Une Renault 4 Plein air dépasse les 100 000 euros aux enchères
Une adjudication qui a atteint des sommets pour ce modèle emblématique et relativement rare, autrefois symbole de simplicité et d’accessibilité, et qui s’impose désormais comme une pièce de collection recherchée.
L’événement, orchestré par Artcurial Motorcars qui a déjà procédé à la vente de certains modèles de la collection Renault en décembre dernier, a réuni une sélection éclectique de véhicules anciens et de sportives d’exception. Dans un marché des voitures de collection en pleine effervescence, cette Renault 4L a créé la surprise en dépassant largement les estimations initiales, fixées entre 20 000 et 30 000 €.
Un modèle rare et préservé
La version « Plein Air », reconnaissable à l’absence de capote et de portes latérales, est un exemplaire particulièrement rare. Selon les estimations, seulement 550 à 650 unités auraient été produites par Renault. Ce modèle, resté dans la même famille depuis sa sortie d’usine et affichant un kilométrage exceptionnellement bas, a attiré l’attention des collectionneurs, provoquant une envolée des enchères.
Un symbole culturel en pleine revalorisation
La Renault 4, surnommée affectueusement « quatre pattes » en France, était autrefois perçue comme une voiture utilitaire, économique et polyvalente. Aujourd’hui, elle incarne bien plus : un patrimoine automobile dont la rareté et l’état d’origine font exploser les prix. Ce record d’adjudication reflète une tendance plus large : celle de la revalorisation des voitures populaires, désormais considérées comme des objets de collection à part entière. Le retour de la R4 chez Renault (qui a manqué le titre de voiture de l'année), en version électrique, n'est également pas étranger à ce regain d'intérêt, pour un modèle qui, il y a encore quelques années, n'avait pas encore une cote très importante chez les collectionneurs.
Un marché en pleine ébullition
Cette vente s’inscrit dans une dynamique globale où les modèles d’exception ont par ailleurs brillé. Parmi eux, une Mercedes-Benz 300 SL « Papillon » de 1956 a été adjugée pour plus de 4,4 millions d’euros, tandis qu’une Ferrari F92A F1, pilotée par Jean Alesi, a trouvé preneur pour près de 2,9 millions d’euros. Clairement, les anciens véhicules ont la cote, dans une période où la nostalgie d'une époque synonyme de liberté et d'une vie plus simple et moins connectée ne cesse de monter.
La Renault 4L, nouvelle star des enchères
Cette adjudication record pour une Renault 4L « Plein Air » confirme donc l’engouement croissant pour les véhicules populaires, restaurés ou conservés dans leur état d’origine. Un phénomène qui transforme des modèles autrefois modestes, voire très modestes en véritables trésors automobiles, surprenant même les experts les plus chevronnés.
Si l'on peut se réjouir de ce regain d'intérêt pour la "4L", cela a aussi des effets "indésirables" pour les futurs concurrents du 4L Trophy qui voient leur budget exploser à cause du prix d'achat de leur 4L. Et cela ne semble pas prêt de s'arrêter.