Le leasing social de retour en juin avec de nouvelles règles
Vendredi dernier, le gouvernement a présenté son plan pour faire face au prix des carburants qui se sont envolés ces dernières semaines, avec une réponse qui peut malgré tout sembler à côté de la plaque, mais qui présente une certaine cohérence malgré tout.
Plutôt que d’annoncer une baisse des taxes sur le carburant ou de réelles aides, le gouvernement préfère profiter d’une situation de crise pour la transformer en situation d’opportunité en poussant le déploiement des voitures électriques et ainsi, en accélérant la fameuse “transition énergétique”.
Le gouvernement compte ainsi déjà relancer son dispositif de leasing social. Cette fois, ce ne sont pas 50 000 dossiers, mais 100 000 dossiers qui sont prévus, dont 50 000 pour les particuliers les plus modestes, et 50 000 unités de plus pour les professionnels gros rouleurs, comme les infirmiers, les artisans, les aides à domicile, etc. Le gouvernement veut également pousser les utilitaires et les camions électriques pour les entreprises avec des subventions allant jusqu’à 100 000 €.
Comment financer le dispositif et quel succès à venir ?
Comme le précédent leasing social, ce sont encore les CEE (Certificats d’économies d’énergie) qui viendront financer le dispositif, c'est-à-dire, les taxes payées par les français, prélevées par les énergéticiens. Ces mêmes taxes qui ont augmenté en janvier dernier, dans une quasi-indifférence générale.
Après un réel succès en janvier 2024, le leasing social avait montré quelques difficultés à séduire en septembre dernier. Après un bon démarrage, les 10 000 derniers dossiers avaient mis un peu de temps à trouver preneur. Qu’en sera-t-il cette année, alors que le prix du pétrole n’a jamais été aussi haut et que les commandes de voitures électriques explosent ?
Pousser les français à vivre à crédit est-ce la solution ?
Par ailleurs, on peut se demander si pousser les français à rouler à crédit n’est pas dangereux ? La location longue durée présente en effet de nombreux risques de frais supplémentaires (frais d’assurance plus élevés, frais de remise en état, entretien à réaliser dans le réseau, difficultés pour cesser le contrat, coût des kilomètres supplémentaires, etc), et surtout, les clients se retrouvent sans véhicule à l’issue de la location. Or, les commandes dans le cadre du leasing social n’étant ouvertes que pendant environ un mois, sauf exception, il va surtout s’ouvrir aux personnes qui disposent d’un véhicule acheté classiquement (comptant ou à crédit), et qui vont donc devoir s’en séparer, avec le risque de se retrouver sans rien à l’issue du nouveau contrat à moins de choisir d’acquérir, au prix fort, le véhicule, ce qui reste très rare.
Assurément, il aurait été plus opportun de proposer cette aide soit à l’achat comptant, soit en leasing, offrant ainsi le choix aux clients.
Quelles seront les conditions de ressources ?
Les derniers détails du dispositif ne sont pas encore connus. Il se pourrait malgré tout, que le gouvernement augmente un peu les plafonds pour en profiter. En septembre dernier, les clients devaient justifier d’un revenu par part inférieur ou égal à 16 300 € selon la déclaration de revenus de l’année précédente.
Une aubaine pour la Renault Twingo ?
En septembre dernier, la Renault 5 avait été la grande gagnante du leasing social. Mais l'arrivée de la nouvelle petite Twingo permettra aux clients de passer commande d'un modèle particulièrement bon marché. Affichée à moins de 20 000 €, elle descend même à moins de 14 000 € avec le bonus "coup de pouce". De quoi permettre la proposer à moins de 100 € / mois. Elle est d'ailleurs actuellement affichée à 110 € / mois après un premier loyer de 2 000 €.
Elle sera en concurrence avec la Citroën ë-C3 dont le prix vient de baisser.
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