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Kangoo Hybride Elect-road

Kangoo Hybride Elect-road
Le bien connu petit utilitaire Kangoo se transforme pour passer en mode dit hybride, avec une motorisation thermique faisant usage de prolongateur d'autonomie et une motorisation électrique.
Par le 20/11/2002 Dernière mise à jour le 08/05/2019

Après le Kangoo tout électrique, voici le Kangoo hybride. Commercialisé entre 2002 et 2005, ce Kangoo quelque peu spécial, et très méconnu est une véritable innovation. Si de nos jours, ce type de solution se retrouve chez la concurrence allemande ou japonaise, Renault était à l'époque un peu en avance.  Pourtant, seulement quelques rares exemplaires seront immatriculés en France.

Un véhicule hybride grâce à un prolongateur d'autonomie

Baptisé Elect-road, ce nouveau véhicule ressemble en tout point à un Kangoo normal, à la différence près qu'il s'agit surtout d'un véhicule électrique classique, dôté d'un tout petit moteur électrique de 22 kW (contre 65 kW pour la Zoé) auquel Renault a greffé un prolongateur d'autonomie.

Ce prolongateur d'autonomie n'est autre qu'un petit moteur essence bi-cylindre de 500 cm3 qui tourne à un régime constant et optimal afin d'optimiser sa consommation. Grâce à son petit réservoir de 9,5 litres, il permet de recharger la batterie et offre ainsi 90 km d'autonomie supplémentaire, soit 190 km au total. Pas si mal. Mais la consommation du bi-cylindre culmine tout de même à 10 l / 100 km... Pas terrible certes, mais au final, la consommation totale s'établit à 5 l / 100 km.

Forcément, avec deux moteurs, et sa batterie de 450 kg logée sous le plancher au niveau de l'essieu arrière, ce Kangoo accuse son poids sur la balance, avec plus de 1 800 kg.

Contrairement au Kangoo ZE actuel, les batteries ne sont pas de type Lithium-ion, mais Nickel Cadmium (Ni-Cd) au niveau des électrodes, une solution bien moins onéreuse. Pour les recharger, une prise située sur l'aile avant permet de se brancher sur une prise classique. La recharge totale s'effectue en 5 heures sur une prise classique en 16A.

Kangoo Elect road

Une bonne idée sur le papier, mais quelques défauts notables

Certes le prolongateur d'autonomie permet d'éviter la panne sèche. Cependant, le moteur essence ne peut recharger suffisemment la batterie qu'en roulant à une vitesse des plus modérées (environ 70 km/h). Par ailleurs, le prolongateur ne peut pas recharger la batterie à l'arrêt, ni même, et c'est plus étonnant, en dessous de 50 km/h. Tomber en panne sèche alors que le réservoir d'essence est plein n'est donc pas impossible, loin de là.

On peut aussi noter, l'efficience du moteur essence qui est vraiment mauvaise comparé à un vrai moteur essence, eu égard à sa cylindrée, avec sa consommation de 10 l / 100 km.

Le prix était ensuite un vrai frein... Vendu plus de 18 000 € en 2002, Renault proposait déjà une solution de location des batteries (158,24 € / mois) ou en achat intégral (+ 8 440 €). Comparé à un Kangoo Diesel, cette version Elect-Road restait un laboratoire, que certains client ont pourtant acheté...

Kangoo Elect-Road vs BMW i3 ou Chevrolet Volt

Reste que Renault a été novateur dans ce domaine au début des années 2000.  General Motors commercialisera d'ailleurs en 2010 sa Chevrolet Volt reprenant le même concept, après avoir étudié ce Kangoo quelque peu particulier. Même chose chez BMW avec sa i3 en 2013. Cette dernière dispose alors de l'option Range Extender, consistant en un moteur bicylindre essence d’une cylindrée de 650 cm3 et qui délivre 25 kW (34 ch.) uniquement pour recharger les batteries. Cela ne vous rappelle rien  ?

 

 

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