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Concessions sur la fin du thermique en 2035: quels impacts ?

Après avoir plusieurs fois repoussé sa décision, l’Europe a finalement accepté de revenir -un peu- en arrière concernant l’interdiction pure et simple des véhicules thermiques au-delà de 2035 et a fait quelques concessions supplémentaires.
Par le 05/02/2026

S’il y a bien une décision de l’UE qui était très attendue, c’était bien celle relative à l’interdiction des voitures thermiques après 2035 qui avait été votée en 2022. Une décision difficile, car tous les constructeurs n’étaient pas alignés. Les constructeurs français, notamment Renault, étaient opposés à un assouplissement, estimant que les investissements consentis étaient trop conséquents pour revenir en arrière, tandis que les constructeurs allemands, ayant pris un certain retard, militaient pour un assouplissement.

Les Allemands, les voitures hybrides rechargeables et les électriques à prolongateur d’autonomie, grandes gagnantes

Au final, on peut dire que ce sont bien les constructeurs allemands qui ont gagné, tout au moins partiellement. Car, désormais, l’interdiction des voitures thermiques a été supprimée. 

En effet, l’objectif initial de baisser de 100% les émissions de CO2 en 2035 par rapport à 1990, passe dorénavant à 90%.

Cela implique donc une petite marge pour des véhicules thermiques, laissant ainsi une place pour les voitures hybrides rechargeables, une technologie généralement plébiscitée par les constructeurs premium pour baisser les émissions, bien qu’elle soit coûteuse. C’est donc clairement une victoire pour les constructeurs premium comme BMW, Audi ou Mercedes. Chez Renault, seul le Rafale dispose d'un tel moteur qui représente un volume de ventes très faible.

Malgré tout, cela permettra aussi aux constructeurs de proposer des voitures électriques dotées d’un prolongateur d’autonomie, le temps que la technologie des batteries solides se démocratise vraiment.

Un léger recul sur les trop nombreuses normes qui provoquent la hausse des prix

La commission, et c’est une vraie (petite) victoire commune, a accepté de revenir en arrière sur certaines normes et homologation afin d’éviter des surcoûts aux constructeurs. Soyons francs, cela va se jouer à la marge, mais c’est déjà une petite avancée.

Le marché des utilitaires n’a pas été oublié. En pleine déliquescence depuis quelques mois, à cause notamment de prix qui explosent, ils sont également soumis à une forte charge de l’Europe. Pire, les utilitaires électriques ayant un PTAC compris entre 3,5 et 4,25 tonnes devaient être équipés d’équipements supplémentaires (limiteurs de vitesse et tachygraphes “intelligents” notamment) comparés aux versions thermiques. Une ineptie totale, qui a été corrigée. Heureusement, car contrairement aux véhicules VP, ce marché ne décolle pas. C'est d'ailleurs ce qui explique la volonté de Renault de mettre le frein sur les futurs VU développés avec Volvo Trucks.

Une nouvelle catégorie de véhicules jusqu’à 4,20 mètres

Jusque-là, ces mesures ne semblent pas vraiment apporter de quoi rassurer les automobilistes qui voient le prix des voitures neuves exploser, provoquant une forte baisse du marché en 2025 et en ce début d'année. Mais, nous avons gardé le meilleur pour la fin !

Depuis de nombreux mois, beaucoup de constructeurs militaient pour que l’Europe, à l’image du Japon avec ses keï-cars, accepte la création d’une nouvelle catégorie de toutes petites voitures, avec des normes simplifiées afin d’en baisser les prix.

La commission a ainsi apporté deux réponses sur cette problématique. D’une part, la production des petites voitures au sein de l’Europe permettra désormais de gagner des crédits carbone. Une nouvelle usine à gaz (à effet de serre bien sûr..) dont on estime encore mal les effets qu’elle pourrait produire étant donné que de nombreuses citadines sont construites en Europe comme la nouvelle Twingo / future Nissan Wave

Plus intéressant, la commission a créé une nouvelle catégorie de voiture baptisée M1E, qui bénéficiera de normes allégées. Alors que l’on pouvait penser qu’elle concernerait les toutes petites voitures comme le Dacia Hipster Concept, il n’en sera rien.


Le Dacia Hipster Concept présenté l'année dernière en région parisienne

Cette nouvelle catégorie va concerner les voitures jusqu’à 4,20 mètres de long. Cela implique donc, si l’on regarde le paysage automobile actuel, qu’elle inclurait des voitures comme la Renault 5, la Peugeot e-208, la Citroën ëC3, la Volkswagen ID. Polo, mais aussi la Renault Mégane (4,20 m tout rond).

Pour pouvoir être classée en M1E, la voiture devra donc atteindre au maximum les 4,20 mètres, mais aussi être vendue sous les 20 000 €, ce qui exclut d’office, à ce jour, la Renault 5, la e208 et la Mégane. À l’inverse des modèles comme la future Volkswagen ID. 1, la Renault Twingo, ou la remplaçante de la Dacia Spring serait concernés.

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