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Alpine A310 (71-85)

Alpine A310 (71-85)
Pour succéder à la Berlinette A110, Alpine développe une voiture tout à fait différente, moderne, dotée d'un Cx exceptionnel et d'une ligne assez particulière, l'A310, avec comme objectif de concurrencer Porsche.
Par le 23/06/2002

Dès la fin de années 60, Jean Rédélé cherche à élargir sa gamme. L'A110 est une excellente sportive, mais elle reste trop cantonnée à une élite. C'est alors qu'il met en travaux le projet d'un coupé 2+2 qui sera baptisé A310.

Pour tous, Alpine, c'est le sport bien sur, mais aussi, le luxe à la française du fait d'un positionnement tarifaire plutôt élevé. Cherchant à prospérer sur cette image, l'A310 se positionne donc comme une GT, avec comme ambition de venir concurrencer la marque allemande Porsche.

Présenté en mars 1971, ce modèle sportif avant tout, possède une présentation bien plus cossue que l'A110 mais aussi plus logeable que la petite berlinette. Tous les ingrédients semblent bien là pour concurrencer la marque allemande, et faire d'Alpine une marque plus accessible qu'elle ne pouvait l'être avec l'éxigeante A110.

L'avant de la voiture est très imposant avec ses 6 petits phares carrés prenant toute la largeur de la voiture et qui inspirent une véritable force.

A l'arrière, la toute première version, devenue rare, dispose d'une lunette arrière à lamelles, mais cet aménagement fut interdit par les Mines. En lieu et place, une vitre arrière classique prit alors sa place dès l'automne de la même année.

Alpine A310 vue de l'arrière

Techniquement, la conception de la nouvelle A310 reprend celle de l'A110, c'est à dire un moteur placé en porte à faux à l'extrême arrière de la voiture. L'A310 bénéficie de roues avants indépendantes par triangles superposés, de ressorts hélicoïdaux et d'amortisseurs télescopiques placés au dessus du triangle supérieur, d'une barre antidévers, barre antiroulis à l'arrière de même que des amortisseurs télescopiques, et des freins à disques sur les 4 roues.

Cependant, s'il y a bien un domaine dans lequel l'A310 pèche, c'est sa mécanique, chose fâcheuse pour une sportive, surtout à cette époque. Lors de sa commercialisation, l'A310 ne dispose alors que d'un 4 cylindres en ligne de 1600 cm3 à carburateur, issu de la R16 TS. La vitesse maximale est alors assez limitée pour une sportive puisqu'il ne peut faire franchir à l'A110 la barre des 192 km/h. Les travaux de Gordini sur le coupé R17 permettent cependant plus tard d'extraire plus de puissance et d'atteindre la vitesse maximale de 210 km/h.

Malheureusement, pour concurrencer Porsche, c'est trop peu. Et la situation financière de Renault, qui a alors racheté la marque Alpine, ne permet pas d'accélérer le développement d'un nouveau moteur plus puissant. L'A310 doit donc pendant longtemps s'en contenter.

Pendant plus de 5 ans, l'Alpine n'évolue pas ou peu. Alors que Porsche développe sa 911, l'A310 reste comme figée. Petit à petit, la marque Dieppoise perd même son image et sa crédibilité...

Ce n'est qu'en 1976 que l'A310 reçoit enfin un moteur digne de son rang. Il s'agit d'un V6, issu cette fois de la 30 TS. Pour caser ce moteur bien plus imposant qui doit être refroidit comme il se doit, les deux feux du milieu disparaissent de la calandre.

Au passage, on note quelques évolutions mineures du style, avec des roues légèrement modfiées, tandis que des becquets s'ajoutent à l'avant et à l'arrière. A l'intérieur, peu de fioritures. L'ambiance est clairement brute et sportive...

 

L'A310 cède sa place à la GTA au milieu des années 80.


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