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FUEGO (1980-1992)

En mars 1980, Renault lance la Fuego, un coupé semi-sportif au confort de berline, qui vient remplacer les coupés Renault 15 et Renault 17. Son nom évocateur comme sa ligne totalement nouvelle marquent alors les esprits.
FUEGO (1980-1992)
Par le 16/09/2010

Présentée au Salon de Genève en mars 1980, la Fuego reprend la base de la Renault 18, mais sa ligne, soulignée par une bande noire striée prenant naissance au niveau des phares avant pour se terminer avec la bulle arrière d’un immense hayon, est totalement nouvelle.

La Fuego est donc très proche techniquement parlant de la R18 (moteur longitudinal  à l'avant, essieu arrière rigide,...) mais utilise le train avant de la R20.

Longue de 4,36 m et large de 1,70 m, la Fuego est un coupé 4 places signé par le designer Robert Opron à qui l'on doit également bon nombre de production chez les constructeurs français telle que les Citroën DS, Citroën SM, Citroën CX, Alpine A310, Renault 25, Renault 9 ou encore Renault 11.

La forme de la bulle arrière n'est d'ailleurs pas sans faire penser à la R11. Pour autant, la Fuego est bien une voiture à part, originale jusqu’à son nom, qui crée une rupture avec la désignation chiffrée adoptée depuis 1961. Fuego, le feu en espagnol, évoque la sportivité.

Telle une Alpine, tout proportion gardée, un des traits de caractère de la Fuego est son aérodynamisme, avec un coefficient de pénétration dans l’air de 0,34 qui constitue le meilleur résultat de la gamme Renault.

Cette qualité aérodynamique contribue au silence de l’habitacle. Celui-ci est par ailleurs lumineux et confortable pour un coupé sportif, notamment grâce aux deux sièges avant « pétale » avec repose-tête intégré qui assurent une bonne tenue du corps.

Bien que promulguant un certain esprit sportif, ses motorisations l'empècheront de véritablement jouer dans cette cours lors de ses débuts. La Fuego allie plutôt confort, habitabilité et une sportivité limitée malgré une offre étendue de motorisations : du 1,4 litre des versions TL et GTL au 2 litres des GTX, jusqu’à un moteur 2,2 litres en 1987, sans oublier la version turbo de 1 565 cm3 développant 132ch. que Renault propose dès 1983 à l'occasion de son restyling.

A cette occasion, la Fuego devient la première voiture mondiale à disposer d'une télécommande sans clé, avec centralisation des ouvrants, une invention du français Paul Lipschutz, d'où son nom de "PLIP".

Grâce à son moteur turbo, c'est seulement à partir du millésime 84 que la Fuego peut revendiquer son caractère sportif. Renault le fait d'ailleurs largement savoir grâce aux stickers "TURBO" disposés au bas des flancs, son intérieur velour ainsi que ses jantes en aluminium "nid d'abeille".

Malheureusement, la faiblesse de ses motorisations en début de carrière, et un prix de vente jugé plutôt excessif pour l’époque aura découragé les amateurs de sportives qui se tournent désormais vers les GTI et autres GT que Renault et son concurrent Peugeot proposent.

Assemblée en France à Maubeuge (usine MCA), la Fuego ne fera pas de vieux os en France. sa production s'arrête en 1985, sans qu'une remplaçante ne soit proposée.

La Fuego connaît cependant une seconde vie en Argentine, où elle est fabriquée entre 1989 à 1991, sous le nom de Fuego GTA (A comme Argentine). Durant sa (longue) carrière de 1980 à 1992, la Fuego a été produite à 265 257 exemplaires .

 

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