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Un marché auto français en baisse continuelle depuis un an

Avec une nouvelle baisse enregistrée en mai dernier, le marché automobile français n’a pas cessé de chuter depuis un an maintenant. Malgré la reprise des activités, la vente de véhicules neufs ne décolle pas, tout comme celle des véhicules d'occasion
Un marché auto français en baisse continuelle depuis un an
Par le 01/06/2022

Les mois se suivent et se ressemblent pour le marché du véhicule neuf en France. Comme le mois d'avril dernier, mai voit les ventes de véhicules particuliers neufs chuter de 10,09 % par rapport à la même période l’an dernier, pour atteindre 126 813 nouvelles immatriculations (141 040 en mai 2021). 

Si l’on compare avec 2019, dernière année avant l’arrivée de la crise sanitaire, le constat est encore plus inquiétant. Seulement 600 897 immatriculations de voitures neuves sur les 5 premiers mois de l’année 2022, c’est 35,8 % de moins que sur la même période en 2019. Certes, le Covid-19 a eu un réel impact sur le secteur, mais cette crise ne peut pas être la seule responsable de cette dégringolade. 

La voiture électrique toujours en progression

La Renault Zoé, un des modèles électriques les plus vendus du marché

En réalité, nombreux sont les facteurs responsables de cette baisse des ventes sur le marché français. Plus que le Covid, la crise de semi-conducteurs et la guerre en Ukraine freinent considérablement ces ventes. Aussi, le prix des véhicules neufs et la transition vers une mobilité dite plus propre ont un réel impact. 

+ 7000 euros, c’est en moyenne la hausse de tarifs des nouveaux modèles enregistrée depuis une dizaine d’années. Dans le même temps, l’inflation a été confirmée à 5,2 % en mai et la tendance devrait encore se dégrader dans les prochains mois selon l’Insee. Difficile donc pour les ménages de s’en sortir, et de débourser au minimum 30 000 euros pour une citadine électrique qui n’offre pas les mêmes avantages qu’un véhicule familial thermique en termes de tarifs, d’habitabilité et d’autonomie. 

Pourtant, les chiffres en sont la preuve, le véhicule électrique poursuit sa progression en mai 2022 (+ 32 %) et atteint une part de marché de 12 %. La démocratisation de l’électrique et l’offre de plus en plus variée permettent cette hausse des ventes, reste à savoir maintenant si la diminution du bonus écologique prévue dès le mois prochain aura un impact sur la part de marché des véhicules électriques. 

Le diesel continue sa chute, la location longue durée séduit en France

Renault Captur, Clio et bien d'autres sont disponibles à la location longue durée

Sans grande surprise, le diesel continue sa chute. -28 % en mai dernier, la part de marché du véhicule diesel descend à 18 %, c’est seulement 6 points de plus que l’électrique, et bien moins que la part du véhicule hybride qui atteint, elle, 29 %, et côtoie presque l’essence (36 %). À noter toutefois que le véhicule hybride rechargeable est de plus en plus délaissé (-13 %), la difficulté de trouver des points de recharge pourrait être la cause, comme nous avons pu le constater lors de notre dernière enquête.

En revanche, les formules de location longue durée séduisent les français puisqu’elles atteignent 61 % de l’ensemble des immatriculations. Ces offres ne profitent plus seulement aux professionnels et permettent de fidéliser une clientèle, à l’instar de Renault et ses différentes offres de LLD. 

Près de 50 % de pertes pour Renault et Peugeot en 2022 comparé à 2019 

Mis à part le Groupe Hyundai, qui voit ses ventes augmenter de 16,65 % en mai 2022 par rapport à mai 2019, tous les autres groupes automobiles accusent un recul, plus ou moins important selon les marques. Chez Renault et Peugeot, depuis le début de l’année 2022, la baisse des ventes de véhicules neufs dépasse les 40 % comparée à la même période en 2019. -44,18 % pour le Groupe Stellantis, quand le Groupe Renault a vendu près de 100 000 véhicules de moins (232 203 en 2019 contre 138 738 en 2022). Si la politique de création de valeur de la firme au losange peut expliquer une partie de cette diminution des ventes, les différentes crises sont évidemment les principales responsables. 

Sur le simple mois de mai 2022, Stellantis enregistre une baisse encore plus importante (-45,74 %) avec 40 034 nouvelles immatriculations mais conserve la tête des ventes devant son concurrent Renault qui accuse une chute de 33,19 % par rapport à mai 2019. 

Après une année record, le marché de l’occasion subit lui aussi la crise 

En forte croissance en 2021, le marché du véhicule d’occasion ne cesse lui aussi de reculer depuis 6 mois maintenant (-4,5 % en mai dernier). Avec 450 650 transactions effectuées en mai, on remarque des disparités selon les tranches d'âge des véhicules. Plus chers, les modèles récents enregistrent une chute plus importante que les modèles plus anciens qui n’accusent aucun recul, puisque moins chers. 

Une nouvelle fois, l’histoire va certainement se répéter, les prochains mois n’annoncent rien qui permettent d’inverser la tendance et faire repartir les ventes de véhicules neufs. Il faut donc s’attendre à de nouvelles baisses, mais jusqu’où iront ces dernières ?


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