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Mitsubishi

Après de rapides discussions avec Nissan, ce dernier a annoncé le 12 mai 2015 avoir conclu un accord pour pendre 34% de parts dans le capital de son concurrent nippon Mitsubishi Motors Corp (MMC) pour un montant de 2,1 milliards d'euros.
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Par le 12/05/2016

Ainsi, après avoir été sauvé par Renault dans les années 2000, Nissan croque son concurrent plus petit et jugé trop isolé dans le paysage automobile, même s'il produit 1 million de véhicules, principalement en Asie, sur des marchés dont Nissan est peu présent.

Mitsubishi englué dans des affaires de moteurs truqués

En 2016, suite à l'affaire du Dieselgate de Volkswagen, accusé d'avoir équipé depuis 1991 ses moteurs d'un logiciel permettant de modifier lors de son passage sur les bancs d'essais d'homologation, la consommation et donc les rejets d'émissions polluantes, Mitsubishi avoue également avoir manipulé les tests depuis de nombreuses années.

En difficultés depuis les années 2000, l'action du 6ème constructeur japonais devisse, permettant à Nissan de prendre en mai 2016 une part majoritaire de son concurrent via une augmentation de capital. Cette opération se termine en octobre de la même année. Nissan devient ainsi l'actionnaire principal de Mitsubishi avec 34% des parts, pour un montant total estimé à 2,1 milliards d'euros.

Des économies estimées à 220 millions d'euros par an

Selon C.Ghosn, qui a été le chef d'orchestre de cette opération, la mise en commun des technologies permettra de dégager de nouvelles synergies. Mitsubishi va ainsi pouvoir bénéficier à terme des plates-formes communes de l'Alliance Renault-Nissan, de la gamme de moteurs (et notamment des dCi de Renault en Europe), boites de vitesse, mais également des services mutualisés de l'Alliance, tels que les achats, l'informatique, et les différents services d'ingénieries de l'Alliance.

"Tout le monde y gagnera (...) Nous pensons que nous pouvons nous aider, nous soutenir et croître ensemble, mieux que si Mitsubishi le faisait seul de son côté" estime C.Ghosn.

Au passage, Nissan va nommer 1/3 du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, qui sera par ailleurs présidé par Nissan. Une vraie prise de contrôle donc, contrairement à ce que Renault a fait avec Nissan.

Renault totalement absent de l'accord

Cette affaire réalisée en un temps record (le deal aurait été signé en seulement 15 jours) laisse clairement de côté Renault, l'actionnaire majoritaire de Nissan. Selon divers médias, dont Challenge, C.Ghosn a volontairement mis de côté Renault du fait de son actionnaire majoritaire, l'Etat, qui aurait pu faire vaciller l'accord, notamment après que les relations se soient tendues suite à la montée de l'actionnariat de ce dernier afin de doubler ses droits de vote.

Des complémentarités, mais des difficultés

Grâce à Mitsubishi, Nissan se renforce sur le segment des petites voitures, actuellement dominé par Suzuzi et surtout, Daihatsu, qui appartient à Toyota. Nissan s'implante également mieux en Asie du sud-est (notamment en Thaïlande,...), marchés sur lesquels, il était encore assez peu présent malgré sa nationalité.

Malgré tout, le reste du groupe Mitsubishi reste encore actionnaire à hauteur d'un peu plus de 20% et aura ainsi encore son mot à dire. Nissan n'aura donc pas totalement les mains libres pour remonter la marque.

Le nouveau groupe Renault-Nissan-Mitsubishi prend la troisième place du marché mondial avec un peu plus de 9 millions de véhicules produits, juste derrière Toyota et Volkswagen.

Pour autant, les difficultés sont bien là. Cette année, Mitsubishi Motors devrait perdre 2,11 milliards d'euros.


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