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Les voitures électriques polluent aussi

Une nouvelle étude rapporte que les voitures électriques ne sont finalement pas aussi fiables qu’elles le prétendent. C’est notamment l’usure des pneus qui est concernée. Elle provoque un impact environnemental supérieur à celui annoncé.
Par le 19/10/2023

Les voitures électriques, peu importe leur prix, ne sont peut-être finalement pas zéro émission. Pour ce qui est du rejet de CO2 à l’échappement, là, la publicité n’est pas mensongère. Ce genre de motorisation ne rejette vraiment aucune particule de CO2, en tout cas de ce que l’on sait à l’heure actuelle. En revanche, pour le reste du processus, du développement du modèle à sa mise en route, c’est loin d’être le cas. On le sait depuis longtemps, la fabrication des voitures pollue beaucoup, les 100 % électriques ne font pas exception. L’empreinte carbone de la production d’électricité est aussi à prendre en compte, on le fait pour les véhicules thermiques, aucune raison de ne pas le faire pour ces modèles précis. Il faut aussi préciser que les pneus et les freins des véhicules électriques émettent aussi des particules fines.

Une étude d’Epyx lance l’alerte

La société britannique spécialisée dans la gestion de flottes, Epyx, a sorti une nouvelle étude alertant justement sur les pneus des voitures électriques. Les données recueillies ont été observées sur un échantillon de plusieurs milliers de véhicules qui appartiennent à des entreprises. L’étude démontre que, sur les modèles utilisés lors de leurs tests, les pneus de ceux-ci, qu'ils soient hiver ou quatre saisons, s’usent 26 % plus vite que ceux des véhicules thermiques. De toute évidence, cette étude le dit aussi de toute façon, cela engendre un impact environnemental plus important que prévu.

Les voitures électriques polluent aussi

Les émissions de particules fines et l’empreinte carbone pour la production des pneus supérieures s’en retrouve ainsi plus impactante que prévue. Pour bien comprendre la différence entre les pneus de voitures électriques et de thermiques, il faut observer les conclusions qui ont été rendues. Ceux des modèles zéro émission ont dû être changés au bout de 29 000 km, contre 40 000 km pour les véhicules hybrides et 39 000 km pour les modèles à essence et diesel. Une différence énorme qui n’est donc absolument pas à prendre à la légère. Il faut tout de même préciser que, de manière générale, les modèles électriques concernés par cette étude sont souvent plus lourds que les thermiques, une donnée qui compte quand même beaucoup.

Des pneus qui coûtent plus cher

Il faut aussi préciser que les pneus sont équipés de montes pneumatiques spécifiques, qui « présentent souvent des caractéristiques telles que des composés différents, une profondeur de bande de roulement réduite et des flancs renforcés. Autant d'éléments qui peuvent avoir un impact sur la vitesse d'usure et la propension aux dommages », c’est en tout cas ce qu’explique Tim Meadows, le directeur commercial d’Epyx. Il est aussi à noter que les pneus coûtent généralement plus cher. « Le pneu de remplacement moyen monté sur un véhicule électrique mesurait 18,59 pouces et coûtait 207 livres sterling (environ 239 euros, NDLR), alors que pour les voitures à essence et diesel, les chiffres correspondants étaient de 17,40 pouces et 130 livres sterling (environ 150 euros) ».

L’Ademe avait aussi fait une étude de son côté. Celle-ci était tombée sur la conclusion suivante : « on ne note pas un écart significatif d'émissions totales de particules entre les véhicules électriques à forte autonomie et les véhicules thermiques neufs actuels, qui n'émettent quasiment plus de particules à l’échappement ». La norme Euro 7 qui sera mise en oeuvre en 2035 prendra en compte les émissions des pneus et freins.

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