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La fusion Renault-Nissan n'est pas d'actualité

La fusion Renault-Nissan n'est pas d'actualité

Suite à la montée de l'Etat dans le capital de Renault (de 15 à 19,7%) au printemps dernier, et surtout suite à l'augmentation de ses droits de vote, l'avenir de l'Alliance Renault-Nissan parait quelque peu trouble.


En effet, depuis le printemps dernier, C.Ghosn ne cesse de répéter que l'action de l'Etat destabilise l'équilibre actuel de l'Alliance, avec Renault qui possède plus de 40% des parts de Nissan, tandis que ce dernier ne dispose que de 15% de Renault, sans aucun droit de vote, alors même que Nissan est deux fois plus important que Renault.

Cette Alliance conclue il y a plus de 13 ans était jusque là très bien acceptée et ne posait pas de problème. Mais avec le renforcement du rôle de l'Etat, qui n'est autre qu'un "simple" actionnaire majoritaire, le constructeur nippon parait avoir quelques craintes.

Depuis, de nombreuses rumeurs fleurissent. La première d'entre elle est bien sur la volontée de Nissan et de C.Ghosn, que le constructeur japonnais dispose désormais d'un droit de vote afin de contrer le pouvoir nouvellement acquis de l'Etat français.
La seconde rumeur serait la réactivation d'un projet secret consistant en une fusion -pourtant écartée à l'époque- préférant "une patiente construction interne. Imposer une fusion de l’extérieur est voué à l’échec", selon un administrateur.

Selon le Monde.fr, Emmanuel Macron aurait demandé à C.Ghosn de travailler sur le sujet. Cette solution permettrait à l'Etat d'être toujours à la tête d'un groupe puissant sans en perdre le contrôle. Le JDD annonce d'ailleurs que ce projet élaboré en secret avec la banque Goldman Sachs, date de 2013, sans suite pour moment.

Dans Les Echos du 30 octobre dernier, Emmanuel Macron, s'annonçait ouvert à ce sujet en déclarant être "prêt à avoir une discussion ouverte sur l’alliance. Mais il serait contre-productif d’aborder le sujet par la préservation d’équilibres passés, comme cela est affiché aujourd’hui. Notre vision stratégique, pleinement partagée avec Carlos Ghosn, est d’aller vers plus d’intégration entre les deux entités. Il faut définir les modalités de ce rapprochement, et cela reste à écrire. C’est une question industrielle et stratégique, la question actionnariale viendra le moment venu."

Invité du "Grand Rendez-Vous Europe 1-i>Télé-Le Monde", le Premier ministre, Manuel Valls a de son côté déclaré vouloir "conserver l'alliance" entre Renault et Nissan, en rejetant toute idée de fusion...
Quoiqu'il en soit, l'Alliance continue d'étudier les solutions possibles pour elle. Ainsi, un conseil d'administration extraordinaire a de nouveau été réuni vendredi 6 novembre dernier. Malgré tout, les 19 membres de cette instance n'ont pas réussi à trouver un accord, même s'il a été décidé de poursuivre les discussions afin de trouver "une solution préservant l’intérêt social de Renault et renforcer l’alliance" selon le communiqué officiel de vendredi soir.



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