06/2024

C’est une véritable bombe qui a été lancée hier dans le paddock de la Formule 1, avec une rumeur qui voudrait que l’équipe Alpine abandonne le moteur Renault dès 2026, pour aller voir du côté des concurrents comme Mercedes, Honda, Ferrari, Ford ou encore Ferrari.

Une rumeur étonnante quand on sait que Renault n’a quasiment jamais cessé de fournir des moteurs à la Formule 1 depuis la fin des années 80, que ce soit sous son propre nom ou via son partenaire Mecachrome.

La rumeur est plus qu’étonnante puisque comme chacun le sait, Alpine appartient au Groupe Renault et a toujours été associé au constructeur au losange. 

On imagine donc mal une Alpine être propulsée par un moteur d’une marque concurrente comme Mercedes ou Honda alors qu’à la base, le moteur était, sans jeu de mot, l’essence même de la Formule 1, celui qui faisait rêver les spectateurs par sa puissance, sa technicité et son bruit à réveiller les morts. Seulement, afin de réduire les coûts des derniers moteurs V6 hybrides, il a été décidé de mettre en place un gel des moteurs, tuant ainsi cette essence.  Une décision validée par toutes les équipes même si elle va à l’encontre du sport auto et de la compétition.

Désormais tout est uniformisé ou presque avec plus aucune compétition du côté des motoristes. La F1 pourrait tout aussi bien se tourner vers un seul fournisseur. Une idée qui avait d’ailleurs été proposée par le passé.

Ces dernières années, le moteur Renault a souvent été accusé d’être un peu moins puissant que ses concurrents. Un déficit de puissance qui ne peut donc pas être comblé. Alpine devra faire avec jusqu’à la fin de la saison prochaine, avant l’arrivée des nouvelles règles.

Alpine F1 en plein doute

Si la marque Alpine va bien avec un plan produit clair, avec notamment la nouvelle A290 qui vient d'être présentée, en revanche, Alpine F1 va mal, et cela se voit, que ce soit dans les coulisses ou sur la piste, même s’il est indéniable que la voiture progresse. En début de saison, celle-ci était abonnée aux dernières places et l’objectif d’obtenir des points était juste illusoire. Ce n’est désormais plus le cas, comme le prouve les récents résultats que ce soit à Monaco ou au dernier Grand Prix du Canada avec une double arrivée dans les points. Il y a clairement du mieux, même si on est loin des objectifs initiaux.


L'Alpine A424 est clairement en retrait

Pour autant, étant donné les mouvements en interne avec le départ de tous les principaux cadres, mais aussi l’annonce prématurée du départ d’Esteban Ocon en fin de saison, plus rien n’est réellement étonnant. On parle d'ailleurs également d'un retour de Flavio Briatore...

Alors que les précédentes rumeurs voulaient que l’équipe soit à vendre à court terme, Luca de Meo a tenu à mettre les choses au clair: non l’équipe n’est pas à vendre, même partiellement ! C’est alors que la rumeur d’un changement de moteur est sortie.

Un moteur Renault trop cher ?

Cette rumeur paraît cependant plus sérieuse que la précédente alors que se profile un nouveau règlement pour 2026. Développer un moteur coûte cher et ne rapporte en réalité rien, étant donné que de nos jours le nom du motoriste est mis de côté. Quand Red Bull gagne avec un moteur Honda, c’est bien Red Bull qui gagne, pas Honda. Dans un monde où le marketing l’emporte souvent face à la raison ou à la passion, voir une Alpine propulsée par un bloc Mercedes débadgé n’aurait plus rien d’une honte. Le grand public n’y verrait que du feu. Seuls les puristes pourraient crier au scandale.

Coûteux et peu rentable d’un point de vue économique, sans réel enjeux sportif du fait du gel technique qui aura probablement lieu sur cette nouvelle génération de moteurs plus simples que les actuels, il est certain que l’abandon du moteur Renault serait une décision rationnelle économiquement parlant. Mais ne serait-ce pas un peu triste quand on sait que cette activité perdure depuis 50 ans et que même quand Renault s'était retiré de la F1, la marque continuait à produire des moteurs pour les équipes comme entre 2010 et 2016 ?

Luca de Meo qui a voulu faire renaître la passion en développant Alpine (mais en stoppant les modèles Renault Sport) et en relocalisant la production en France de la gamme électrique de Renault (et Alpine) doit probablement se poser la question…
Les rumeurs vont continuer d'aller bon train dans le paddock lors des prochaines épreuves, en Espagne dès ce week-end, en Autriche dans 15 jours puis en Angleterre dans 3 semaines.

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