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Renault aurait échappé à une prime de contrôle par BYD

Le journal Les Echos a dévoilé hier une information selon laquelle BYD aurait tenté par deux fois de se rapprocher de Renault, avec l’objectif d’une prise de contrôle du constructeur à plus ou moins long terme.
Par le 08/07/2026

Initialement constructeur de batteries basé à Shenzhen, BYD ne s’est lancé dans l’automobile qu’en 2003 lorsque l’entreprise a racheté un constructeur local en mauvaise posture. En seulement quelques années, BYD est devenu l’un des plus importants constructeurs chinois, en obtenant notamment la place de premier constructeur mondial de voitures électriques en 2023.

Après une croissance éclair sur son marché local, la marque chinoise vise l’Europe, et ne s’en cache pas. Bien que la marque soit encore relativement discrète pour le moment en France, sa croissance se poursuit sur notre vieux continent. Pour preuve, le constructeur pourrait utiliser les usines en sous capacité du groupe Stellantis.

La marque ne veut cependant pas en rester là. Sa dirigeante, Stella Li a indiqué qu’elle s’intéressait à des marques européennes historiques. Ces derniers jours, une rumeur concernant le rachat potentiel de la marque de luxe Maserati, propriété de Stellantis, a fait surface. Mais c’est surtout, l’information dévoilée par Les Echos qui a fait l’effet d’une bombe dans le monde économique.

Deux tentatives de rapprochement entre BYD et Renault entre 2024 et 2025

En effet, BYD aurait contacté plusieurs fois ces dernières années la direction de Renault, notamment Luca de Meo et son président du conseil d’administration Jean-Dominique Senard, afin d’établir un partenariat technologique. Jusque là, rien de surprenant, d’autant plus que Renault s’est déjà allié à Geely, notamment en créant une co-entreprise pour la division des moteurs thermiques et hybrides (Horse Powertrain) à laquelle Renault a cédé toute son activité de motoriste.

En échange de ce partenariat technologique, BYD aurait demandé à monter au capital de Renault. Selon une source citée par le journal, ce partenariat cachait en réalité un autre objectif, celui de prendre le contrôle de Renault.

La première tentative aurait eu lieu en 2024, avant d’être déclinée par l’ancienne direction menée par Luca de Meo, qui a depuis quitté l’entreprise en juillet 2025 pour rejoindre le groupe de luxe Kering qui deviendra en 2027, via la marque Gucci, sponsor de l'équipe Alpine F1. La seconde tentative daterait d’il y a seulement quelques semaines. À l’époque, lors du sommet Choose France, Stella Li, responsable des opérations européennes de BYD, aurait demandé à Emmanuel Macron de rencontrer de nouveau les dirigeants de Renault.

Jean-Dominique Senard, bien qu’en partance, l’aurait reçue au siège de Renault, mais aurait repoussé la tentative du constructeur chinois, refusant tout échange de capital pour ses activités en Europe.

Renault déjà lié à l’international à un autre constructeur chinois

Rappelons tout de même que, outre Horse Powertrain, Renault est déjà lié à un autre constructeur chinois, Geely, notamment en Corée du Sud où le constructeur français a revendu 30% de sa marque Renault Korea Motors (ex Renault Samsung Motors) au concurrent chinois. Avec succès d’ailleurs puisque cette alliance a permis d’importer des modèles chinois (notamment le Grand Koleos), avec des ventes qui sont immédiatement reparties à la hausse. Même chose au Brésil, où Renault lui a cédé 26,4% de son capital.

Autre lien de rapprochement avec la Chine, le centre de R&D nommé ACDC situé à Hangzhou, qui notamment développé la nouvelle Twingo.

De son côté, le groupe Stellantis est allé bien plus loin:  partenariat et échange de capital avec DongFeng qui va notamment lui permettre de faire revenir Peugeot en Chine, vente de modèles Leapmotor dans son réseau français, partage d'usine, etc.

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