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Est-ce la fin de la hausse des prix dans l’automobile ?

Ces dernières années, le prix des voitures n’a pas cessé d’augmenter, rendant l’accès aux voitures neuves de plus en plus compliqué. Une situation qui tarde à se stabiliser même si quelques indicateurs sont positifs.
Par le 22/12/2025

En cinq ans, le prix des voitures a explosé. En 2021, une Renault Clio de milieu de gamme, en finition ZEN et équipée du moteur TCe 100 GPL était facturée 19 050 €. Cinq ans plus tard, cette même Clio de milieu de gamme (finition Techno) réclame désormais 22 700 € soit une hausse de 20% !

Même chose pour l’entrée de gamme (Clio Evolution SCe 65) qui débute à 20 100 € alors que son alter ego, la Clio Life SCe 65 était affichée à 15 300 € (+31%). Cela se passe de commentaires. Renault a malgré tout fait un effort avec sa Clio Generation affichée à 16 900 € seulement. Mais si on regarde de la dernière Clio 6 qui a récemment obtenu 4 étoiles par l'Euro NCAP, son prix de départ est de 19 900 €.

Tous les modèles et tous les constructeurs ont vu le prix de leurs voitures flamber. L’Austral par exemple implique dorénavant de sortir 41 900 € au minimum quand son prédécesseur, le Kadjar se contentait de 29 300 €. C'est notamment ce qui a expliqué le succès de l'Arkana, vendu en dessous de 30 000 €, mais que Renault vient de stopper. Et à ces hausses, il faut aussi ajouter le malus écologique sur certains modèles, particulièrement sur l’entrée de gamme.

Du côté des électriques, en revanche, les prix ont légèrement baissé. Car quand la Zoé réclamait 32 500 € pour une version équipée d’une batterie de 52 kWh et une autonomie de 400 km, avec en prime, un chargeur de 22 kW en série, la R5 se contente de 31 490 €. Mais le chargeur en 22 kW a été supprimé.

Les voitures neuves désormais hors de portée pour beaucoup

Par le passé, l’acheteur d’une voiture neuve était majoritairement âgé, pour des raisons de budget bien sûr. En 2015, l’acheteur moyen d’une voiture neuve avait 55 ans selon BFM.

 Dans le même temps, les achats comptants restaient limités. Le plus souvent, le client va choisir son crédit à la consommation en comparant sur internet, ou choisira soit une LLD, soit une LOA qui permet de lisser le prix des voitures, malgré le surcoût que cela implique.

De nombreuses causes expliquent ces hausses

Comment expliquer une telle inflation ? Comme souvent, c’est multifactoriel. La première, vient des constructeurs eux-mêmes, qui, touchés par la pénurie de pièces à la sortie du Covid, ont décidé d’augmenter leurs marges et donc, leurs prix. C’est ainsi que Renault a d’ailleurs affiché des résultats records, avec une marge opérationnelle jamais vue jusque-là. La hausse des matières premières, toujours en raison d’une demande plus forte que l’offre, a aussi fortement impacté le prix des voitures.

Mais comme si cela ne suffisait pas, l’Europe et la France sont venus rajouter une pierre (tombale) à l’édifice. Car en dehors du malus écologique qui touche directement les acheteurs, les constructeurs doivent désormais faire face à des amendes sur les rejets de CO2 (loi CAFE ou Corporate Average Fuel Economy). Ces amendes sont bien sûr calculées dans le prix de vente des voitures. Certains, comme Renault, ont aussi supprimé les motorisations classiques sur certains modèles, pour ne proposer que de l’hybride bien plus onéreux.

Et pour finir, la norme GSR2 dont un premier lot est entrée en vigueur en 2024 (le second est prévu pour juillet 2026) a fini d’achever tout ce petit monde. Cette norme impose en effet aux constructeurs d’équiper tous leurs véhicules neufs de nombreux équipements de sécurité qui sont désormais devenus des standards: Freinage d’urgence autonome (destiné à réduire les accidents, mais parfois impliqué dans des incidents ces derniers temps), radar de recul avec détection d’obstacles, avertisseur perte d’attention du conducteur par caméra, adaptation à la vitesse, enregistreur de données, ou encore protections de choc piéton. Seulement, ces aides à la conduite ne sont pas gratuites, et là encore, c’est aux clients de les payer.

Une lueur d’espoir ?

Les constructeurs ne sont donc que partiellement responsables, mais ils ont bien compris qu’il fallait stopper l’hémorragie. Car avec l’arrivée massive des voitures chinoises moins chères, les constructeurs historiques voient leurs parts de marché fondre.

Ils militent d’ailleurs auprès de l’Europe pour pouvoir proposer à l’image de kei cars japonaises, de petits véhicules moins chers avec moins de normes, car une chose est sûre, un retour en arrière semble impossible.

Pour le reste, leur marge de manœuvre reste limitée, mais on voit arriver de petits modèles électriques relativement bon marché, comme la nouvelle Twingo, la Citroën eC3 ou encore la future Volkswagen ID.2. L’affaire est certes mal engagée, mais tout n’est pas perdu.

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