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Le projet de fusion Renault-Fiat définitivement abandonné. Vraiment ?

Depuis la tentative de fusion avortée entre le groupe Renault et l'italien FCA en juin dernier, de nombreuses sources continuent d’indiquer que des liens persistent malgré tout. Mais du côté de chez Renault, on affirme que les discussions sont closes.
Le projet de fusion Renault-Fiat définitivement abandonné. Vraiment ?
Par le 26/09/2019

Le président de Renault Jean-Dominique Senard ainsi que le directeur général du constructeur français Thierry Bolloré ont ainsi mis les choses au point en stipulant “un projet à l’arrêt” pour le premier tandis que le second a indiqué lors de la présentation du nouveau Captur au Salon de Francfort que les deux groupes ne se parlaient plus.

"Nous ne nous parlons plus l’un avec l’autre, c’est le passé, l’offre était sur la table, elle ne l’est plus".  Thierry Bolloré, Directeur Général de Renault.

Pour autant, dans le monde des affaires, rien n’est totalement enterré. Et ce d’autant plus que les deux dirigeants continuent de vanter les avantages d’une telle fusion, notamment face à la menace des constructeurs chinois, avec qui ils sont malgré tout obligé d’entretenir de bons rapports afin de créer des co-entreprises pour pouvoir vendre leurs produits sur le 1er marché mondial.

« Les voitures chinoises sont au point […]. Elles sont de qualité toute première. Il y a deux ans on en riait encore. Maintenant, on n'en rit plus [...] De grâce, essayons de nous projeter et de comprendre que si nous n'anticipons pas, à travers certains regroupements de nos unités notamment européennes, nous n'aurons que nos yeux pour pleurer dans quelques années » Jean-Dominique Senard, Président de Renault.

Un intérêt industriel qui n'est pas remis en cause

Malgré l'échec des discussions, la position du Président de Renault quant à l'intérêt industriel d'une telle fusion n'est pas remise en cause. C'est plutôt, le montage de l'actionnariat et de la direction de la nouvelle entité qui a pu faire grincer des dents.

En effet, comment expliquer une répartition 50/50 entre Renault et Fiat tout en laissant la direction à l'actuel n°1 de FCA alors que tout le monde s'accorde à dire que Fiat et son conglomérat de marques arrive dans une impasse industrielle. Renault a déjà pris le virage de la prochaine ère automobile, sans oublier que malgré les récentes difficultés, l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi se bat avec Volkswagen et Toyota pour la première place des constructeurs mondiaux. FCA ne peut pas en dire autant.

Priorité à l’Alliance pour Renault

Sans surprise, du côté de chez Renault on se borne à répeter les mêmes choses, à savoir, la volonté de remettre l’Alliance sur de bon rails. La récente démission de Hiroto Saikawa, ex n°2 protégé de C.Ghosn mais pourtant bourreau de ce dernier, prouve que l’affaire est loin d’être gagnée, la faute à la situation difficile de Nissan.

Il faut dire aussi que les résultats financiers et commerciaux du constructeur nippon ces deux dernières années, depuis que C.Ghosn a lâché les rênes, n’ont rien fait pour arranger la situation de l’ancien PDG tombeur de son mentor.

 "La priorité des priorités pour Renault est le redressement de Nissan, tout ce que nous pouvons faire pour aider Nissan à améliorer sa santé sera très important pour nous". Thierry Bolloré. 

Forcément, avec plus de 40% des parts du constructeur nippon, Renault a tout intérêt à voir Nissan reprendre du poil de la bête sur la scène mondiale, tout mettant en place une gouvernance permettant de lui apporter une vraie stabilité.

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