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Fin de la collaboration pour le Groupe Renault et Daimler-Benz

Liés depuis presque 10 ans sur certains modèles et certaines motorisations, le groupe Daimler-Benz a décidé de mettre fin à cette collaboration et ainsi d’abandonner le moteur Renault pour ses modèles d’entrée de gamme.
Fin de la collaboration pour le Groupe Renault et Daimler-Benz
Par le 22/10/2020

Depuis 2012, les Mercedes Classe A et Classe B, équipées de petit moteur diesel, étaient pourvues d’un 4 cylindres 1.5l fabriqué par Renault. Il n’en sera plus dès à présent. La marque allemande a décidé de rompre ce partenariat, pour des raisons économiques, et proposera désormais un moteur fabriqué en interne pour les modèles 180d.

La marque à l’étoile a voulu faire simple. Au lieu de chercher à homologuer ce moteur, Mercedes a tout bonnement décidé de s’en séparer pour proposer à l’avenir son propre moteur 2.0 diesel, déjà présent pour les modèles 200d et 220d. Ce nouveau bloc sera revu à la baisse, pour atteindre les 116 ch, pour les versions 180 d. Chez Mercedes, on profite de cette fin de partenariat pour annoncer l’arrivée d’une nouvelle boite automatique à 8 rapports lors du passage au 2.0.

Quel était ce partenariat ?

Ce contrat entre ces deux constructeurs a vu le jour en 2012, par un commun accord entre les deux anciens hommes forts de chaque marque, à savoir Carlos Ghosn pour l’Alliance Renault-Nissan et Dieter Zetsche pour Daimler. Le départ de ces deux hommes aura sans doute remis en cause l’entente de Mercedes et Renault, notamment après l’arrivée de Luca de Meo à la tête de Renault.

Depuis 2012, Renault vend ses moteurs diesel 1.5 l à Mercedes pour les modèles Classe A, Classe B, CLA et GLA. Renault livre également son moteur 1.6 l pour certains modèles d’entrée de gamme de la Classe C. Les deux constructeurs collaborent également pour les véhicules utilitaires et Daimler produit une Smart basée sur la Renault Twingo, fabriqué dans l’usine Renault, en Slovénie. Depuis 2017, les deux marques commercialisent même un moteur essence en commun, le 1.3 l turbo qui équipe la majeure partie de la gamme Renault et compacte de chez Mercedes.

Ces collaborations vont prendre fin après l’annonce faite par le groupe Daimler-Benz pour, semble-t-il, faire des économies. Le nouveau patron de Mercedes, Ola Kallenius, était pourtant confiant au premier semestre 2020 sur l'avenir de cette collaboration. La crise sanitaire et les nouvelles exigences du monde de l’automobile auront certainement eu raison de ce partenariat entre les deux marques.

Renault se penche aussi sur l’avenir

Mercedes a rompu le contrat, Renault lui, a décidé de retravailler sur son moteur diesel 1.5 pour l’intégrer, dans une version inédite de 100 ch, à la Clio qui arrivera au printemps 2021. Grâce à cela, la marque française s’évite deux nouvelles homologations pour deux niveaux de puissance, à savoir les modèles 85 ch et 115 ch.

À noter que dès 2022, le Groupe Renault souhaite commercialiser uniquement des modèles hybrides et électriques et laisser tomber totalement la motorisation diesel. La firme au losange souhaite également proposer chacun de ses modèles avec une déclinaison hybride ou électrique. Le gouvernement serre de plus en plus la vis après avoir annoncé les nouveaux barèmes du bonus et malus écologique pour les deux prochaines années. L’avenir de Renault est déjà bien organisé dans ce domaine, comme on a pu le voir lors des « Renault eWays », qui se déroule actuellement et jusqu’au 27 octobre, avec la présentation de deux nouveaux modèles 100% électrique, à savoir la Mégane eVision et la Dacia Spring.


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