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Vanlife: quels matériaux choisir pour isoler son fourgon ?

Que ce soit pour y vivre à l'année ou seulement pour voyager de temps en temps, comme pour une habitation classique, l'isolation reste une étape incontournable lors de l’aménagement de son van.
Vanlife: quels matériaux choisir pour isoler son fourgon ?
Par le 28/02/2022

Second volet de notre dossier consacré à l'aménagement de notre van. Après notre article sur le choix du fourgon, nous voici désormais face au choix du type d'isolation. Utile ou non, quels matériaux, que veut dire les différents termes et mesures que l'on peut trouver sur internet, nous faisons le point.

Isoler, mais pour quoi faire ?

La question de l'isolation revient souvent dans le cas de l'aménagement d'un fourgon et ce, d'autant plus qu'elle coûte relativement chère selon les choix effectués. On a souvent tendance à penser que si le fourgon n'est utilisé que lors des beaux jours, cela va vite se révéler inutile. Pourtant, c'est oublier qu'un fourgon n'est composé que de tôle. Avec le soleil, la tôle chauffe et la température va vite devenir insupportable à bord. Dès lors, on comprend vite que l'isolation d'un fourgon n'est pas si inutile que cela, même pour une utilisation estivale. Bien sur, inutile d'ajouter le rôle très important de l'isolation en hiver, surtout si vous désirez chauffer votre van sans prévoir un budget conséquent pour alimenter en énergie votre appareil.

Sur internet, on rencontre beaucoup d'idées reçues, avec pour chacun, son avis sur la question. Nous allons donc tenter d'expliquer les bases de l'isolation d'un van, les termes techniques, les différents matériaux possibles, et le choix que nous allons faire.

Coefficient thermique, épaisseur, déphasage, Delta, R: un peu de technique

Si on devait résumer, on dirait que plus un isolant est épais, meilleure sera l'isolation. Sauf que chaque matériaux a ses propres qualités isolantes. Certains vont nécessiter une épaisseur importante pour isoler un minimum, sachant que d'autres pour le même pouvoir isolant pourront être bien plus fins. Par ailleurs, si on pense souvent au froid en hiver, il ne faut pas pour autant oublier le chaud en été, d'autant plus si vous souhaitez profiter d'un frigo ou glacière à absorption qui n'apprécie pas trop la chaleur. Et ce n'est pas parce qu'un matériaux isole très bien du froid qu'il sera efficace en été, loin de là. C'est d'ailleurs souvent une idée reçue qu'un bon matériaux isolant pour l'hiver sera tout aussi performant en été. Dommage, car si vous utilisez votre van principalement en été, c'est probablement LE point essentiel à prendre en compte.

C'est là qu'interviennent 3 notions importantes:

La Conductivité thermique: également appelée lambda, exprimée en W/(m.K). Plus le chiffre est bas, plus son pouvoir isolant du froid est haut. Les très bons isolants ont une valeur entre 0,034 et 0,040 c'est à dire avec une conductivité thermique faible.

Le Déphasage thermique: il s'agit de la capacité à résister à l'entrée de la chaleur. C'est donc un élément essentiel pour l'été. Un bon isolant pour l'hiver peut avoir un très mauvais déphasage thermique et inversement. Généralement, plus un matériaux est dense et lourd, meilleure est cette valeur. En revanche, cette densité entraîne un poids important qui va alourdir le van. Pour expliquer cette notion, on peut par exemple parler des vieilles maisons peu isolées en pierre , très difficiles à chauffer en hiver mais que l'on apprécie énormément en été. La pierre, qui a une très haute densité, n'isole pas, mais sa capacité à résister à l'entrée de l'air assure un air ambiant frais en été tandis qu'en hiver, la consommation de chauffage s'envole.

Le pouvoir isolant ou résistance thermique: mesurée en m2.K/W même si souvent, on parle seulement du R. Il s'agit du ratio entre l'épaisseur et la conductivité thermique.

Pour évaluer l'isolation il suffit donc de calculer le R. Pour avoir un R important, donc une bonne isolation, la solution parait finalement donc assez simple: on augmente l'épaisseur ou on fait le choix d'un matériaux avec une conductivité thermique plus faible, c'est à dire avec une meilleure valeur. Ce sont les deux paramètres sur lesquels on peut jouer.

