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Plombé par la crise, perte de 8 milliards d’euros en 2020 pour Renault

Renault a annoncé avoir perdu 8 milliards d’euros sur l’année 2020, en raison notamment de la crise sanitaire mais aussi des mauvais résultats de Nissan. Le Groupe prévoit 15 000 suppressions de postes dans le monde.
Par le 19/02/2021

C’est tout simplement du jamais vu dans l’histoire de la marque au losange. L’année 2020 aura été catastrophique pour l’ensemble du Groupe Renault. Le constructeur français a annoncé, ce vendredi 19 février, avoir subi une perte mémorable de 8 milliards d’euros après 141 millions de pertes pour 2019 et un résultat net de 3,3 milliards d'euros en 2018.  Malgré un second semestre plus convaincant avec un recul de « seulement » 8,9 % et une perte de 660 millions d’euros, le retard accumulé lors du premier semestre aura fait beaucoup de mal à l’Alliance. - 7,3 milliards d’euros au début de la pandémie. Une chute difficile à freiner en l’espace de quelques mois.

Pourtant le Groupe n’est pas mort et reste le troisième plus gros vendeur de véhicules dans le monde. Le plan Renaulution présenté le 14 janvier dernier a pour but lui aussi de remonter la pente. La priorité n’est plus le volume mais désormais la profitabilité. Un discours déjà entendu en 2017 mais remis au goût du jour. Construire moins, mais mieux, afin d’augmenter ses marges et générer plus de cash. Luca de Meo ne s’en cache pas, l’année 2021 risque d’être tout autant difficile.

15 000 postes supprimés à travers le monde

La crise chez Renault n’a pas vraiment débuté avec l’arrivée du coronavirus. Celle-ci dure depuis un peu plus longtemps. Fin mai 2020, Renault avait annoncé un plan d’économies de plus de 2 milliards sur trois ans, avec quelques 15 000 suppressions de postes à travers le monde.

Le nouveau PDG du Groupe, Luca de Meo, en place depuis l’été dernier, a confirmé en janvier dernier, avec l’annonce du plan Renaulution, sa volonté de ne pas effectuer de nouveaux licenciements. Le patron regarde de l’avant et l’objectif est de réaliser 2,5 milliards d’euros d’économies d’ici à 2023, et 3 milliards à l’horizon 2025. Pour ce faire, le plan de bataille du Groupe a évolué. Terminé le volume, place à la valeur. Cela signifie que l’ensemble des constructeurs de l’Alliance produira moins mais mieux semble-t-il. Avec cette annonce, et cela est même déjà confirmé, les tarifs des futurs modèles et modèles déjà existants vont augmenter.

Ce plan a pour objectif de dégager plus de 3 % de marge opérationnelle d’ici à 2023. La tâche s’annonce particulièrement délicate mais Luca de Meo a de l’ambition et des idées. Les futurs modèles de la marque au losange se doivent de redonner de l’élan au Groupe. On pense évidemment au retour de la Renault 5. Le constructeur français mise également sur son allié roumain Dacia qui surprend de plus en plus, mais aussi au retour sur les devants de la scène d’Alpine et de la naissance de sa nouvelle entité Mobilize.

Renault n’est pas le seul « coupable » de cette perte historique puisque, à vrai dire, c’est le constructeur japonais Nissan qui pénalise fortement l’Alliance. La firme nippone a fait perdre presque 5 milliards d’euros à Renault, qui détient Nissan à 43 %. Mais avec moins de 3 millions de véhicules vendus sur le marché en 2020, Renault voit ses ventes plonger de 21,3 %.

La priorité est donc de générer du cash assez rapidement et réaliser de fortes économies. Le Groupe n’a pas publié de prévisions pour 2021 mais a accumulé des réserves de liquidités à hauteur de 16,4 milliards d’euros. Pour rappel, l’Etat a autorisé un prêt de 4 milliards d’euros pour l’Alliance.

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