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Les véhicules autonomes : les différents niveaux expliqués

Aujourd’hui, la plupart de nos voitures sont partiellement autonomes, grâce aux limiteurs de vitesse ou système de maintien dans la voie. On sait cependant qu’il existe des niveaux d’autonomie plus élevés, mais pourrons-nous les voir un jour ?
Les véhicules autonomes : les différents niveaux expliqués
Par le 17/05/2024

De nos jours, le nombre de voitures partiellement autonomes en circulation est en augmentation croissante. Même si en France, cette technologie était très en vogue il y a encore quelques années, elle tardent cependant à évoluer vers une autonomie complète. Mais dans des pays comme la Chine, cette technologie devient de plus en plus essentielle, c’est pourquoi, certains constructeurs, locaux ou étranger, se démènent pour battre la concurrence.

En France, la demande n’augmente pas. Ceci est dû à plusieurs facteurs comme les attentes, la réglementation très conservatrice ou encore le coût des technologies qui rendent la création de ces véhicules autonome encore futuriste, du moins pour des véhicules individuels.

L’autonomie d’un véhicule se divise en 6 niveaux, le niveau L0 (L pour Level) étant l’absence totale d’autonomie, et le niveau L5 étant l’autonomie totale, en toute circonstance et sur tout type de route. 

Niveau 0: Aucune autonomie
Niveau 1: Le véhicule assiste le conducteur dans sa conduite (maintien dans la voie, régulateur)
Niveau 2:  Le véhicule dispose d'une autonomie partielle. Il est capable d'accélérer, freiner, et de se maintenir dans sa voie de circulation
Niveau 3: Le véhicule gère désormais totalement la direction sur certaines routes, avec changement de voie, mais le conducteur doit garder le contrôle
Niveau 4: Le véhicule est désormais capable de tout gérer seul mais le véhicule conserve des commandes pour que le conducteur puisse reprendre la main en cas de besoin.
Niveau 5: Véhicule totalement autonome, sans commandes manuelles.

Nos véhicules individuels sont encore loin de l’autonomie

Comme dit précédemment, les véhicules autonomes ne sont pour l’instant pas la priorité des constructeurs français. Bien qu'il y a quelques années, on nous promettait de telles voitures en 2022 ou 2023, dans les faits, les conditions de circulation, notamment en ville sont bien trop complexes, ce qui a fait retomber l'engouement pour une telle technologie.

Renault, par exemple, ne produit pas de véhicules avec un niveau supérieur à L2+. La marque au losange précise pourtant que le niveau L3, qui permet au conducteur de quitter la route des yeux et de n’intervenir qu’en cas de problème, est tout à fait envisageable techniquement. Mais si Renault ne fait pas du niveau L3 une priorité, c’est en partie à cause de la demande et de la législation française, en plus du coût important de l’apport de cette technologie, et notamment au niveau de la direction qui doit être capable de faire une manœuvre d'évitement.

En France, un décret a permis la circulation de véhicules dotés du niveau L3, sur nos routes, à partir du 1ᵉʳ septembre 2022. Cependant, ce décret contient certaines conditions. L’activation de la conduite autonome de niveau 3 ne pourra se faire que sur autoroute, en cas de fort trafic, et la vitesse ne devra pas excéder les 60 km/h. Ces conditions limitent donc les opportunités de laisser la voiture autonome. 

Le niveau L3 reste donc, pour l’instant, un gadget limité à de très rares véhicules haut de gamme. En France, très peu de constructeurs ont obtenu l’autorisation de commercialiser des véhicules avec le niveau L3: on peut citer les Mercedes Classe S ou EQS, comme exemple.

Le niveau L3 déjà disponible

Vous avez certainement déjà vu des véhicules tests circuler en France. Certains d’entre eux sont des prototypes pour l’avancement du niveau L3 sur les véhicules de série.

La société française Valéo, travaille activement pour la démocratisation de ce système sur nos véhicules de série, à moindre coût. C’est d’ailleurs un système Valéo qui permet aux Mercedes Classe S ou EQS de pouvoir circuler avec le niveau L3.

Cependant, la majorité de ces véhicules ne resteront pour l’instant qu’au stade de prototype.

Les transports publics autonomes 

Là où la France a le plus de chance de voir des véhicules autonomes, c’est dans le secteur du transport public.

La France a par exemple déjà implémenté des métros autonomes, dans Paris, comme "récemment" sur la ligne 14. Il faut dire aussi que la circulation est bien plus simple avec un métro ou un train qui suit un rail, que pour une voiture.

Renault travaille aussi activement dans le secteur du transport public autonome, où la marque française y voit un réel avenir.

La marque a par exemple développé un minibus, en collaboration avec la société chinoise WeRide, pour transporter les spectateurs du tournoi de tennis Roland-Garros, dans les prochaines semaines. 

L'intérieur du minibus développé par Renault et WeRide

La marque au losange croit fort en son projet et espère pouvoir développer ce système dans les villes qui ont reçu le titre de zone à faible émission (ZFE), comme Lyon ou Paris. A condition cependant que les routes soient parfaitement balisées.

Les questions les plus posées

Quels sont les différents niveaux d'autonomie d'un véhicule ?

L’autonomie d’un véhicule se divise en 6 niveaux, le niveau L0 (L pour Level) étant l’absence totale d’autonomie, et le niveau L5 étant l’autonomie totale, en toute circonstance et sur tout type de route.


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