A titre d'exemple, pour l'isolation d'une maison, la norme RT2012 impose un R de 8 pour la toiture et de 4 pour les murs et sols. Le problème dans le cas de l'aménagement d'un fourgon, c'est que la place manque. Si on peut perdre 20 ou 30cm sur chaque mur dans une maison, ce n'est pas le cas dans un fourgon. Il va donc falloir accepter certains compromis ou investir dans un isolant avec une valeur de conductivité thermique la plus basse possible, permettant ainsi de réduire l'épaisseur.

Outre ces éléments, dans un fourgon, un nombre de paramètres supplémentaires sont à prendre en compte, bien plus que dans une maison:

  • le poids: plus le fourgon est lourd, plus il consommera. D'autre part, les fourgons sont limités par un PTAC (Poids Total Avec Chargement) entre 2,8 et 3,5 tonnes généralement (dans le cas de notre Master, nous sommes sur un PTAC de 3,3 tonnes). Et sur la balance, le poids monte vite: passagers, isolation, aménagements, équipements, bagages, poids à vide du véhicule, etc.
  • capacité de déphasage thermique, c'est à dire la capacité à résister à l'entrée de la chaleur. Il s'agit donc d'un aspect très important en été.
  • le risque de tassement: en roulant, un fourgon émet des vibrations pendant de nombreux kilomètres. Un isolant qui aura tendance à se tasser va perdre toutes ses capacités isolantes et provoquer des ponts thermiques.
  • le classement au feu
  • l'absorption acoustique: pour ceux qui comptent aller en pleine nature, ce critère n'en est pas un. Mais pour ceux qui vont aller en camping, avoir une bonne isolation phonique est importante pour éviter d'entendre les voisins mais aussi que ces derniers ne vous entendent.
  • absorption d'humidité: dans un fourgon, on vit dans un espace confiné qui peut vite devenir humide (raison pour laquelle des aérations sont nécessaires). Certains isolants peuvent absorber l'humidité ce qui peut (pour certains comme la laine de verre) leur faire perdre leurs capacités et provoquer la formation de moisissures. Des solutions existent cependant pour éviter cela comme un pare-vapeur par exemple, et une bonne ventilation.
  • isolation naturelle ou chimique: au choix selon vos convictions écologiques.

Frein vapeur ou pare-vapeur: quelles différences ?

Certains matériaux n'aiment pas l'humidité, tandis que d'autres y sont totalement insensibles. Entre les deux, on en a d'autres qui ont la faculté à absorber une certaine partie de l'humidité sans perdre leurs capacités isolantes.

C'est la raison pour laquelle, il existe plusieurs solutions pour gérer le problème de l'humidité: le pare vapeur et le frein vapeur. Souvent confondus, ces deux solutions sont pourtant très différentes. Leur nom reflète d'ailleurs bien leur fonction et leurs différences.

Le frein vapeur régule l'humidité

Comme son nom l'indique le frein vapeur ne sera pas étanche à l'air et donc à l'humidité. il va donc permettre de faire respirer l'isolant tout en limitant l'humidité. Une sorte de filtre donc.

Le pare vapeur bloque le passage de l'air

Contrairement au frein vapeur, le pare vapeur va se montrer totalement étanche à l'air bloquant ainsi tout risque de formation d'humidité.

Dans quel cas choisir le frein vapeur ou le pare vapeur ?

Cela va dépendre de l'isolant. Certains ont la faculté d'absorber l'humidité sans perdre leur capacités, tandis que d'autres ne doivent absolument pas être humides sans quoi ils vont se tasser et ainsi perdre leurs capacités. C'est notamment le cas de la laine de verre ou de la ouate de cellulose par exemple.

L'isolation en 3 couches

Dans un fourgon, le principe de l'isolation se fait en "3 couches" ou plutôt en 2+1 couches.

