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Et si Renault allait au casse-pipe avec sa politique d’électrification

C’est la volonté de Renault, commercialiser des véhicules 100 % électriques à partir de 2030. Un pari osé et risqué puisque dans le monde automobile, 2030 c’est demain ! Mais pas de panique, Luca de Meo a la solution en cas d’échec. Explications.
Et si Renault allait au casse-pipe avec sa politique d’électrification
Par le 21/02/2022

Vendredi 18 février, Renault dévoile ses résultats financiers pour l’année 2021. Outre des résultats positifs, cette conférence se voulait intéressante également sur d’autres points, et notamment celui d’un éventuel retournement de situation en ce qui concerne la mobilité de demain. Et si le pari du tout électrique ne fonctionnait pas, que ferait la marque au losange ? Alors que le constructeur au losange a annoncé proposer uniquement des véhicules électriques à partir de 2030, le patron de la marque tente de rassurer en présentant brièvement un plan de secours en cas d’échec du plan initial. 

L’hybride comme alternative idéale avant le grand plongeon dans l’électrique 

Conserver l'hybride pour éviter un échec cuisant avec l'électrique

Sans grande surprise, le plan B de Luca de Meo serait donc l’hybridation. Alternative idéale actuellement pour effectuer une transition vers une mobilité plus propre, l’hybride offre la possibilité de polluer moins tout en conservant une autonomie nettement supérieure aux véhicules électriques. Et si le marché ne tend pas assez vite vers une électrification, comme l’explique Luca de Meo, PDG du Groupe Renault, alors il faudra suivre le choix des clients et miser encore quelques temps sur l’hybride. C'est pourquoi la marque en a profité l'an dernier pour présenter une version hybride rechargeable de sa Mégane IV. 

Si l’annonce d’un plan de secours peut rassurer, il montre surtout l’incertitude et le flou qui persistent autour de la mobilité électrique. Avec des malus qui augmentent, et la fin prochaine des bonus pour les véhicules hybrides, tout semble préparé pour l’arrivée d’une mobilité 100 % électrique dans les prochaines années. Oui mais pourtant, le développement du véhicule électrique, lui, n’est pas complet. Beaucoup de questions subsistent encore et freinent les automobilistes (recharge, autonomie, prix). 

Avec une part de marché qui côtoie les 10 %, le véhicule électrique continue son ascension, grâce notamment aux différents bonus et à une offre désormais bien plus fournie. La part de l’hybride, elle, a dépassé celle du diesel en 2021 et se rapproche lentement de la motorisation essence (20,9 % de pdm pour l’hybride non rechargeable en janvier 2022 contre 37,7 % de pdm pour le moteur essence), preuve que l’hybride est bien la solution la plus adaptée actuellement. L’écart est donc important entre hybride et électrique et il faudra sans doute plus que 8 petites années pour que les automobilistes français s’habituent et se tournent vers la mobilité 100 % électrique. 

Un calendrier des nouveautés mis à jour avec l’arrivée d’une nouvelle Spring 

Le calendrier des nouveautés du Groupe entre 2022 et 2025

Lors de cette conférence, le constructeur français en a profité également pour mettre à jour et présenter le calendrier des nouveautés électriques des marques du Groupe entre 2022 et 2025. 

2024 marque l’arrivée de 4 nouveaux modèles électriques au sein de la marque au losange. Dévoilé lors du plan Renaulution en janvier 2021, le Prototype R5 sera décliné en version de série. On note également l’arrivée d’un SUV 100 % électrique, qui pourrait bien reprendre les traits du concept Morphoz. Un SUV familial capable de venir rivaliser avec un potentiel futur e-3008 ? Ce dernier n'est autre que la future génération du Renault Scénic, qui ne se déclinera plus en version monospace mais bien en version SUV. 

Du côté de chez Dacia, on se prépare déjà à remplacer la Spring. Voiture de l'année à acheter et un an après son entrée fracassante sur le marché du véhicule électrique, la citadine roumaine pourrait s’afficher sous une nouvelle génération, plus moderne et technologique semble-t-il. Lors de notre essai, nous vous avions parlé du fait que cette Spring était tout simplement une Renault Kwid rebadgée Dacia. Cette deuxième génération permettrait donc à la Spring de monter en gamme, comme les dernières arrivées au sein de la marque, et refléter la nouvelle identité de la marque. 

Le programme s’annonce chargé pour le Groupe Renault. Après Dacia Jogger en janvier dernier, et la tant attendue Mégane E-Tech Electric il y a quelques jours, Renault va bientôt dévoiler le remplaçant du Kadjar, désormais baptisé Austral. Après quelques teasers de son modèle, Renault a officiellement dévoilé son modèle ce mardi 8 mars. 


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