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Mercedes dans la tourmente du Dieselgate

Après l'affaire du logiciel truqué de Volkswagen pour tromper les mesures d'émissions polluantes, le constructeur Mercedes, dont l'Alliance Renault-Nissan possède un peu plus de 3% des parts, est pointé du doigt.
Mercedes dans la tourmente du Dieselgate
Par le 29/05/2018

Le Vito, principal modèle incriminé

En effet, la marque Mercedes est accusée d'avoir équipé au moins l'un de ses modèles, l'utilitaire Vito, d'un tel logiciel destiné à tromper les mesures, ou plutôt, à adapter son fonctionnement lors des contrôles.

L’agence fédérale de l’automobile KBA affirme ainsi avoir détecté un tel dispositif et a demandé à Daimler de procéder au rappel de 5 000 modèles, ce que Daimler conteste à ce jour.

Alerté sur cette situation hier, le gouvernement allemand a ainsi convoqué Dieter Zetsche, l'actuel PDG de Daimler pour s'expliquer.

«Nous allons lancer un échange approfondi sur ces sujets techniques complexes, avec le but d’identifier le nombre de véhicules concernés» Andreas Scheuer, ministre allemand des Transports

L'enquête devrait durer environ deux semaines, suite à quoi les résultats seront publiés et seront mis à disposition du public dans le même délai selon le ministre Andreas Scheuer.

Si le Vito est vraiment en cause, il parait peu probable que ce dispositif n'ait pas été plus grandement déployé au sein de la gamme du constructeur allemand. Il existe donc un risque de voir, comme chez Volkswagen, le scandale prendre plus d'ampleur dans les jours, les semaines ou les mois à venir.

Le moteur 1.6 dCi de Renault également visé

Outre le Vito, la Classe C équipée du moteur 1.6 dCi fourni par Renault et "adapté" au niveau du logiciel interne du moteur (cartographie,...) par Daimler est également potentiellement visée. Et là, ce ne sont pas quelques milliers d'unités, mais bien plus, et ce, dans le monde entier.

De son côté, Renault en tant que sous-traitant n'est pas visé et décline toute responsabilité sur le paramètrage du moteur, laissé aux bons soins de Mercedes.

«Le contrôle moteur est toujours la responsabilité du constructeur, dans le véhicule duquel le moteur est monté. Je suis responsable pour Renault, et chez Renault il n’y a pas de triche. »  Thierry Bolloré, directeur général adjoint Renault

Par contre, chez Renault, l'enquête a révélé que le système de dépollution s'avérait défaillant dans certaines (voire de nombreuses) occasions, selon les conditions de température de l'air ambiant, laissant apparaître de gros dépassement des valeurs de rejets d'oxydes d'azote (NOx) un gaz responsable de l'acidification des sols, de l'accroissement de l'effet de serre et de problèmes de respiration, notamment chez les plus jeunes.

Renault n'a pas nié que son filtre anti NOx appelé NOX-Trap, ne se révélait pas assez fonctionnel. Il a cependant tenu à rassurer sur le fait qu'il s'agit simplement d'un mauvais paramétrage de celui-ci. Pour corriger le tir, Renault a organisé un rappel anti-NOX , même si le constructeur a avoué qu'il avait du retard sur son objectif initial de rappel.

Vokswagen, principal constructeur réellement épinglé

Pour le moment, même si l'affaire du Diesel Gate touche et fait trembler le monde de l'automobile, pour le moment, seul le groupe allemand VAG (Volkswagen, Audi, Seat, Skoda, Porsche, ...) semble réellement touché, même si des présomptions semblent se porter sur d'autres concurrents.


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