La première, est imputrescible c'est à dire qu'elle doit résister à l'humidité et ne pas pourrir sous l'effet de l'humidité, sous peine de provoquer la corrosion de la carrosserie. En effet, entre la partie chaude et la partie froide, de la condensation va se former, donc sur la carrosserie. Si cette couche laisse passer de l'air, cette humidité va se former sur la tôle, entraînant la corrosion de celle-ci. Cette première couche est souvent assez fine voire très fine de 1 à 2 mm généralement et n'assure pas vraiment une réelle isolation.

La seconde consiste en l'isolation en elle-même, avec une épaisseur plus importante, selon le choix des matériaux et selon les possibilités (renfoncements, etc...). C'est elle qui va assurer le confort thermique dans le van, mais aussi, selon les choix effectués, le confort phonique.

Enfin, la troisième, qui n'en n'est en réalité par une puisqu'il s'agit de l'habillage, permet de protéger l'isolation et d'assurer l'aspect esthétique. Elle est souvent réalisée en lambris PVC ou bois ou avec placage en bois, du type contreplaqué.

Les matériaux chimiques les plus courants pour l'isolation d'un van ou camping-car

Laine de verre ou laine de roche

Généralement utilisée pour l'habitation, la laine de verre ou de roche a l'avantage d'être économique (à partir de 2,5 € / m2 pour les moins isolantes). Sa valeur lambda peut être très bonne selon les versions (entre 0,02 pour les meilleures et 0,04 généralement), mais son épaisseur minimale est de 45 mm. La laine de verre est très sensible à l'humidité qui lui fait perdre toutes ses facultés et se tasse très facilement à moyen et long terme même dans une habitation. Son déphasage thermique est par ailleurs mauvais. Il est donc préférable de l'écarter dans le cas d'un fourgon et de choisir un autre isolant.

Isolant mince ou multicouche

On le voit souvent pour protéger son pare-brise. Il consiste à la superposition de plusieurs couches de mousse de polyéthylène, séparées par des alvéoles d'air de chaque côté. On trouve de multiples versions, à tous les prix, de très peu cher (à partir de 3,50 €/m2) avec un pouvoir isolant très faible, à très isolant (lambda de 0,029) en 1 cm d'épaisseur à près de 25 € / m2. A écarter également eu égard au tarif pour une version efficace sauf pour de petites zones, ou pour le pare-brise bien sur.

Polystyrène

Insensible à l'humidité et à la compression, sa valeur lambda est intéressante ce qui fait que pour 30 mm d'épaisseur, on atteint un R = 0,9. A partir de 5 € le m2, sa forme en panneaux rigides rend son installation peu aisée, avec un fort risque de ponts thermiques. Sa légèreté, donc sa très faible densité, implique une très faible capacité à résister à l'entrée de la chaleur à l'intérieur du fourgon en été.

Armaflex

L'Armaflex est un produit tout en un qui combine les deux premières couches et qui n'est pas conçu initialement pour l'isolation d'un VAN mais pour l'industrie et notamment pour isoler les tuyauteries. Il dispose d'un pare-vapeur intégré, et peut être auto-adhésif ce qui facilite la pose. Sa valeur lambda est parmi les meilleures (0,034) ce qui permet de faire une isolation très fine et même en plusieurs couches. Pour autant, sa faible épaisseur ne permet pas de faire une isolation poussée à moins de multiplier les couches. Son atténuation phonique est également intéressante. Enfin, il est insensible à l'humidité donc imputrescible.

Rouleau Armaflex pour isoler son fourgon

Malheureusement, son prix est important (autour de 15 € / m2 pour une épaisseur de 19mm). Des versions plus minces (en 6 et 10 mm) lui permettent d'être posé sur les sur-épaisseurs sans gaspiller de la place et sans risque de ponts thermiques si l'isolation est bien réalisée.

Attention, plusieurs versions existent. Préférez la version Armaflex AF plus performante. En revanche, aucune indication sur le déphasage thermique n'est communiquée par le fabricant (malgré notre demande) mais sa masse de 45 à 55 kg/m3 laisse présager de bonnes performances. Il est labellisé EPD (sans particule nocive) ce qui permet de s'assurer d'un air sain à l'intérieur du fourgon. Existe également en vrac pour garnir les renforts du fourgon.

