Quand et de combien les prix des carburants devraient baisser ?
Après plusieurs semaines de hausse continue suite à la guerre en Iran, les prix des carburants à la pompe devraient baisser. Une baisse qui devrait rester mesurée, car la situation géopolitique reste très tendue en Iran et autour du détroit d’Ormuz.
Malgré tout, entre les annonces de potentielles mines situées dans le détroit, ou de péage mis en place par l’Iran, la situation est loin de revenir à la normale. Pour preuve, Franceinfo a indiqué que seulement 5 bateaux sont passés dans le détroit en 24 heures, le jour de l’annonce de la trêve.
Une ouverture totale du détroit annoncée par Trump, mais les faits disent le contraire
Bien que Trump ait annoncé l’ouverture “totale, immédiate et sécurisée”du détroit, comme souvent, la réalité est bien différente. Car du côté iranien, les autorités ont annoncé des passages limités qui doivent en outre, se faire en coordination avec les forces armées iraniennes.
Comprenez par là, qu’ils doivent montrer patte blanche, en s’annonçant auprès des autorités. Un navire de la CMA-CGM a réussi à passer en se déclarant sous pavillon français, tandis que d’autres, toujours selon le média Franceinfo se sont indiqués comme ‘“équipage musulman” ou “propriétaire chinois”.
L’Iran aurait également mis en place un péage, correspondant à 1 € le baril de pétrole. Un prix qui semble relativement faible, mais qui représente 1,7 million d’euros par pétrolier. Trump s’est même montré plutôt complaisant avec cette taxe, avant de faire machine arrière. Du pur Trump en somme.
Quel impact sur le prix des carburants ?
La bonne nouvelle de la réouverture, tout au moins théorique, du détroit d’Ormuz, a rassuré les marchés. Résultat, la cote du baril de pétrole a baissé initialement, ce qui devrait se traduire dans quelques jours par une baisse de 5 à 10 centimes. On restera ainsi très loin des prix d’avant la guerre.
Si les tensions persistent, avec des passages réduits ou des taxes, les prix risquent bien de ne pas de baisser de façon très visible. Sauf amélioration impressionnante de la situation, la baisse tant espérée devrait donc rester mesurée. Le prix du diesel est d’ailleurs remonté à Rotterdam, après fortement baissé mercredi.
De son côté, le gouvernement veut donner l’impression qu’il surveille la situation. Il a ainsi reçu hier les distributeurs de carburant afin de leur rappeler leurs devoirs. Total avait déjà annoncé conserver le plafonnement des prix sur l’essence, tandis que celui du diesel a été rehaussé.
Michel-Édouard Leclerc a annoncé des baisses dans ses stations services d’ici 3 à 5 jours, mais reste très prudent quant à une réduction plus importante des tarifs dans un avenir proche.
Reste à savoir s’il vaut mieux se précipiter dans les stations pour bénéficier de la baisse du prix du baril de mercredi ou attendre un peu et espérer une baisse plus importante dans les jours à venir.
Quelles solutions pour les automobilistes ?
Pour les automobilistes, aucune solution miracle n’existe. Les véhicules essence peuvent malgré tout être convertis à l'E85, un carburant qui n'a pas subi de hausse des tarifs. Les clients équipés de véhicules GPL comme le Renault Symbioz sont également les grands gagnants, puisque là, aussi, il est resté assez stable pour le moment, même si la hausse du prix du gaz pourrait bien provoquer une inflation sur ce carburant.
Enfin, pour ceux qui le peuvent, les véhicules électriques sont bien entendu LA solution pour éviter de subir les tensions géopolitiques. Les concessionnaires indiquent d'ailleurs une forte hausse des commandes depuis le début du conflit. La nouvelle Twingo à moins de 14 000 € une fois les aides déduites devrait d'ailleurs grandement profiter de cette situation, tout comme certaines marques chinoises qui cassent les prix.