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Mégane 3 EDC TCe 130

Mégane 3 EDC TCe 130

Cinq ans après sa sortie, Renault offre pour la première fois un profond restylage à la Mégane 3. Celui-ci suffira t’il à la maintenir en haut du classement des ventes du segment C ? Que vaut-elle face à des rivales plus récentes ?


C’est sous le soleil varois que Renault a décidé de nous présenter la nouvelle Mégane III restylée. Ce n’est certes pas une nouveauté puisque celle-ci a été présentée en septembre, mais cette version Bose, de toute beauté, est commercialisée depuis janvier.

C’est notre première occasion d’essayer l’association du nouveau moteur 1,2 litres TCE 130 à la boite automatique avec double embrayage EDC. Cette motorisation présente un enjeu important pour Renault : si la répartition des ventes entre gasoil et essence est clairement à l’avantage de ce dernier (80% des véhicules vendus sont diesel), il est important de moderniser l’offre essence pour l’avenir !

Megane TCe 130 EDC

La face avant a fait l’objet d’un profond restylage. Elle arbore le nouveau design maison insufflé par Laurens van den Akker. Il faut avouer que celui-ci sied particulièrement à la Mégane 3 en lui donnant un regard plus fluide, mais aussi plus affirmé et plus dynamique.

Les flancs ont été conservés à l'identique. Ils se marient très bien en prolongeant la dynamique de la proue. Notre version d’essai en finition Bose était chaussée de nouvelles jantes spécifiques du plus bel effet.

L’arrière n’a pas évolué lui non plus et c'est assez regrettable : il est tellement fade par rapport à celui de la coupée qu'une version un peu plus osée aurait été la bienvenue. Il ne jure pas avec la nouvelle calandre mais un nouveau dessin de phares et/ou l’incorporation de la technologie à LED auraient permis de le rafraîchir sans pour autant nécessiter un gros investissement. Dommage car vue de derrière, rien ne permet de différencier cette nouvelle version de la génération précédente.

Un habitacle qualitatif sans grand changement
A l’intérieur, pas de grande nouveauté : le design reste celui bien connu depuis l'apparition de la Mégane 3 en octobre 2008.

Seule nouveauté, le traditionnel GPS laisse désormais sa place (en option) au système R-Link. Si celui-ci se trouve trop éloigné du conducteur pour être manipulé via son écran tactile, la molette de commande située au pied du levier de vitesse est toujours de la partie. Elle se révèle par ailleurs bien plus pratique au quotidien. Si le reste de l'intérieur ne change pas, la qualité d’assemblage et le choix des matériaux reste d’excellente facture. Difficile de croire que c’est le même constructeur qui est à l’origine des Clio et Captur tant la finition est exemplaire.

Bose
Le système sonore Bose

La version Bose présente un petit plus avec des inserts de la marque sur les grilles d'enceintes, ou un marche pied spécifique. Les assemblages sont tout simplement parfaits et la sellerie bi-ton noire et blanche est du plus bel effet. De nombreux éléments sont en plastiques chromés ou laqués pouvant être assez salissants à l'usage mais ils sont du meilleur effet.  

Un duo TCe 130 - EDC en osmose
La version qu'il nous a été donné d'essayer était équipée du nouveau 1,2 litres TCE 130 accouplée à la boîte automatique avec double embrayage EDC. Cette boîte à 6 rapports commence à être connu puisqu'elle a été introduite avec la Mégane 3 il y a 2 ans. Elle offre vraiment un très bon agrément de conduite que ce soit en mode automatique ou manuel.

Ce dernier point présente d'ailleurs une nouveauté surprenante par rapport au Renault Captur : les commandes ont été inversées et il faut désormais pousser le levier pour monter les rapports et le descendre pour rétrograder. D'après nos contacts chez Renault, ce fonctionnement semble être celui qui va se généraliser à l'avenir. Hormis ce détail, le fonctionnement de la boîte EDC reste inchangé et demeure très fluide. Elle adapte le régime de passage des rapports en fonction de la conduite et rétrograde lors des freinages, ou lors des relances musclées.

De manière générale, la boîte EDC semble lire dans nos pensées et s'adapte très bien au conducteur. Un bémol toutefois, à certains régimes, notamment en ville en situation de circulation chargée à faible vitesse, la boîte semble hésiter entre deux rapports et faire pas mal d'aller retours.

Ceux-ci ne sont pas inconfortables, mais ils provoquent parfois quelques creux lorsque la circulation se fluidifie et qu'il faut relancer la machine.

Côté moteur il n'y a rien a redire tant ce TCE 130 est réussi et marque vraiment la différence avec la version 115. Très disponible dès les premiers régimes, il accepte de reprendre dès 1700 tours (le couple maxi de 205 nm est disponible dès 2000 tours minutes). Jusqu'à 2500 tours il se montre assez vigoureux. Passé ce régime, la puissance devient plus présente et l'accélération plus franche pour atteindre 4000 tours.

TCE 130

Au delà, la sonorité devient envoûtante jusqu'au rupteur réglé aux alentours des 6600 tours. Difficile d'être plus précis, car ce régime atteint, la boîte EDC passe directement le rapport suivant. La puissance maximale de 130ch est atteinte à 5500 tours minute.

Côté consommation et malgré une conduite appuyée, nous sommes restés sous les 8 litres au 100. Le TCE 130 étant donné pour 5,6 litres au 100 en cycle normalisé et 129g de CO2,  nul doute que cette motorisation saura rester sobre si tant est que vous gardiez un pied léger !

Le mariage entre les deux est donc très réussi dans l'ensemble. L'auto s'est révélée très dynamique dans les routes de l'arrière pays varois, bien chaussée sur ses jantes de 17''. Le groupe moto-propulseur n'a jamais peiné à relancer la voiture à la sortie des virages, sans avoir à rétrograder comme nous aurions pu nous y attendre sur un moteur de cette cylindrée. Le châssis est toujours aussi réussi et le freinage s'est révélé mordant et endurant.

Enfin, le compromis confort-performance est très bien trouvé même si celui-ci tend toujours à se « germaniser » en privilégiant de plus en plus la tenue de route.

Est-ce que cette nouvelle mouture de la Mégane 3 est de taille face à la concurrence? La 308 fraîchement élue meilleure voiture de l'année et la Golf 7 sont assurément de très (trop) sérieuses compétitrices. Face à ce style très germanique, la Mégane 3 affublée de son nouveau visage tente d'apporter un peu plus de gaieté latine.

Le pari est en partie réussi. La Mégane parvient presque à faire oublier ses cinq années : l'intérieur présente toujours un excellent niveau de finition et d’équipement, et seul l'arrière du véhicule vient nous rappeler que cette Mégane est sur le marché depuis l'automne 2008.

Elle reste donc un très bon choix, d'autant plus que l'équipement et les motorisations ont su évoluer au fil des années pour coller au mieux aux standards actuels.



 

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