Nissan dévoile sa nouvelle citadine électrique, la Pixo
Le segment des petites voitures électriques continue de se repeupler. Après la Twingo en début d’année, ainsi que la Dacia Spring tout juste commercialisée, Nissan avait annoncé, il y a une dizaine de jours, la présentation ce mercredi 23 septembre, de sa Pixo, la dernière-née de ce triptyque automobile Twingo-Spring-Pixo.
Contrairement à la Spring qui s’éloigne beaucoup de la Twingo, la Pixo y ressemble beaucoup. Trop probablement, même pour un œil non averti. Elle affiche d’ailleurs des dimensions identiques à la grenouille de Renault avec une longueur de 3,79 mètres pour une hauteur de 1,51 mètre et un empattement identique de 2,49 mètres. En revanche, elle s’avère un peu plus large avec 1,79 mètre (hors rétroviseurs), soit 7 cm de plus, ce qui n’est pas rien.
Comme souvent, c’est à l’avant que la Pixo se différencie le plus de ses deux cousines, avec des feux carrés. Elle adopte aussi un capot beaucoup plus plat, comme sur la Spring, qui vient s’arrondir sur la partie de devant pour proposer une calandre pleine.
De profil, difficile de ne pas voir les traits de la Twingo, même si Nissan y a ajouté une ligne circulaire au niveau de la ceinture de caisse, et a élargi les ailes, ce qui explique d’ailleurs ces dimensions un peu supérieures. On remarque aussi la décoration de ses enjoliveurs, confirmant que le mulet que nous avions vu tourner fin juin près de Paris était bien la Pixo.
À l’arrière, hormis les ailes bien plus marquées, on remarque la filiation, malgré des feux plus cubiques. La Pixo reprend d’ailleurs l’enjoliveur en plastique noir de la lunette.
La Pixo personnalise un peu l’intérieur
À l’intérieur, Nissan a repris la planche de bord des Twingo et Spring. Hormis le volant spécifique et les aérateurs redessinés, on remarque aussi que le dessin de la partie supérieure de la planche de bord est spécifique, même si l’esprit reste le même. Elle conserve son écran numérique de 7 pouces face au conducteur, ainsi que l’écran tactile central de 10,1 pouces, qui héberge aussi Google et son IA Gemini. Les contre-portes, qui reprennent le nom du modèle, sont également personnalisées.
Le dispositif de surveillance du conducteur permet également, et c’est le seul du trio, d’identifier le conducteur et ainsi d’activer ses propres réglages.
Un volume de coffre honnête pour la Nissan Pixo grâce à des sièges coulissants
À l’arrière, la Pixo a conservé les sièges coulissants, permettant de moduler soit l’espace aux genoux des passagers, soit le volume de coffre. Ce dernier dispose de 356 litres sous tablette, incluant 50 litres sous le plancher. Le volume peut grimper à 1 221 litres en rabattant les deux sièges arrière, ce qui reste inférieur à la nouvelle Spring, qui reste championne dans ce domaine.
La Pixo est en revanche plus pauvre en matière de rangements. Elle se contente de 18 litres dans l’habitacle contre 25 pour la Twingo. Et contrairement à la Spring, elle ne propose pas le « frunk », ce petit coffre de rangement sous le capot moteur.
Autonomie et recharge de la Nissan Pixo
On l’a dit, la Pixo réutilise la plateforme de la Twingo et de la Spring. Sous sa carrosserie, elle cache ainsi la plateforme AmpR Small (ou RGEV Small), ainsi que le même moteur et la même batterie.
Son moteur électrique, produit en Chine, développe 82 ch, tandis que sa batterie LFP de 27,5 kWh utiles assure une autonomie de 259 km en cycle WLTP. C’est 9 km de mieux que la Spring mais 4 km de moins que la Twingo. Une différence qui s’explique surtout par des choix de design plus ou moins efficients en matière de Cx.
La Nissan Pixo se distingue du côté de la recharge. Elle est la seule du trio à proposer en série la charge rapide DC, autorisant des pics à 50 kW. Ce mode permet de récupérer de 15 à 80 % de la batterie en 28 minutes. Elle se recharge aussi en AC à 11 kW et réalise alors le même exercice en 1 h 55 sur une Wallbox en triphasé.
Prix Nissan Pixo 2026
Question tarif, il est encore trop tôt. Nissan annoncera la douloureuse lors de sa commercialisation, dans quelques semaines, d’ici la fin de l’année probablement, puisque les premières livraisons auront lieu en mars.
Il ne faut cependant pas être devin pour imaginer les tarifs. La Dacia Spring 2 débute à 17 900 €, tandis que la Twingo s’affiche à partir de 19 490 €. Les deux modèles proposent la charge rapide uniquement en option (500 € chez Dacia et Renault). Sachant que Nissan, tout au moins en France, ne vient jamais concurrencer Renault qui cartonne avec sa Twingo, mais que la barre des 20 000 € est symbolique, la Pixo devrait donc s’afficher autour des 20 000 €. Avec elle, Nissan espère se relancer sur le marché de l'électrique, ainsi poursuivre son retour aux bénéfices.