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Fin des voitures thermiques d’ici 2030 chez Renault: ça alors, quelle su

Mardi, lors de la présentation de son plan stratégique, le patron de Renault a annoncé que le constructeur cesserait la vente de voitures thermiques dès 2030 pour privilégier les hybrides et les électriques. Mais est-ce vraiment une surprise ?
Fin des voitures thermiques d’ici 2030 chez Renault: ça alors, quelle su
Par le 12/03/2026

Attention spoiler : non ce n’est pas une surprise. En effet, nous sommes en 2026, et quatre années nous séparent encore de 2030. Pourtant, les modèles Renault non hybrides roulant encore avec du carburant classique essence ou diesel se font déjà très rares. Hormis la Clio, le Captur et, dans une moindre mesure, le Kangoo, dont les ventes sont plus que faméliques, tous les modèles sont désormais 100% full hybride. C’est notamment le cas du Symbioz et son cousin le Mitsubishi Grandis, qui a perdu toutes ses motorisations non hybrides dernièrement, tout comme l’Austral, tandis que les Espace et Rafale n’ont été commercialisés qu’en full hybride depuis le début de leur carrière. 

Et encore, sur la nouvelle Clio, seul le moteur TCe 115 n’est pas hybride, tandis que sur le Captur le même moteur est proposé aux côtés d’une version adaptée au GPL nommé Eco-G 120. Pour faire simple, il ne reste qu’un seul moteur non hybride sur la gamme actuelle.

Quant à la Clio 5, qui reste proposée sur le catalogue et qui dispose encore d’une offre en diesel, elle ne restera pas au catalogue encore bien longtemps.

Du full et mild hybrid partout dans peu de temps

On sait par ailleurs que le bloc HR12 (1,2 TCe) est disponible avec une version mild hybrid, particulièrement sur les Duster et Bigster, associé à une batterie de 48V. Il ne sera donc pas difficile pour Renault de continuer à proposer ce bloc en l’associant à une petite batterie, ce qui sonnera le glas du thermique pur.

Dès lors, la trajectoire de Renault vers la fin des moteurs thermiques sur les VP (Voitures Particulières) est d’ores et déjà bien entamée, et l’annonce de la fin du thermique pur d’ici 2030 qui a fortement été relayée comme l’information clé de la conférence de mardi dans les médias, n’est en réalité pas une nouvelle en soi. Quiconque connaît un peu le constructeur l’avait bien compris depuis fort longtemps.

Une décision étonnante ? Pas vraiment.

Pourquoi le constructeur a-t-il décidé de devancer autant “l’appel” de 2035, qui pour rappel, interdira aussi les voitures full hybrides ? 

C’est assez simple : en plus de cette interdiction des voitures thermiques en 2035 malgré un léger assouplissement des règles, l’Europe a mis en place une autre réglementation, la norme CAFE, qui impose aux constructeurs une limite de CO2 (93,6 g de CO2 / km en moyenne pour 2025 et 49,5 g de CO2 en moyenne entre 2027 et 2030). En cas de dépassement, les constructeurs sont soumis à de fortes amendes (95 € par gramme) ou doivent acheter des crédits carbones à d’autres entreprises plus vertueuses.

Deux politiques sont donc possibles : soit limiter sa gamme aux modèles qui rejettent le moins de CO2 comme l’électrique ou l’hybride et ainsi accepter de réduire les volumes en se passant des clients qui cherchent un modèle peu cher, soit ne pas restreindre sa gamme et répercuter ces amendes sur les clients.

Renault a fait le premier choix, à savoir limiter la vente de voitures dites “polluantes”, en favorisant les versions full hybrides, plus chères, quitte à perdre des ventes. C’est notamment le cas pour le Symbioz et l’Austral qui existaient par le passé avec le bloc de 130 ch non hybride. Cette annonce est donc tout sauf une surprise, et surtout, il y  a quand même eu des informations plus importantes, comme le nouveau Bridger Concept ou le véhicule laboratoire R-Space Lab.


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