Ça y est, j’ai la bête !
Comme promis, un premier retour, à chaud et donc évidemment galvaudé par l’effet de changement et la joie d’avoir enfin trouvé chaussure à son pied.
Je re-précise que je pars d’un Grand Scenic 2 2.0 DCI150 Carminat de 2007 qui aura très prochainement 300.000 kms. Je sous-entends que le GPS est depuis longtemps remplacé par le smartphone, l’autoradio par un excellent Alpine et que la fonctionnalité la plus « complexe » est le régulateur de vitesse. Vous comprendrez pourquoi mes remarques…
Déjà, il est magnifique (oui, avis subjectif 😉) et effectivement en excellent état. Uniquement 3-4 petits coups de portières mais la peinture n’ayant pas bougé, je les aurais avec de la pâte de carrosserie et éventuellement le crayon de retouche.
Bien qu’ayant déjà essayé plusieurs Espace, le fait de prendre le temps d’en faire le tour et de tout vérifier, je prends réellement compte qu’il est quand même plus gros que le Scenic, il va me falloir du temps pour prendre en main ce gabarit dans les rues étroites et les parkings.
Je règle mon siège conducteur (enfin… j’essaie car tout est électrique maintenant) et je commence à appliquer mes réglages de conducteur (style d’écran, réglage suspension, …) pour finalement tout laisser par défaut !! Trop de trucs à appréhender et à régler, je verrai tout ça plus tard. Donc, réglages en « Regular », soit le mode par défaut.
C’est important car devant partir de Paris pour aller en Bretagne, j’ai un trajet assez diversifié (ville, campagne et autoroute) pour tester le véhicule et me rendre compte de ses qualités/défauts. 4h30 pour faire connaissance, c’est top !
J’avoue, je cherche le levier de vitesse… ça commence bien. En ville, franchement c’est super facile, il tourne vraiment très bien, merci le 4Control. En revanche, je comprends beaucoup mieux les remarques sur les jantes. J’ai les 19 pouces, jolies mais pas aussi classes que les 20 pouces. Celles-ci ont été à plusieurs reprises montrées du doigt par les Pro comme dégradant un peu le confort. De mon point de vue, en partant d’un Scenic très soft, je m’attendais à mieux sur les dos d’âne et les petites irrégularités de la route en ville. Soit je deviens un vieux con, soit je suis trop exigeant, soit… bref, heureusement que je n’ai pas les 20 pouces finalement. Sans doute un réglage typé « Confort » sera plus approprié mais quid de la conduite dynamique ? Je verrai plus tard.
Le plein fait, j’attaque la N104 puis l’A10. De nouveau, je rejoins l’avis général (mais pas de tous) des articles Pro concernant l’EDC6. Ah va falloir que je change de manière de conduire car la princesse n’aime pas trop être brusquée ! Fini les accélérations franches et nettes en rétrogradant juste pour un dépassement rapide afin de ne pas gêner les plus pressés qui arrivent sur la file de gauche. J’admet, c’était aussi désagréable pour les passagers car un peu trop brutal. Dans l’Espace, avec cette EDC6, il faudra la jouer plus fine et anticiper un peu plus. Mais rien de dramatique non plus, car à part ce tout petit temps de latence (la seconde environ), ça pousse fort, très fort. L’EDC lancée, elle accompagne bien ce 2.0 DCI de 200 ch qui est resté dans le même état d’esprit que son aïeul de 2007. Un moteur exemplaire, robuste et volontaire. Pas un TDI en termes de dynamisme (voire de brutalité de vocalises), pas un « d » de BMW en termes de consommation (mais ce n’est ni le même prix d’achat, ni le même prix d’entretien), mais ce DCI est très fort partout.
Il relance très bien, reste assez discret et consomme raisonnablement : 6.8 l pour mon trajet ville, autoroute et campagne, avec une marge de plus ou moins 5 km/h sur les vitesses réglementaires en fonction du contexte. L’Espace fait 1,8 ou 1,9 tonnes quand même, c’est vraiment pas mal du tout !
Sur l’autoroute, c’est la fête ! Super confort, de la lumière partout autour de soi (j’adore cet espace que je retrouve pas du tout dans un Kodiaq ou une V60), avec la sono Bose qui joue sa partition comme il se doit. Petit mot là-dessus, c’est du Bose hein ! ça n’a pas la finesse et la précision d’un ensemble Focal ou B&W. Ces 12 HP sonnent bien, forts et préfèrent les basses, c’est net. Ça me suffira, même si je perds un peu le dynamisme et les détails de mon Alpine CDE-193BT.
Cependant, le régulateur de vitesse adaptatif… il va vite me falloir savoir comment désactiver ce machin il m’énerve à ralentir beaucoup trop tôt par rapport à une voiture devant soi. Il casse le rythme et relance la voiture, ça consomme plus et c’est désagréable.
J’arrive en région rennaise, il pleut… Non, c’est une blague, n’importe quoi, faut arrêter de regarder les chaines d’info et leur météo, ce sont des bêtises on vous l’a déjà dit !
Bref, y’a quelqu’un qui s’amuse à asperger d’eau le périphérique de Rennes et ça me donne l’occasion de tester une sortie un peu traitresse (il faut la connaître, elle est un peu méchante) sur un sol mouillé. Comme un TGV… l’Espace n’a pas bronché du tout, le 4Control a, comme attendu, joué son rôle et la courbe fut prise aisément à une vitesse un peu élevée (personne autour et risque minime, je précise), là où le Scenic m’aurait donné des sueurs froides. Détail important, les pneus avant, des Michelin CrossClimate 2, sont neufs et les pneus arrière, des Continental ContiSportContact 5 sont à 80% neufs. Expérience rassurante pour les évitements d’urgence.
Arrivée à mon domicile, tranquille, pas de fatigue particulière et finalement, les 4h20 de trajet sont passés super vite.
A chaud, je confirme donc les qualités de routières grand confort, de châssis rassurant, d’équipement pléthorique (à mon goût sans doute trop, je pense me passer de quelques fonctions qui m’insupportent) et d’une consommation très maîtrisée.
Dans les « - », il y a un gabarit à prendre en compte, l’EDC6 pourrait être mieux réglée (Renault le sait pourtant, ça fait un bail qu’ils ont ce retour client) et quelques petites erreurs de lecture de panneaux sur la route (130 km/h sur la 4 voies entre Laval et Rennes, n’importe quoi).
Si ça vous intéresse, je referai un retour d’ici 1 an.
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Mégane I 1.9 DCI 105 authentic de 2001 – 333.000 kms, partie avec les honneurs et d’une fiabilité sans faille.
Grand Scénic II 2.0 DCI 150 de 2007 – 295.000 kms, toujours vaillant.
Espace 5 2.0 DCI 200 de 2020, 73.000 kms