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Clio 4 RS EDC 200

Clio 4 RS EDC 200

Motorisation suralimentée, boite de vitesses à double embrayages, train avant pseudo McPherson, la nouvelle Clio 4 Renault Sport est-elle la digne héritière des générations précédentes ?


La réputation des précédentes Clio badgées « Renault Sport » n’est plus à faire : motorisation pointue, trains roulants précis et réactifs ainsi qu’un châssis au sommet de la catégorie, etc... C’est avec la lourde tâche de succéder à la référence sur son segment que la nouvelle Clio 4 RS a été développée.

Coté look cette Clio 4 RS cinq portes -ce qui est déjà une nouveauté- a le droit à des boucliers spécifiques, à un becquet et à une monte pneumatique de 18 pouces.

Fini les ailes élargies et l’extracteur d’air arrière de la Clio 3 RS, la nouvelle génération est plus discrète ce qui va ravir certaines personnes, mais beaucoup moins les fans de la «C3RS».
L’habitacle de la voiture est le reflet de l’extérieur, hormis quelques rappels avec le logo «R.S», et des sièges avant plus enveloppants, cette version ne se distingue pas réellement des versions plus sages de la gamme Clio 4.

Essai Clio 4 R.S

A la lecture de la fiche technique, certaines solutions choisies par RST peuvent faire douter de l’efficacité de cette Clio 4, notamment le train avant qui a perdu les pivots indépendants, aux freins sans étriers quatre pistons signé Brembo à l’avant ou à la boite de vitesses double embrayages qui peut-être castratrice en conduite sportive.

C’est donc avec une certaine impatience que j’ai pris le volant de l’une des Clio 4 RS châssis sport disponibles pour confirmer ou infirmer ces craintes.
Une fois assis sur le siège conducteur la position de conduite se trouve facilement, les sièges avant sont enveloppants en dépit de l’absence de sièges Recaro, les commandes tombent facilement sous la main.
 

Le premier tour de circuit au volant d’une version châssis sport s'est effectué en conduite souple avec toutes les aides à la conduite et la boite de vitesse en mode automatique. Dans cette configuration la voiture est très douce à conduire, silencieuse et confortable. La boite de vitesses EDC monte les rapports tout en douceur mais elle conserve le défaut de toutes les boites automatisées qui rétrograde systématiquement un ou plusieurs rapports plutôt que d’évoluer sur le couple, surtout que ce 1.6 turbo n’en manque pas, lorsque l’on sollicite un peu plus l’accélérateur.

Le second tour, quant à lui, s’effectua avec le mode sport du «RS Drive» qui possède trois modes de fonctionnement, ce qui a pour but de laisser une certaine liberté avant l’intervention des diverses aides à la conduite, d’une sonorité à l’échappement modifiée avec de légères déflagrations en décélération, d’un passage des rapports plus rapide et d’une cartographie moteur différente.

Sélecteur de la boite sur le mode manuel, pied gauche sur la pédale frein, en tirant les deux palettes derrière le volant afin d’activer la fonction «launch control» pour un démarrage optimal, la voiture démarre tel un boulet de canon, le bip de changement de rapport arrive très vite tellement le moteur est rageur et que la motricité est bonne.

En tirant la palette de droite, le rapport supérieur s’enclenche très rapidement sans le moindre à-coup, la montée en régime reprend de plus belle, le premier virage ainsi que la barre des 100 km/h sont franchis. Dans la courbe suivante sur les pavés, la voiture ne dévie pas trop de sa trajectoire et la motricité reste excellente comme dans tous les autres virages ou épingles de ce circuit, et ne procure aucune remontée de couple désagréable dans la direction. Le train avant de type McPherson qui, sur le papier, est moins performant que le pivot indépendant n’en reste pas moins formidable d’efficacité pour passer toute la puissance au sol.

Niveau freinage malgré l’abandon des étriers Brembo multi-pistons au profit d’étriers flottants mono-piston, l’attaque de la pédale et la puissance sont toujours présentes, reste à savoir si l’endurance sera au rendez-vous sur des circuits plus exigeants.

L’ABS, quant à lui, annonce sa présence uniquement lorsque l’on y va fortement sur la pédale. La boite de vitesses à double embrayage devient un régal lorsque l’on choisit de passer en mode manuel, la monté des rapports réagit à la moindre pression sur la palette de droite ou du levier de vitesses et ce, sans le moindre à-coup. Rétrograder est tout aussi fluide et rapide en y ajoutant le petit coup de gaz qui flatte tant l’oreille sur une motorisation essence à la vocation sportive.

En mode manuel, l’électronique ne se permettra pas de monter le rapport toute seule à l’arrivée du régime maximum si le conducteur ne lui a pas donné l’ordre. L’électronique permet d’optimiser le retrogradage des rapports si on laisse la palette de gauche tirée lors de gros freinages. Étant un aficionado des boites mécaniques et de leurs leviers, la surprise a été totale sur les qualités de cette boite EDC.

Maintenant changement de voiture pour passer d’une Clio 4 RS châssis sport à une version équipé du châssis Cup. La version Cup, offre en plus des trois fameux modes qui régissent les différentes aides à la conduite, un châssis ainsi que des suspensions plus fermes pour encore plus d’efficacité sans pour autant y perdre beaucoup en confort comparé au châssis sport !

Volant en mains, la direction est plus précise et plus réactive, le train avant est moins sous-vireur, l’arrière de la voiture est rivé au sol et donne moins l’impression de « sautiller » dans les virages serrés. Le train arrière qui, une fois le mode «race» du RS Drive activé, peut même devenir joueur et prendre de l’angle avec une certaine technique de pilotage, technique que nous n'avons pas essayé...

C’est surtout avec un pilote professionnel au volant que l’on peut se rendre compte des qualités d’un véhicule sportif et pour ce faire, RST a fait appel au pilote de renom Olivier Panis pour nous prouver tout le potentiel de cette Clio 200 EDC. Olivier Panis qui découvrait la Clio en même temps que nous n’a pas hésité à aller dans les derniers retranchements du châssis, des freins et de toute la puissance du moteur avec bien évidement, le RS Drive en mode race.

La voiture passe très fort dans tous les virages, la puissance est parfaitement transmise au sol, le freinage ne semble jamais faiblir même après plusieurs dizaines de tours de circuit et pourtant, Olivier Panis n’y va de mains mortes à tel point que les amortisseurs vont même taper en butées sur certaines portions du circuit. Merci Monsieur Panis pour ces tours de circuit !

Cette Clio 4 RS a quand même quelques imperfections, imperfections qui ne sont spécifiques à la gamme RS mais à la Clio 4, surtout sur l’esthétique de l’intérieur du véhicule, comme le cerclage autour des bouches d’aérateurs et du levier de vitesses ou bien encore de l’aspect de certains matériaux (panneaux de portes, cerclage noir brillant autour de l’écran qui est vite salissante,...).

L’absence des sièges Recaro (même en option) ou de projecteurs au xénon sont d'autres éléments regrettables (mais qui seront peut être disponibles sur la version Gordini?). Enfin, l’assise de la banquette arrière manque cruellement de maintiens latéraux…surtout quand Olivier Panis est au volant.

Dans l’ensemble cette Clio 4 RS est donc une citadine sportive bien équilibrée qui n’a pas à rougir de ses sœurs des générations précédentes. Très homogène, plus que la précédente, elle peut ainsi se conduire facilement tous les jours et être redoutable le week-end sur circuit.



 

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