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Fin de Flexis: Volvo Trucks devrait revendre ses parts

C’était dans les tuyaux depuis quelques jours, Renault et Volvo Trucks devraient se séparer. Sauf retournement de situation, Renault devrait donc racheter les parts de son ancien partenaire dans Flexis, la coentreprise créée en 2024.
Fin de Flexis: Volvo Trucks devrait revendre ses parts
Par le 10/02/2026

Les grandes manœuvres se poursuivent en coulisse pour Renault avec le détricotage de nombreuses mesures prises par le prédécesseur de François Provost, le nouveau directeur général de Renault nommé après le départ de Luca de Meo il y a un peu plus de six mois.

Ainsi, après avoir vidé Mobilize de sa substance et simplifié l’offre, réintégré les activités d’Ampère au sein de Renault, réorganisé certains services (provoquant notamment les départs de quelques figures comme Luc Julia), pris de lourdes décisions relatives à Alpine en compétition et au site de Viry-Châtillon, Renault va reprendre à son compte la co-entreprise Flexis qu’il avait créé avec Volvo Trucks qui détient par ailleurs Renault Trucks.

Flexis avait été créée en 2024 avec le constructeur de camion suédois et l’armateur français basé à Marseille, CMA CGM, pour inventer les utilitaires électriques du futur. Flexis avait d’ailleurs déjà présenté trois modèles, déclinés sous la forme des nouveaux Renault Trafic, Goélette et Estafette.

Renault veut réduire la voilure

Sauf que depuis l’arrivée de François Provost à la tête de Renault, d’importantes divergences sont apparues entre Volvo Trucks et Renault. À tel point que le tribunal de commerce de Nanterre a nommé un conciliateur pour trouver une solution.

Les deux constructeurs semblent désormais avoir des visions différentes quant au déploiement des utilitaires électriques. Face à un marché balbutiant, bien plus encore que le marché des voitures électriques qui parait décoller, Renault souhaite réduire la voilure, tandis que Volvo estime plutôt que ce marché est porteur. S’il est vrai que de nombreux constructeurs se lancent dans une nouvelle génération d’utilitaires électriques, notamment Kia, ces modèles peinent à décoller, la faute à un tarif trop élevé, et à une autonomie qui pose clairement un problème pour les professionnels. L'Europe a malgré décidé d'assouplir certaines règles sur les VU pour tenter de les relancer.

Renault a malgré tout prévu de commercialiser cette année son nouveau Trafic électrique qui va cohabiter avec le Trafic thermique actuel qui a dernièrement été légèrement modernisé. Le Trafic électrique sera suivi par la Goélette, ainsi que par le disruptif Estafette.

Une rupture technologique

Ces trois utilitaires marqueront une rupture technologique chez Renault, car ils seront également les premiers modèles à être équipés d’une plate-forme en 800V contre 400V jusqu’à présent. Une tension plus élevée qui autorise une recharge plus rapide, élément essentiel pour un véhicule professionnel. Selon Renault, le Trafic pourra ainsi récupérer 260 km (en passant de 15 à 80% de charge) en 20 minutes.

Futur Renault Trafic 2026

Le Trafic sera équipé d’un moteur de 150 kW, soit 204 ch, disposant d’un couple de 345 Nm, ce qui en fera le Trafic le plus puissant de son histoire. Et surtout, malgré le surpoids des batteries, il sera capable de tracter jusqu’à deux tonnes et pourra transporter 1,25 tonne en charge utile. Enfin, question autonomie, la batterie la plus grande permettra, selon Renault, de parcourir 450 km selon le cycle WLTP.

Les négociations se poursuivent pour le prix de rachat des parts

Si la décision de racheter les 45% de parts de Volvo semble actée, le prix de celles-ci reste malgré tout à définir. Les négociations se poursuivent donc.  Le 19 février prochain, Renault doit présenter ses comptes au titre de l’exercice 2025. Selon diverses sources concordantes, les actifs ne devraient pas être dépréciés.


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