Après Renault avec les R4, R5 et Twingo, Citroën veut relancer la 2CV
Face au succès de la Renault 5, et dans une époque où la nostalgie des années 80 et 90 n’a jamais été aussi forte, les marques automobiles ont bien compris le filon. Renault a été le premier à dégainer (si on met de côté Fiat avec la 500 et Mini) et a relancé la Twingo, la R5 et la R4 (avec même une version découvrable Plein Sud). Citroën et le groupe Stellantis comptent bien profiter de cette aubaine pour proposer une citadine électrique bon marché, vendue sous les 15 000 € avant toute aide potentielle.
Un prix qui placerait cette petite voiture comme l’électrique la moins chère du marché puisque la Dacia Spring est actuellement affichée à 16 900 €, tandis que la nouvelle Twingo est à 19 490 € et la Citroën ë-C3 est à 19 090 €. Même la Leapmotor T03 réclame au minimum 16 900 €.
Stellantis veut profiter de la nouvelle catégorie M1E pour ses différentes marques
Stellantis a annoncé vouloir développer une petite voiture à moins de 15 000 €. Un segment que le groupe a abandonné après la fin des Citroën C1 et Peugeot 107, car jugé trop peu rentable. Mais les nouvelles normes changent les règles du jeu.
Stellantis veut bien entendu profiter de la nouvelle catégorie de véhicule baptisée M1E, décidée par l’Europe. Cette norme qui s’applique à tous les véhicules électriques jusqu’à 4,20 mètres (soit la taille de l’actuelle Renault Mégane) devrait permettre à tous les constructeurs de faire baisser le prix de leurs futurs véhicules grâce à des normes légèrement adoucies et surtout, plus adaptées aux voitures électriques que la norme M1 définie pour les modèles thermiques.
La 2CV, un gros coup marketing pour Citroën
Cela a été confirmé il y a quelques minutes par Xavier Chardon, CEO de Citroën, la marque va bien relancer la 2CV. De la 2CV ancestrale qui était un modèle unique, il n’en restera pas grand-chose, si ce n’est précisément un style largement inspiré par la 2CV, et donc une cote d’amour très élevée notamment en France. Comme d’habitude, cela restera donc surtout un gros coup marketing, mais qui pourrait permettre à Citroën de sortir la tête de l’eau. Car hormis la C3 et sa variante électrique ë-C3, Citroën a toutes les peines du monde à se faire une place dans le top 10 des voitures les plus vendues.
Les premiers modèles devraient arriver sur le marché d’ici 2028. Enfin… quand on parle de 2028, ce serait probablement plutôt la présentation tandis que la commercialisation serait attendue pour 2029.
Car dans les faits, la voiture n’est pas encore totalement définie, des arbitrages seraient encore en cours. Pour accélérer son développement et réduire les coûts, la plateforme pourrait bien être celle de la Fiat 500, ce qui faciliterait son industrialisation, mais limiterait forcément les choix techniques du fait de son âge avancé.
Les fameuses E-Car de Stellantis dont... la future 2CV à droite
La production serait quant à elle localisée en Italie, dans une usine Fiat. Cela lui permettrait de pouvoir prétendre aux aides CEE si toutefois celles-ci sont conservées d’ici là.
Comme toujours chez Stellantis, de nombreuses marques du groupe devraient avoir droit à cette citadine. On pense tout naturellement à Fiat bien sûr qui devrait même être la première marque du groupe à en profiter, probablement à Opel et Peugeot, mais aussi et surtout à Citroën qui a là une occasion en or de pouvoir surfer sur son histoire.
Attention cependant, car cette stratégie n'est pas forcément couronnée de succès. Bien que l'on puisse citer des exemples comme la Fiat 500, la Mini, ou la Renault 5, d'autres modèles ont (ou on eu) plus de mal, preuve en est avec la Renault 4.