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Dacia : les secrets de la longévité des modèles roumains

Il n’est pas rare de croiser et discuter avec des automobilistes affichant plusieurs centaines de milliers de kilomètres au compteur de leur Dacia, voire même le million pour certains.
Dacia : les secrets de la longévité des modèles roumains
Par le 15/05/2022

Si aujourd’hui le regard sur Dacia a évolué, avec notamment la montée en gamme des nouveaux modèles, la marque reste principalement connue pour l’accessibilité, la fiabilité et la robustesse de ses modèles. Mais alors comment la marque roumaine permet cet exploit, dans un monde où tout devient presque obsolète très vite ?

La réponse se trouve du côté du Centre Technique de Titu, en Roumanie, dans deux laboratoires où sont testées la qualité et la résistance des matériaux intérieurs et extérieurs de l’ensemble des modèles. 

1 172 000 kilomètres en Dacia Logan MCV ? Trop facile 

Si par le passé, on avait beau critiquer le design Dacia -chose difficile à faire aujourd’hui tant les nouveaux modèles sont au goût du jour- on ne pouvait en aucun cas se permettre de juger la robustesse et la fiabilité de ces véhicules, comparé à son allié Renault…

La preuve avec cet automobiliste, pas tout seul dans ce cas qui plus est, qui approche les 1 200 000 kilomètres avec sa Logan MCV ! Ce conducteur de taxi algérien peut être fier d’emmener ses clients dans un véhicule très bien entretenu et qui ne semble pas prêt de rendre l’âme. 

Un entretien régulier de sa voiture, avec des pièces d'occasion pour réduire les frais

Le secret de cette réussite réside bien évidemment dans l’entretien régulier du véhicule. Nous ne le répéterons jamais assez mais privilégiez des petites dépenses nécessaires régulièrement, pour éviter de devoir briser votre PEL pour une casse moteur qui condamnerait votre véhicule. 

Fidèle à la marque, ce chauffeur de taxi avait déjà acheté une première Logan MCV qu’il avait gardée 5 ans et avec laquelle il avait parcouru 700 000 kilomètres. Comme quoi, cela n’est pas un coup de chance ni une simple question d’entretien, mais une vraie qualité de la part du constructeur roumain. De plus, sur sa deuxième Logan MCV, ce dernier confie que le moteur est toujours d’origine. Évidemment, d’autres pièces mécaniques ont rendu l’âme bien plus tôt. Automobilistes français et françaises, si cela vous arrive, pas d’inquiétude, des solutions existent. 

Pour ne pas remplacer sa Dacia dès qu'une petite avarie survient et économiser de l’argent sur le remplacement des pièces, optez pour des pièces automobiles d’occasion. Vérifiées par des experts dans le domaine, ces pièces d’occasions sont fiables et souvent moitié moins chères que le neuf. Attention toutefois, ces dernières sont surtout idéales pour remplacer des pièces secondaires du véhicule. 

Une volonté de durabilité inscrite dans les gènes de la marque Dacia

Chez Dacia, cette réputation n’est pas le fruit du hasard. La marque accorde une place importante à la fiabilité et la longévité de ces matériaux. Au centre technique de Titu, au nord-ouest de Bucarest, en Roumanie, des ingénieurs testent la qualité et la résistance des matériaux de tous les modèles. Leur méthode pour anticiper la dégradation dans le temps des pièces ? Le vieillissement accéléré. 

Dans deux laboratoires, les ingénieurs simulent les différents usages et conditions climatiques que les automobilistes peuvent rencontrer au fil de leur vie. Avec cette méthode de vieillissement accéléré, permise grâce à de nombreux outils le permettant, en quelques semaines ce sont des années de vie qui sont stimulées sous ces diverses conditions climatiques. 

Les pièces plastiques sont soumises à un test de plus de 3 000 heures sous le soleil à + 100 degrés mais aussi au froid extrême (-40°), afin de tester leur résistance dans tous les environnements. Pour ce qui est de l’usure de l’habitacle, qui peut s'abîmer avec les frottements, les bagages et autres, un test consiste à utiliser une vis métallique et à s’acharner sur les plastiques. Les rayures doivent rester superficielles et ne pas altérer les propriétés du plastique. Enfin, une machine à traction a pour mission d’étirer le plastique pour tester sa résistance à la rupture. Seuls les matériaux qui réussissent tous ces tests sont retenus. 

Dans le second laboratoire, c’est principalement le métal qui est mis à l’épreuve. Aussi bien les pièces de carrosserie (capot, hayon, portes) que les pièces mécaniques (tambours, disques de frein), tout est plongé dans une enceinte de corrosion dans des conditions extrêmes où varient la température, l’humidité et la composition de l’air. La corrosion est ensuite analysée grâce à un outil de cotation rigoureux. 

Autre processus testé, le gravillonnage. Comme son nom l’indique, cela consiste à projeter des gravillons sur un morceau métallique pour juger les dégâts occasionnés sur la carrosserie. Vous l’aurez compris, rien n’est donc laissé au hasard, tout est minutieusement analysé pour assurer un niveau de fiabilité exemplaire et important afin de permettre, à tous les clients Dacia, de viser le million de kilomètres, peu importe le modèle de la gamme. 

La robustesse des Dacia permet à Renault d'exporter ces modèles sur des marchés où les infrastructures routières ne sont pas aux standards de l'Europe, comme en Iran où, avant l'embargo, la Logan était commercialisée sous l'appellation Tondar 90.


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