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L’huile de friture bientôt utilisée comme carburant pour nos véhicules

Loin d’être une farce, l’utilisation d’huile de friture comme carburant pour nos véhicules sera bientôt possible, en atteste l’amendement adopté par l’Assemblée nationale ces derniers jours. Explications plus en détail.
L’huile de friture bientôt utilisée comme carburant pour nos véhicules
Par le 12/08/2022

Déjà évoquée mais jamais vraiment prise au sérieux, l’huile de friture pourrait et devrait bientôt permettre de faire rouler votre véhicule. Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur le pouvoir d’achat, les députés de l’Assemblée nationale ont voté un amendement ce jeudi 21 juillet, autorisant l’utilisation d’huile de friture comme carburant diesel pour certains types de véhicules. Illégale en France ces dernières années, la donne pourrait donc changer et ce processus, encadré, permettrait aux Français de réaliser des économies, même si les prix des carburants baissent depuis plusieurs semaines. 

Des bienfaits sur tous les plans

rouler à l'huile de friture sera bientôt possible

Et si l’avenir de la mobilité résidait au fond de votre friteuse ? Actuellement examinée au Sénat, cette proposition est prise très au sérieux puisqu’elle aurait des bienfaits sur plusieurs plans : le pouvoir d’achat des Français, mis à rude épreuve ces derniers temps en raison de l’inflation, mais aussi sur le climat, la lutte contre le réchauffement climatique et l’indépendance énergétique. 

Si le véhicule électrique semble être la solution de demain, l’huile de friture a également son mot à dire et pourrait servir de carburant pour les anciens véhicules diesel, refusés petit à petit aux portes des grandes villes, comme notre Mégane 4 thermique que nous avons pu confrontée récemment à la nouvelle version 100% électrique.

Le texte précise qu’il s’agirait des « huiles produites à partir ou issues des résidus de matières grasses d’origines végétales ou animales et utilisées pour l’alimentation humaine ». Elles peuvent être utilisées « pures ou en mélange ». 

Pour se faire et réutiliser cette huile, cette dernière doit être filtrée puis décantée pour être transformée en carburant. 

Déjà expérimentée en Europe et sur le territoire français

Si l’amendement a été adopté, c’est aussi grâce à l’expérience acquise à travers l’Europe. La compagnie Air France a fait décoller un avion doté de carburant durable d’aviation, composé de 20% d’huile de cuisson en mai 2021. Depuis, les compagnies aériennes ont l’obligation d’utiliser au moins 1% de ce biocarburant. 

En Belgique, 20% du biodiesel est fabriqué à partir de ces huiles de friture et l’usage pour les particuliers est autorisé depuis des années. 

Autre bénéfice, son prix. Avec les prix des carburants qui côtoient les 2 euros le litre, même s’ils ont baissé dernièrement, l’huile de colza ou de tournesol a l’avantage d’être moins cher et surtout réutilisable après coup. 

À 1,50 euros le litre d’huile de tournesol, ce dernier pourra donc vous permettre de vous déplacer juste après avoir servi pour un repas, en quelque sorte. De plus, selon le texte de l’amendement, 10 litres d’huiles alimentaires usagées pourraient générer 8 litres de carburant. Très peu de perte pour se déplacer à prix réduit. 

Même si cette pratique sera sans doute peu utilisée, elle reste une bonne initiative pour permettre aux Français de faire des économies tout en respectant l’environnement. 


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