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Les Twingo, R4 et R5 plus rentables pour Renault que le Scénic ou la Mégane

Selon le patron de Renault, les citadines de Renault comme la Twingo, la R5 ou la R4 seraient plus rentables que des modèles du segment supérieur comme la Mégane ou le Scénic. Un vrai retournement de situation dans le monde automobile.
Les Twingo, R4 et R5 plus rentables pour Renault que le Scénic ou la Mégane
Par le 13/07/2026

Faute de rentabilité, le segment A, celui des pures citadines, avait été massivement abandonné par les constructeurs, comme notamment Stellantis qui a décidé il y a quelques années de stopper ses Citroën C1 et Peugeot 108 qu’il produisait pourtant en partenariat avec Toyota, tandis que Renault avait prolongé sa Twingo commercialisée en 2014 mais stoppée en 2025, la faute aux nouvelles normes.

La concurrence dégaine ses armes

Pourtant, avec le développement des voitures électriques, cette catégorie semble reprendre du poil de la bête, avec de nombreux constructeurs qui s’y intéressent. Renault a d’ailleurs commercialisé cette année, avec succès, sa nouvelle Twingo, Dacia s’apprête à faire de même avec sa Spring 2, tout comme Nissan avec sa Wave.

Hors du groupe Renault, Stellantis ne compte pas laisser bien longtemps son concurrent prendre des parts de marché. Même chose pour Volkswagen qui commercialisera celle que l’on ne connait encore que sous l’appelation ID. 1 mais qui prendra un autre nom d’ici là et qui viendra se positionner sous la nouvelle ID. Polo. Et que dire des constructeurs asiatiques comme Hyundai avec son Inster, ou les constructeurs chinois avec les Leapmotor T03 ou BYD, qui s’est intéressé au groupe Renault, avec Dolphin Surf ?

Avec la hausse des prix des carburants, les contraintes imposées aux véhicules thermiques comme les ZFE,  et la hausse du prix des voitures, les clients n’ont d’autres choix que de se tourner vers les petits modèles électriques.

Les segments A et B plus rentables

Et selon le patron de Renault, François Provost, le regain d’intérêt pour ce segment est assez à comprendre: ces modèles sont désormais plus rentables que ceux du segment C, en tout cas, chez Renault. 

Dans une interview accordée au journal Les Echos, il indique en effet que le paradigme selon lequel plus la voiture est grande, plus les marges le sont aussi, est en passe de faire partie du passé. Il indique d’ailleurs que les marges effectuées sur les Renault 4 et Renault 5 sont supérieures à celles des Mégane et Scénic dont le prix débute à plus de 40 000 €. Preuve que Renault en a sous le pied quand il vend ses R5 et R4, respectivement à 25 000 et 30 000 € en prix d’appel.

Pour les pures citadines comme la Twingo, cela ne semble malgré tout possible qu’à condition cependant d’accepter de faire des concessions, de les produire dans les pays les moins chers en Europe, et de les concevoir plus rapidement… en Chine, comme cela a été le cas pour la Twingo. À l’inverse, pour les Renault 4 et surtout la Renault 5 qui remporte un grand succès, ce sont bien des voitures 100% françaises, conçues et assemblées en France, preuve que c’est possible. Espérons malgré tout que l’attrait d’une conception extérieure à l’Europe ne donne pas trop d’idées aux constructeurs, qui pourraient mener à des suppressions de postes d’ingénieurs.

Cette dynamique pourrait encore perdurer puisque l’Europe devrait simplifier les normes sur les voitures électriques mesurant jusqu’à 4,20 mètres. Si les promesses de l’Europe sont respectées, d’ici 2030, il devrait être possible selon François Provost, de faire des voitures électriques au prix des hybrides simples.


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