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Renault peine en Chine

Arrivée tardivement sur le marché chinois, la marque Renault semble éprouver de grosses difficultés pour vendre ses modèles sur le marché local chinois, malgré d'importants investissements et une usine flambant neuve.
Renault peine en Chine
Par le 11/09/2018

Ainsi, sur le marché marché automobile mondial, Renault produit toute une gamme de SUV, modèles très prisés de la population chinoise, avec notamment le Kadjar et le Koléos depuis 2016.

Mais les ventes semblent tarder à décoller, avec moins de 5 000 unités mensuelles pour chacun d'eux. En soit, un tel volume représente tout de même près de 100 000 unités par an, mais comparé au marché chinois, cela peut être comparé à un grain de sable au milieu de l'océan.

A titre de comparaison, les marques locales écoulent facilement plus 25 000 unités par mois de leurs SUV, voire le double ou le triple pour les meilleurs élèves du secteur.

Forcément, les imports ne font pas beaucoup mieux, la faute à une taxation très importante dès le passage des frontières. Le SUV urbain Captur avec seulement 500 unités en 7 mois, ou encore le crossover Espace avec seulement 300 unités ne font pas spécialement briller la marque.

Ainsi, depuis le début de l'année, Renault voit ses ventes baisser de 6% entre janvier et juillet 2018, avec un total de seulement 39 400 unités.

PSA pas au mieux non plus...

Si PSA est arrivé bien avant Renault en Chine, sa situation n'est pas beaucoup mieux... Pour preuve, la totalité des ventes de marques automobiles françaises a représenté seulement 1% du marché, pour un total de près de 15 900 unités.

En 7 mois depuis le début de l'année, les marques françaises sont toutes en forte baisse. La marque premium de PSA, DS, en mal de nouveauté dans sa gamme dégringole avec -28% tandis que Peugeot est dans la même tendance avec -19%. Finalement, Renault avec ses -6% sauve presque la face. Maigre consolation tout de même...

La France est très prisée en Chine, mais pas pour l'automobile

Les constructeurs français ne sont certes pas au mieux, mais pourtant, les marques françaises, principalement de luxe, sont reconnues et très prisées en Chine. C'est la raison pour laquelle, Renault cherche à se positionner et à monter en gamme. Son prochain SUV coupé, l'Arkana sera d'ailleurs mieux doté en Chine qu'en Russie, avec un châssis moderne, et non celui du Duster actuel comme ce sera très bientôt le cas dans le pays de Vladimir Poutine.

De son côté, les marques de PSA, hors DS souffrent de leur image de vieux taxis, qu'ils ont acquis malgré eux durant les 30 dernières années. A ce titre, Renault, qui était totalement absent, n'a certes pas d'image, mais n'a ainsi pas à contrer non une représentation négative.

Pour Renault, la croissance pourrait venir soit des utilitaires, via son partenariat avec Shenyang Brilliance Jinbei Automobile Co, un marché porteur. L'autre relais de croissance pourrait bien être les véhicules électriques, secteur dans lequel Renault est étonnement totalement absent, mais qui commence à bien se développer en Chine, et qui est appelé à très fortement croître dans les années à venir.

Renault devrait d'ailleurs présenter prochainement un inédit véhicule électrique, probablement basé sur la petite Kwid.


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