Acheter un moteur d’occasion, ce peut être une bonne solution
Entre les révisions, les vidanges ou les changements de pièces, le moteur est l’élément qui s’avère le plus coûteux sur le long terme sur une voiture. En cas de problème grave, ou de voiture très kilométrée, on a souvent tendance à se dire qu’il vaut mieux abandonner son véhicule et se tourner vers une autre voiture plus moderne.
Des prix assez variables selon les moteurs
Toutefois, avec la hausse continue des prix des voitures, ce n’est pas forcément une bonne idée. Car contrairement à une idée reçue, un moteur d’occasion n’est pas forcément très onéreux. Bien sûr, son prix sera dépendant du prix d’origine de la voiture. Un moteur de Porsche ne sera évidemment pas au même tarif qu’un moteur occasion de Kangoo. Le jeu de l’offre et de la demande va aussi influer sur le prix du moteur d’occasion, tout comme son kilométrage.
On peut ainsi trouver facilement des moteurs autour de 500 €. Par exemple, un moteur très répandu comme le bloc Diesel 1,5 dCi K9K qui équipait les Clio IV, le Captur ou encore la Mégane, peut se trouver à ce tarif plus que raisonnable, malgré un kilométrage plutôt faible (autour de 50 000). Logique étant donné le nombre de véhicules qui en ont été équipés.
La moyenne pour un moteur d’occasion se situe malgré tout plutôt autour de 3 000 euros. C’est notamment le cas pour un bloc diesel Renault 1.6 R9M qui équipe par exemple certains utilitaires de Renault, Opel, ou Nissan, malgré un kilométrage affiché de près de 200 000 km.
Attention à la main-d'œuvre et la compatibilité
Au-delà du prix de la pièce, il faut aussi compter sur le prix de la main-d'œuvre qui peut vite chiffrer. À moins de savoir procéder à un changement de moteur soit-même ou d’avoir la chance d’avoir une connaissance qui sache le faire, il vaut mieux ne pas prendre ce poste à la légère.
Avant d’acheter, vérifiez également soigneusement que le moteur est bien compatible avec le véhicule et qu'il s'agit du même type que celui indiqué sur la carte grise, sans quoi, en cas de sinistre, l'assureur pourrait déclarer la nullité du contrat. En effet, un même moteur peut avoir plusieurs variantes selon la boite de vitesse, la puissance, ou le modèle concerné.
La première chose à faire est de vérifier le type de moteur, la cylindrée et la puissance. Ces informations sont disponibles sur la carte grise, en rubrique P3 et P2. Une fois celles-ci obtenues, vous pourrez trouver sur internet, le code interne du moteur. Par exemple, chez Renault, les anciens moteurs étaient identifiés par trois caractères, en fonction de la cylindrée, du type de bloc, et de la culasse. Par exemple, le bloc F4R appartenait donc à la famille des moteurs F chez Renault (carter cylindre en fonte, avec futs intégrés), d’une culasse hémisphérique avec injection multisoupapes, et d’une cylindrée comprise entre 1951 et 2050 cm³.
Les nouveaux moteurs sont désormais nommés à l’aide de deux lettres et deux chiffres. Par exemple, le HR10 (moteur essence 1 000 cm³) est un moteur de la famille H. Parfois, quelques caractères supplémentaires permettent d’identifier le moteur. Le bloc HR10EDET est ainsi un bloc GPL, le HR10DDT est une version à injection directe, tandis que le HR12DDV est équipée d’un micro hybridation.
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