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Dacia : la stratégie de revenir aux besoins essentiels du client

Au cours d’un Webinar organisé ce mardi 19 avril, Dacia a fait le point sur sa stratégie et sa manière de piloter ses projets automobiles. Entrant dans une nouvelle ère avec le projet Renaulution, la marque compte bien conserver ses fondamentaux.
Dacia : la stratégie de revenir aux besoins essentiels du client
Par le 21/04/2022

Ne parlons plus de stratégie « low-cost » pour décrire Dacia, mais bien de stratégie de « design to cost ». En quoi cela consiste ? Tout simplement à concevoir le juste produit au juste prix, en d'autres mots, une conception à coût objectif. Entrée dans une nouvelle ère en janvier 2021 avec le plan Renaulution, Dacia a clairement joué son rôle de marque à part entière du Groupe avec les arrivées de la Nouvelle Sandero, la nouvelle citadine électrique Spring, mais aussi plus récemment le Nouveau Dacia Jogger et sa version prévue pour le camping. Une nouvelle gamme de véhicules plus moderne, plus technologique et pourtant toujours accessible sur le marché. Même si logiquement, les tarifs ont légèrement grimpé pour pouvoir intégrer de nouveaux équipements au goût du jour, Dacia parvient à maintenir son positionnement, grâce à cette stratégie qui consiste à revenir aux besoins essentiels du clients. 

Pourquoi faire plus quand on peut faire simple ? 

Chez Dacia, la politique n’est pas d’en faire trop ou d’apporter des équipements « inutiles », ici, l’idée est de proposer à ses clients un véhicule simple, au rapport qualité/prix inégalable, grâce notamment à différents secrets bien gardés dans la conception des modèles. Depuis les années 2000 et l’arrivée de la Logan, la marque s’est fait connaître pour ses tarifs attractifs. Alors certes, il y avait beaucoup à dire sur le côté design du véhicule, mais on ne peut pas en vouloir à une marque qui tente tant bien que mal de permettre à des foyers modestes de s’offrir un véhicule neuf qui pourra les accompagner une bonne partie de leur vie. 

Aujourd’hui, le constructeur a évolué et est monté en gamme mais n’oublie pas pour autant ses principes de base. Dernièrement, le Nouveau Dacia Jogger, que nous avons pu essayer il y a quelques semaines dans le sud de la France, en est un nouvel exemple. Disponible à partir de 15 490 € (16 800 € pour la version 7 places), ce véhicule familial se veut le moins cher du marché et offre le minimum nécessaire demandé par la clientèle actuelle. C’est ce que nous a expliqué le directeur de l’ingénierie de la marque Marc Suss, lors de ce séminaire en ligne : « Nous répondons aux besoins essentiels de nos clients et non pas au souhait de l’ingénierie interne qui voudrait entrer dans la course à la technologie ». Autrement dit, même si l’envie serait de proposer des véhicules plus technologiques et au design peut-être encore plus accrocheur, le positionnement reste le besoin essentiel du client. Et ce d'autant plus que Renault propose aussi ces modèles sur d'autres marchés qui n'ont pas le même pouvoir d'achat, comme le Maroc, l'amérique du Sud, ou encore, avant l'embargo commercial, l'Iran.

Retrouvez notre essai du Nouveau Dacia Jogger : 

 

Et honnêtement, qu’on se le dise, c’est ce qui fait et a toujours fait l’identité et la force de Dacia, qui pourrait prendre encore un peu plus d'ampleur avec la potentielle séparation des activités du Groupe. Tous ces efforts réalisés avec les fournisseurs (qui représentent tout de même 70 % du coût variable de la voiture) sont payants puisque les chiffres parlent d’eux-mêmes : presque 100 000 unités vendues en 2021 sur le marché des véhicules particuliers en France, soit plus de 8 000 ventes de plus que son allié Renault, et plus de 12 000 que son rival, Peugeot. 

Chez Dacia, on part du coût pour établir le design 

Nouvelle Sandero, véhicule particulier le plus vendu en France en 2021

Contrairement à presque tous les autres constructeurs du marché, Dacia choisit de partir du coût pour établir le design de ses véhicules. Le constructeur se fixe un budget et se force à le respecter. Si un équipement ou un élément design, non obligatoire évidemment à la sécurité des passagers, fait augmenter ce budget, alors la marque ne l'intègre pas dans son modèle. Exemple avec le Jogger, la face avant jusqu’au pied milieu est une copie conforme de la Sandero, d’où ce décroché visible sur le haut de la partie vitrée, des stickers noirs sont utilisés sur le bas des portières en guise de protection, à la place d’éléments plastiques, plus coûteux. Enfin, la ligne d’échappement est raccourcie de moitié (1,50 mètre contre 3 m habituellement), et la troisième rangée de sièges est empruntée au Lodgy, qui se voit pousser à la retraite. 

En bref, c’est tout simplement l’explication du pourquoi et du comment la marque parvient à monter en gamme sans pour autant faire flamber ses prix, malgré une hausse des tarifs qui a notamment vu la Sandero dépasser la barre des 10 000 €. Néanmoins, le constructeur roumain n’a d’autres choix que de suivre l’évolution du marché automobile pour se faire une place et assurer son avenir. 

Avec un nouveau logo et une nouvelle identité « outdoor » qui fera l'objet d'un concept-car en septembre prochain, la marque compte également apporter de la fierté à ses clients afin qu’ils choisissent désormais une Dacia par envie, et non pas seulement par rapport aux tarifs attractifs. L’allié du Groupe Renault a par ailleurs affirmé que son prochain SUV sera très proche en termes de style du concept Bigster, dévoilé en janvier 2021.

Pour ce qui est des motorisations, focus sur le GPL. Même si une version hybride va débarquer sur le Jogger en 2023, pas question de parler de E85. La couverture GPL est très large puisque l’ensemble de la gamme propose cette motorisation (hormis la Spring 100 % électrique). Pour preuve, le GPL représente 2/3 des commandes de Jogger actuellement. Tout comme pour le design et les équipements de ses modèles, la marque souhaite également proposer une gamme de motorisations simples et efficaces. 

Du côté des blocs essence, un nouveau moteur HR12 (3 cylindres 1.2 TCe) sera déployé sur l’ensemble de la gamme, avec éventuellement une version micro-hybride 48V. Quant à la bicarburation GPL, elle a encore de beaux jours devant elle puisque Dacia compte bien la proposer dans son catalogue pour plusieurs années. 


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