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Clio 1 (1990-1999): la muse de Renault

En 1990, pour remplacer une Super 5 ne parvient plus à tenir tête à la Peugeot 205 depuis l’année précédente, Renault dévoile sous l’impulsion de son PDG Raymond Lévy, la Clio, une citadine moderne, qui inaugure une nouvelle ère chez Renault.
Clio 1 (1990-1999): la muse de Renault
Par le 25/08/2020

La Clio, fille de Zeus et de Mnémosyne dans la mythologie grecque et considérée comme une Muse, marque pour Renault une grande première, celle d’abandonner la dénomination commençant par “R” au profit d’un nom propre, censé rendre la voiture plus humaine. Elle est également la seconde création de Renault sous l'ère de la qualité totale si chère à son PDG.

La Clio marque une nette rupture avec la R5 et sa descendante, la Super 5, en adoptant des rondeurs révolutionnaires à l’époque, issue de la mode du biodesign. Elle assume également une évidente montée en gamme et une polyvalence accrue. Renault la présente d’ailleurs comme une “petite” qui a tout d’une grande, un slogan qui, bien que revisité plusieurs fois, restera au fil des années.  En haut de gamme, la Clio propose en effet des équipements premium il y a 30 ans, comme l’ABS, la climatisation, une boîte automatique, la direction assistée, les rétroviseurs électriques dégivrants, etc.

Renault Clio 1ère génération

Comme tous les modèles de cette époque, Renault propose la Clio en carrosserie 5 dès sa commercialisation, puis en 3 portes quelques mois plus tard. Comme le reste de la gamme, 3 niveaux de finition sont alors proposés. L’entrée de gamme est assuré par le niveau RL, qui permet de proposer d’un prix d’appel contre une dotation très pauvre. Le niveau intermédiaire RN, assure le milieu de gamme, tandis que la finition RT trône à son sommet.

Une version encore plus haute, Baccara, qui propose une belle finition en cuir et ronce de noyer est également proposée lors de sa première année. Cette finition très exclusive, sera ensuite renommée Initiale Paris. Un label haut de gamme qui même conservé sur la Clio 4.

Clio Baccara 1991

Bien que critiquée pour un équipement de base très basique, dès ses premiers mois, la Clio est un réel succès. Elle prend rapidement la tête des ventes, et s’adjuge même le titre de Voiture de l’Année en Europe en 1991. Tout au long de sa carrière, son succès ne sera jamais démenti, et sera pour Renault, une véritable Muse, assurant la majorité de ses ventes.

Sous le capot, la Clio innove assez peu. A une époque où le Diesel n’est pas encore aussi implanté qu’aujourd’hui, on retrouve principalement des blocs essence d’une cylindrée entre 1 100 cm3 et 1 400 cm3 pour le coeur de gamme d’une puissance allant de 50 ch. à 75 ch. sans oublier les blocs de 1 700, 1 800 et 2 000 cm3 des versions sportives qui culminent à 150 ch. La Clio reprend essentiellement les blocs issus des anciennes R9 et R11 ainsi que l’excellent bloc essence 1.4 Energy de la R19.  Un seul bloc Diesel est proposé, le 1.9 D de 65 ch. (F8Q) également disponible sur la R19.

La Clio restylée en 1994 et 1996

Pendant ses 8 années de commercialisation, cette Clio de première génération connaîtra deux restylages.

Le premier, assez léger, arrive en 1994. Les nouveautés sont assez limitées, avec quelques nouveaux équipements (airbags, rétroviseur droite,...), une gamme légèrement remaniée et quelques différences dans le design: une calandre légèrement modifiée et plus arrondie, des rétroviseurs plus grands, des baguettes de protection plus larges, les répétiteurs de clignotant, et des feux arrières légèrement arrondis et bombés.

Clio 1 restylée

Clio restylée

Seulement deux ans plus tard, un troisième restylage intervient, probablement la version la moins réussie. Il permettra cependant de préparer l’arrivée de la seconde génération de 1998 en introduisant d’avantages d’éléments arrondis. La plus grosse modification est notamment apportée à la calandre et aux phares, qui fait perdre à la Clio son air sérieux au profit d’une esprit plus jovial, plus dans l’air du temps chez Renault à cette époque.

Clio 1 restylée 1996

Une véritable gamme de modèles sportifs

Aux côtés de la sage Clio de base, Renault propose toute une série de modèles plus sportifs uniquement en 3 portes, même si on est loin de la rugissante R5 Turbo- . La première de cette série, est la Clio S, qui est équipée du même moteur essence que la R19 (1.4 E6J à carburateur Webber double corps, puis 1.4 E7J à injection et pot catalytique) qui développe ici 80 ch. Outre son moteur, elle a pour elle une boite courte qui lui permet de meilleures reprises au détriment de la consommation.

La seconde, la Clio RSi, n’est pas encore une vraie sportive. Son allure plutôt discrète reste ainsi en ligne avec ce qu’elle est. On peut cependant la distinguer grâce à ses jupes latérales et à ses jantes qui passent en 14’’.

Motorisée par le bloc 4 cylindres F3P d’une cylindrée de 1 783 cm3 et une injection indirecte multipoint, la puissance revendiquée de la version RSi reste encore plutôt modeste avec seulement 110 ch. dès 5 500 tr/min, mais un couple élevé très tôt dans les tours.

Au dessus de la RSi, Renault propose la Clio 16S, première vraie sportive. Pour ses beaux yeux, Renault a affûté le châssis comme on dit, et l’a dotée d’appendices spécifiques comme des ailes élargies et un capot légèrement bombé.

Clio 16S 1992

Elle est motorisée par le floc F7P 1.8 de 140 ch. à  double arbre à cames en tête et offre des performances honorables, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 8,2 secondes grâce à un poids inférieur à la tonne, soit un rapport poids-puissance de 7,8. De quoi rivaliser avec la Peugeot 205 GTI 1.9. Malheureusement pour elle, comme souvent, l’introduction du catalyseur, va limiter ses performances, à tel point que la version RSI se montra plus performante parfois grâce à sa boite plus courte.

Moteur 1800 Clio 16S

Mais c’est surtout la Clio Williams, commercialisée en 1993 qui fera fureur à l’époque. Son nom fait d’ailleurs référence à l’écurie éponyme de Formule 1 qui vient d’être sacrée championne du monde en 1992 avec Renault et Nigel Mansell. 

Initialement, sa raison d’être est d’obtenir l’homologation pour l’engager en rallye. Pour cela, Renault doit produire en série, sa Clio la plus poussée à hauteur 4 500 unités. Sous le capot, Renault fait le choix du plus gros moteur possible, d’une cylindrée de 1 998 cm3, le F7R, à double arbre à cames en tête, qui développe une puissance de 150 ch. à  6 100 tr/min pour un couple de 18,2 mkg à 4 500 tr/min. Comparé à la Clio 16S, le 0 à 100 km/h est réalisé en 7,9 secondes, soit un gain de 0,3 secondes.

Renault Clio Williams 1993

Si la production initiale était limitée à 4 500 unités, devant le succès du modèle, elle sera en réalité de 12 000, soit près du triple en près de 3 ans.

Une nouvelle génération de Clio arrive en 1998

8 ans après sa commercialisation, Renault renouvelle sa citadine avec la seconde génération de la Clio. La première Clio continue encore pendant quelques mois sa carrière avant de s’effacer totalement. 

Au final, cette Clio sera produite à 4 millions d’exemplaires, principalement en Europe, mais aussi en Amérique du Sud et conservera pendant toute sa carrière sa place de meilleure vente en France.


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