Les matériaux recyclés

Ouate de cellulose à souffler ou projeter

Bien qu'elle soit réalisée à partir de journaux recyclés, la ouate de cellulose aurait potentiellement des émissions toxiques causées par les traitements et l'encre. Par ailleurs sa forme de flocon rend difficile l'application dans un fourgon, hormis dans les montants creux même s'il existe également en panneaux de 40 mm. Sa valeur lambda est de 0,039 donc pas la meilleure. Mais surtout, le sel de bore qui compose la ouate est très corrosive pour le métal, rendant donc son utilisation impossible pour un fourgon, et il est très sensible à l'humidité. A écarter également pour un van.

Coton recyclé ou METISSE

Issue du recyclage de vêtements ou de chutes issues de l'industrie, le coton affiche un bon lambda -sans être le meilleur- de 0,037 à 0,042. Proposé en panneaux ou en vrac il est relativement peu cher (plus de 6  €/m2), mais les panneaux sont assez épais avec 50 mm au minimum. Relativement léger (20 à 25 kg/m3), son déphasage thermique est moitié moindre que d'autres isolants naturels mais son isolation phonique est plutôt très correcte. La version en vrac permet de combler tous les petits espaces du van pour éviter les ponts thermiques. Il est ignifugé au phosphate d'ammonium par trempage et traité antifongique avec du phosphate d’ammonium à l’état liquide. L'utilisation d'un frein vapeur est cependant recommandée pour protéger les parois du fourgon, même s'il peut supporter une certaine dose d'humidité.

Du coton pour isoler son van

Fibres de polyester

Issu de bouteilles recyclées cet isolant est très léger, imputrescible / insensible à l'humidité et affiche un lambda de 0,035 ou 0,034 selon les marques. Son pouvoir isolant est donc plutôt très bon. Vendu sous forme de plaques de 45 mm, il affiche donc un R de 1,25 à 1,32. Cerise sur le gâteau, il est fabriqué en France. Mais sa légèreté (25 kg/m3) laisse présager un mauvais déphasage thermique. Les prix débutent à 6,60 € / m2. A réserver pour une utilisation du van dans les pays du nord ou pour des périodes froides et à écarter pour la visite des pays du sud en été.

Les matériaux naturels les plus courants pour l'isolation d'un fourgon ou camion

Liège naturel en rouleau (couche 1)

Le liège naturel en rouleau est un bon isolant  dans les faits (lambda de 0,038) qui se pose à la colle néoprène (peu naturelle), mais sa faible épaisseur (2 ou 5 mm) lui donne un R très faible, et une mauvaise protection en été  tandis que son prix est relativement faible: 4,80 € / m2. Il doit donc être associé à un isolant plus épais en seconde couche. Sa mise en œuvre pour couvrir toute la carrosserie est relativement compliquée pour éviter tout "trou dans la raquette". Fabriqué en France, il reste malgré tout une très bonne solution très peu chère en première couche même si l'utilisation de la colle rend son côté naturel un peu caduque. Ainsi, même si ses caractéristiques sont bonnes, on ne peut l'utiliser comme isolant, mais seulement comme 1ère couche imputrescible. En seconde couche, il faudra prévoir une isolant plus épais.

Liège projeté (couche 1 )

Souvent recommandé sur internet, cet isolant consiste à projeter un couche très mince (en deux voire trois passes) sur toutes les parois du véhicule. Sa valeur lambda n'est pas la meilleure (0,058) et du fait de son épaisseur, il fait office de première couche uniquement comme le liège en rouleau. Son coût est important (autour de 14 €/m2 par couche) d'autant plus qu'il faut obligatoirement le coupler avec une seconde couche isolante. Mais il présente l'avantage d'éviter les ponts thermiques, d'être relativement facile à mettre en œuvre, et d'être insensible à l'humidité. Mais même si ses caractéristiques sont intéressantes, sa faible épaisseur l'empêche d'être utilisé pour isoler réellement pour l'été comme pour l'hiver, et de se doter d'une protection phonique. A noter tout de même, qu'il est insensible au feu.

