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Laguna Coupé Black Edition 150

Laguna Coupé Black Edition 150

Commercialisée en 2008, la Laguna Coupé représente près de 15% des ventes totales de Laguna. Superbement dessinée, la Laguna reste malgré tout un coupé de niche, avec un volume de vente assez faible, proche de l’Audi A5… en France.


Lors de la présentation du concept/show-car en 2007, la presse était unanime, ce coupé était une indéniable réussite stylistique. Avec ses airs d’Aston Martin, la version finale manque tout de même d’un petit quelque chose qu’avait pourtant le show-car du même nom.

Mais bon, ne faisant pas la fine bouche, car depuis l’arrêt de la 406 Coupé, la production automobile française –la Laguna Coupé est produite à Sandouville- n’avait plus eu de coupé haut de gamme digne de ce nom. Il ne lui manque finalement vraiment pas grand-chose pour encore gagner en classe : un porte-à-faux arrière un peu plus important et un train-arrière plus bas afin de mieux l’asseoir visuellement sur la route, et un très léger lissage de sa face avant suffirait à la faire passer de beauté à canon.

Laguna Coupé

Ce sont plus de 5 000 km que nous avons effectués avec notre modèle, une Laguna Coupé Black Edition dCi 150 FAP, équipée du GPS Tomtom, de la carte main-libre, et du pack Confort (rétro rabatables et dégivrables,...)

Sur cette version, désormais entrée de gamme affichée à plus de 31 000 €, mais autrefois proposée comme une série spéciale milieu de gamme proche de la fintion GT afichée à  29 500 €, on peut cependant regretter l’absence d’une bête prise USB, qui devrait être proposée de série sur un tel modèle, tant c’est désormais un standard. A la place, Renault propose cependant une prise RCA, ce qui permet ainsi de brancher tout appareil audio, mais empêche de le piloter depuis les commandes au volant.

A la finition GT (version 2011), Renault reprend la peinture métalisée (noir nacré, gris Cassiopée ou gris platine), double canule d'échappement chromée, jante alu de 17" "Talisman", bi-xénon adaptatif ainsi que la climatisation automatique bi-zone avec capteur de toxicité, l'audio connexion box couplé à la radio CD M3 140W Bluetooth "3D sound by Arkamys", le limiteur et régulateur de vitesse, 6 airbags, l'aide au parking arrière, etc...

A l’intérieur, la planche de bord « aérienne » se révèle d’une excellente qualité, et bien assemblée. Quelques plastiques gagneraient à être plus moussés par endroit -la Mégane III RS est parfois mieux dotée à ce sujet- (comme ceux des portières, ou "juste" moussés (couvercle de boîte à gant, plastiques sous la planche de bord / derrière le levier de vitesse) mais dans l’ensemble, on ne note pas spécialement de fausse note. Un petit bémol cependant sur les aiguilles des compteurs qui font un peu « cheap ».

Le GPS TomTom se révèle très précis et performant : Calcul rapide, connexion aux satellites quasi-instantanée, choix d’itinéraires corrects (il ne fait pas passer des routes sans bitume impraticable même en pleine campagne),…
Même si certains équipements modernes présents chez les concurrents sont ici absents (affichage tête haute, détection d’angles morts, Assistance au stationnement, Visio System –présents chez Renault-,…) on en apprécie d’autres comme la carte main libre, ou le frein à main automatique, deux équipements que Renault a lancé il y a déjà pas mal d’années. La Laguna Coupé ne propose ainsi rien de nouveau de ce côté-là, c’est un peu dommage.

Plutôt confortable -les suspensions sont plus dures que sur la berline- le conducteur profite d’un excellent châssis, même si le notre n’était pas équipé de l’excellent et très efficace système à 4 roues directrices 4Control.

Laguna Coupé Black Edition

Très précise et plutôt dynamique, la Laguna se révèle donc plaisante à conduire. Avec ses 150 ch, issus du 2.0 M9R les performances proposées sont appréciables, sans être pour autant un foudre de guerre. A bas régime, sa filiation « diesel » ne peut être niée, tout comme lorsqu'une accélération franche fait ressortir un petit claquement –très maitrisé- peu flatteur, mais à vitesse constante, le bloc se fait totalement oublier. Le voyage s’effectue ainsi dans un grand silence, ce qui est fort appréciable. Et c’est plutôt une bonne chose car l’installation audio 3D Sound By Arkamys et ses différents HP ne se révèlent pas spécialement à la hauteur de la communication effectuée par Renault lors de sa présentation en 2008. Elève moyen dans le multimédia, peut mieux faire.

La réputation du moteur 2.0 dCi n’est plus à faire. Performant, discret, sobre, et surtout fiable, il fait équipe à merveille avec la Laguna. Ses 150ch (4 000tr) et ses 340 Nm de couple (à 2 000 tr/min) sont parfaits pour faire évoluer correctement l’ensemble (0 à 100 km/h en 9,5s), qui affiche tout de même une tonne et demi sur la balance.

La consommation moyenne annoncée pour cette motorisation est de 5,9 L / 100 km et 5.1l en cycle non urbain. En condition réelle sur du parcours non urbain/ mixte (essentiellement composé de départementales / nationales), une utilisation « bon père de famille » permettra de se stabiliser aux alentours de 5,8l. En usage un peu plus soutenu, la barre des 6l sera passée, mais cela reste cependant très raisonnable pour un tel modèle.
Avec sa boite de vitesse (dont les rapports sont un « tantinet » longs) et sa commande douce, l’ensemble est très agréable.

Pour les aspects pratiques, comme tout coupé, la hauteur de toit pour les passagers arrières est limitée, mais largement acceptable avec 815mm. La forme de l’ouverture du coffre arrière n’est pas des plus pratiques –mais quel style ! -et empêchera de mettre des objets longs, et pratiquement aussi haut que la hauteur de l’ouverture. Disposant déjà d’un volume total fort appréciable de 423 dm3, la banquette arrière fractionnable rabattable (1/3, 2/3) permet de bénéficier d’un volume de chargement encore plus important.

Ainsi, même si l’aspect pratique n’est pas sa qualité première, la Laguna Coupé n’en demeure pas moins un coupé facile à vivre au quotidien. Divers rangements sont présents dans l’habitacle: petit rangement en bas à gauche du volant, rangement à CD en lieu et place de la commande de frein à main (celui-ci étant automatique sur la Laguna), (très) petit espace avec couvercle devant le levier de vitesse, boite à gant profonde, vides poches,…

Stylée, plutôt confortable, assez économique à l’usage, silencieuse, sobre, disposant de blocs performants, connus et reconnus (2.0 dCi 130, 150, 180, V6,…) fiable, la Laguna Coupé est une vraie réussite. Mais sur un segment dans lequel les marques françaises n’ont plus -à tort- de légitimité, difficile de se faire une place au soleil.

Le très léger restylage –si on peut appeler cela ainsi- intervenu cette année ne renversera pas la donne. On a compris que Renault ne compte pas spécialement sur la belle, à tel point qu’elle n’aura pas de descendance…

Dommage, car une politique industrielle se joue sur le long terme. Il faut insister pour s’imposer, et non arriver sur un marché avec une idée « passagère » noble, mais qui reste sans descendance… Jouer la girouette n’a jamais aidé personne !



 

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