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Un nouveau rebondissement dans l'affaire Ghosn

Alors que l'ancien PDG de l'Alliance Renault-Nissan avait annoncé hier qu'il allait faire une conférence de presse pour "tout dévoiler", on a appris hier soir peu avant minuit qu'il avait été de nouveau arrêté au Japon.
Un nouveau rebondissement dans l'affaire Ghosn
Par le 04/04/2019

Pour l'avocat français de l'ancien patron, il s'agit avant tout pour le procureur de ne pas perdre la face dans ce dossier.

"Le procureur qui a lancé ces poursuites joue sa carrière et ne veut pas perdre la face. La conférence de presse le dérangeait certainement profondément. Cela aurait été la première fois que Carlos Ghosn aurait répondu directement et librement aux accusations formulées contre lui. Le parquet n'a certainement pas envie que la faiblesse de cette accusation soit mise au jour. Il y a sans doute une question de face à ne pas perdre dans cette affaire." François Zimmeray sur Europe 1 ce matin.

Carlos Ghosn dénonce un acharnement

Après avoir passé plus de 100 jours en détention préventive et libéré sous conditions strictes le mois dernier, Carlos Ghosn dénonce un acharnement.

"Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser ? Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés". Carlos Ghosn dans un communiqué transmis à l'AFP

Malgré de nombreuses demandes de libérations souvent refusées depuis son arrestation, ses avocats avaient réussis à l'obtenir, malgré l'appel du procureur qui refusait d'envisager sa libération.

Moins d'un mois plus tard, le procureur aurait obtenu de nouvelles preuves lui permettant de trouver un nouveau chef d'inculpation. Selon les médias locaux, cette situation, où le suspect est libéré puis ré-inculpé, est extrêmement rare.

Renault veut annuler la retraite et la part variable de son ancien PDG

Hasard du calendrier, du côté de Renault, le conseil d'administration de Renault s'est de nouveau réuni hier pour statuer sur "les conditions financières" de son départ.

Le conseil a déjà refusé le 13 février dernier de verser la clause de non concurrence à laquelle il avait droit, et a acté la perte de ses droits pour acquérir des actions Renault constituant la part variable de sa rémunération entre 2014 et 2017 ainsi que les actions de performances attribuées entre 2015 et 2018.

Pour l'éxercice 2018, sa rémunération brute s'élève à 1 millions d'euros (brut), mais la part variable a été grandement réduite à date, voire supprimée.

La partie en action à laquelle il avait droit ne lui sera pas versée, le conseil arguant que son départ effectif en date du 23 janvier ne permettrait pas d'appliquer la clause de son contrat. Seule la partie payable sur objectifs de performance pourrait lui être versée, à savoir la somme de 224 000 €.

Malgré tout, le conseil veut supprimer cette part variable du fait de "nombreux questionnements qui se sont fait jour, en l’état, dans le cadre de la mission de vérifications confiée à la Direction de l’Ethique et de la Compliance de la Société". Ce sera à l'assemblée générale de statuer.

Le conseil veut également supprimer une partie de sa retraite

La partie rémunération n'est pas la seule qui est dans le viseur du conseil. En effet, du fait de son poste au Comité Exécutif l'ancien PDG dispose d'une retraite complémentaire qui peut être versée sous certaines conditions.

"Le Conseil d’administration a également constaté, s’agissant du régime de retraite à prestations définies, que les conditions de départ de M. Carlos Ghosn ne correspondent à aucun des deux cas d’ouverture de ce régime et qu’aucune rente ne pourra lui être versée à ce titre". Communiqué officiel du Conseil d'Administration de Renault

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