Liège expansé (couche 1 et 2 selon épaisseur)

Cet isolant avec son poids de 120 kg/m3 dispose d'un excellent déphasage thermique. Son lambda est relativement haut (0,040 w/m*K) ce qui n'en fait pas le meilleur isolant. Son prix varie entre 7 (en 1cm) et près de 20 € / m2 (en 4cm). Très cher et trop peu isolant pour un fourgon sauf pour une utilisation en été où il excelle du fait de sa très forte densité.

Laine de mouton (couche 1 et 2)

Produit naturel par excellence, la laine de mouton est proposée en vrac ou en rouleau. Traitée contre les mites, elle est imputrescible et affiche un lambda excellent (0,035) tout en régulant l'humidité. Elle est cependant vendue généralement en épaisseur minimum de 5cm ce qui est un peu trop à notre sens pour assurer une bonne isolation dans un van. Elle est également chère, 10,5 € / m2. Par contre, ce peut être un bon choix pour venir garnir les renforcements du van. A noter qu'un frein vapeur est nécessaire pour bloquer le passage de l'humidité.

Laine de bois (couche 2)

Vendue généralement sous la forme de panneaux, la laine de bois est relativement lourde ( 55 kg/m3) ce qui lui procure un excellent déphasage thermique, tout en ayant un excellent lambda de 0,036, l'un des plus performants des isolants naturels, et un coefficient d'absorption acoustique excellent de 0,95.

Panneau de laine de bois
Un panneau de laine de bois en 4 cm d'épaisseur

Disponible en épaisseur de 40mm au minimum, il propose ainsi un R de 1,11 et peut être facilement installé sur les parois et toit du fourgon en le bloquant ou en le compressant un peu.

Chanvre, lin,...

De nombreux autres isolants sont produits à partir de chanvre ou de lin, notamment le BioFIB. Le lambda se situe autour de 0,039 donc correct mais pas parmi les meilleurs, tandis que la densité de 30 km/m3 n'en fait pas non plus le meilleur pour l'été, sans être le pire non plus. Les tarifs en panneaux de 45 mm sont autour de 6,50 €.

Synthèse des principaux isolants naturels ou non pour un fourgon aménagé

  Lambda moyen * R Déphasage Humidité Prix mini / m2 Masse Phonique
Chimiques  
Laine de verre (45 mm) 0,038 1,35 Mauvais Mauvais 3 € 15 kg/m3 Moyen
Laine de roche (45 mm) 0,035 1,25 Moyen Mauvais 5 € 25 kg/m3 Assez bon
Polystyrène (40 mm) 0.033 1,2 Très mauvais Insensible 6,5 € Très léger Médiocre
Armaflex (19 mm) 0,034 0,64 Très bon * Excellent 15 € 50 kg/m3 Très bon
Recyclés  
Ouate de cellulose (45 mm) 0,039 1.15 Bon Mauvais 12,5 € 35 kg/m3 Très bon
Coton (45 mm) 0,040 1,1 Moyen Médiocre 6 € 20 kg/m3 Très bon
Fibres de polyester (45 mm) 0,035 1,25 Moyen Excellent 6-7 € 23 kg/m3 ?
Naturels  
Liège projeté (2 couches, 1 ou 2 mm) 0,058 0,03 Mauvais
**
Excellent 28 € ? Moyen ***
Liège mince 2 mm 0,038 0,05 Mauvais
**
Excellent 5 € 150 kg/m3

Moyen
***

Liège expansé 10 mm 0,040 0,25 Moyen
**
Excellent 7 € 120 kg/m3 Moyen
***
Laine de mouton (50 mm) 0,035 1,42 Moyen Moyen 10,5 € 18 kg/m3 ?
Laine de bois (40 mm) 0,036 1,11 Très bon Très bon 5 € 55 kg/m3 Excellent
Chanvre, lin, (45 mm) 0,039 1,15 Bon Moyen 6,50 € 30 kg/m3 Bon

Certaines valeurs dépendent de la marque et de l'épaisseur de l'isolant. Nous avons donc pris une valeur moyenne de 1 ou 2 mm dans le cas du liège, une épaisseur moyenne de 40 ou 50 mm pour les autres, sinon, l'épaisseur est indiquée) dans le cas d'un fourgon. Pour la comparaison, nous sommes partis sur des panneaux de "laine" (souples) ou en rouleaux.

