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Un contrat à un milliard d'euros pour produire des drones militaires ?

C’était dans les tuyaux depuis quelque temps, mais c’est désormais officiel : Renault va bien produire des drones à destination militaire, avec la société française Turgis Gaillard.
Par le 21/01/2026

L’Usine Nouvelle a confirmé l’information, à la demande du gouvernement, Renault va bien produire des drones. Ces derniers ont en réalité été initialement étudiés et mis au point par une entreprise française peu connue du grand public, nommée Turgis Gaillard, qui emploie actuellement près de 400 salariés pour un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros. Celle-ci s’est associée à Renault qui a retravaillé l’engin à l’aide d’une petite équipe en appliquant son savoir-faire pour réduire les coûts, et notamment, selon L’Usine Nouvelle, en utilisant des matériaux issus de l’automobile et en utilisant du rivetage autoperçant, un procédé industriel classique dans l’automobile.

Pour la production, une nouvelle société devrait être créée. Elle serait placée sous la responsabilité de la DGA, la Direction Générale de l’Armement. Alors que l’on avait parlé initialement d’une production en Ukraine, c’est en réalité en France qu’elle devrait avoir lieu. Bien que le site officiel ne soit pas encore annoncé, le choix aurait été porté sur l’usine de Cléon, en Normandie, qui produit particulièrement des moteurs pour le groupe ainsi que l’usine du Mans, spécialisée dans les châssis et composants des voitures thermiques, hybrides et électriques.

Un drone à moteur Diesel

Près de 600 unités devraient sortir des chaînes tous les mois. Mais contrairement à certains drones que l’on peut voir sur le front en Ukraine, ces drones ne seront pas des petits modèles. Ils seront en effet équipés d’un moteur… Diesel, le Renault M9, qui a été produit à hauteur de 250 000 unités en 2025 pour des appareils militaires divers et variés.

Ce drone sera ainsi une “munition téléopérée à longue portée”, qui pourra aussi être utilisé dans le cadre du renseignement. Il devrait ainsi avoir une longueur de 10 mètres pour une envergure de près de 8 mètres. Un gros bébé capable de voler jusqu’à 400 km/h et aller jusqu’à 5 000 mètres d’altitude, qui devra trouver la bonne recette pour réduire les prix car ce modèle est de type kamikaze. En cas de mission avec une charge explosive, il n’aura pas vocation à revenir à sa base, mais à être détruit.

De gros doutes “planent” malgré tout

Pour autant, rien ne dit que la production sera réellement lancée, ni pour combien de temps. Ce domaine technologique est en pleine ébullition et évolue très vite. Une situation assez incompatible avec l’industrie automobile dont Renault est un expert. Dans ce secteur, et nous l’avons vu avec le conflit entre la Russie et l’Ukraine, il faut savoir être très agile, sous peine de se faire très vite dépasser.

Et ce n’est pas la concurrence qui manque, car de nombreux autres acteurs proposent aussi des drones. Certains très connus dans le secteur de l’armement comme Thales, et de nombreux autres qui veulent émerger. Mais si le projet est viable, cela pourrait rapporter 1 milliard d’euros sur dix ans, soit environ 100 millions d’euros par an, si toutefois le volume de commande atteint les 600 drones par mois, ce qui est loin d’être assuré.

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