* Selon nos estimations
** Même si les caractéristiques du produit sont bonnes, cette évaluation prend en compte le résultat du fait de l'épaisseur du produit et non les qualités du produit
*** Sauf pour les bruits d'impacts

Quel isolant thermique pour un fourgon ?

On vient de le voir, de nombreuses solutions sont possibles pour l'isolation d'un fourgon, mais certains critères vont guider votre choix. De notre côté, nous avons voulu rester dans un budget raisonnable, et privilégier la facilité de pose, le pouvoir isolant, le déphasage thermique et l'optimisation de l'espace à bord.

En revanche, nous avons volontairement écarté certains critères comme la résistance au feu (qui est assez semblable pour tous les matériaux au final), et le fait qu'ils soient naturels ou non. Nous recherchons donc de la performance, pour le meilleur prix.

Partant de ce postulat, pour la couche imputrescible, nous avons volontairement écarté le liège projeté, clairement trop onéreux, et le liège mince à cause des risques de ponts thermiques. Quant à l'isolant en lui même, la laine de verre et laine de roche l'ont été également d'office du fait de leur propriétés comme le pouvoir de tassement et le mauvais déphasage thermique.

Nous précisons que nous avons choisi nous-même les matériaux et contacté les fabricants ou distributeurs qui ont acceptés de nous faire parvenir gracieusement ou avec une forte remise les produits. Dans le cas du dossier actuel, c'est notamment le cas du distributeur materiaux-naturels.fr et de mon-fourgon.shop. Le premier est spécialisé comme son nom l'indique sur l'isolation (habitat, van, ...) à base de matières naturelles ou recyclées et le second -distributeur officiel de l'Armaflex vers qui nous a redirigé le fabriquant Armacell- se concentre sur le marché du Van.

L'Armaflex en couche imputrescible (couche 1)

Nous avons ainsi fait le choix de l'Armaflex en mixant du 19mm et du 10mm selon les zones. L'armaflex va bloquer l'humidité à l'intérieur du fourgon (prévoir des aérations est plutôt une bonne idée) plutôt que contre la carrosserie. La relative facilité de la pose avec la partie adhésive qui va venir se plaquer contre les parois du fourgon et la souplesse de la matière nous permettra de recouvrir intégralement la tôle. L'Armaflex va également nous assurer une partie de l'isolation au froid grâce à son excellent lambda et de protection contre la chaleur.

Les panneaux de laine de bois pour la partie isolante (couche 2)

Nous avons bien comparé tous les isolants et clairement, la laine de bois nous est apparue comme la plus adaptée, et de loin. En effet, outre son coût relativement faible, son lambda est également faible ce qui permet d'obtenir un R de 1,75 en le couplant avec l'Armaflex de près de 2 cm d'épaisseur: parfait lors de faibles températures extérieures. Et l'isolation phonique se montre également très bonne. Pas mal pour un fourgon.

Il présente également l'un des meilleurs déphasage thermique, idéal pour l'été. Ce critère souvent oublié est pourtant essentiel. La laine de bois combine ainsi ces deux avantages c'est pourquoi elle a retenu notre attention. Revers de la médaille, notre VAN va prendre un peu de poids sur la balance. On n'a rien sans rien...

Enfin, pour s'assurer de la meilleur isolation possible et ne laisser aucune zone sans isolation, tous les renforts seront comblés avec du coton recyclé en vrac raison pour laquelle nous serons amené à mettre en place un frein vapeur ou à recouvrir avec de l'armaflex.

Dans le cas de notre utilisation future et de notre objectif, le trio gagnant pour cette première étape de l'aménagement d'un fourgon est ainsi Armaflex - laine de bois - coton.

Comment isoler le plafond ou le sol d'un fourgon ?

Fourgon Renault Master L2H2 intérieur

Lors d'un prochain article à paraître, nous vous présenterons la première étape de notre aménagement à savoir comment isoler son fourgon (dans notre cas, un Renault Master 3 de 2012) en pratique, du sol au plafond. Puis la partie de l'installation électrique (panneau solaire, batterie). Patience donc...


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