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Nissan pénalise encore les résultats de Renault

La mauvaise passe que traverse actuellement Nissan en termes de résultats, que ce soit commerciaux ou financiers, impacte une nouvelle fois les résultats de son principal actionnaire, Renault.
Nissan pénalise encore les résultats de Renault
Par le 20/05/2019

A la fin du mois dernier, Nissan avait émis un avertissement sur ses résultats au titre du précédent exercice qui se terminait au 31 mars 2019. Sans surprise, le constructeur nippon a en effet annoncé officiellement ses résultats avec une baisse de 57,3 % de son bénéfice net avec un total de « seulement » 2,59 milliards d’euros. Cette forte baisse est notamment due à une importante baisse de sa marge qui s’est elle aussi effondrée à 2,7 % contre 4,8 % l’année précédente, soit les résultats les plus mauvais depuis plus 10 ans.

Pour l’exercice en cours qui se clôturera en mars 2020, les perspectives sont encore pires, avec l’annonce d’un bénéfice net de l’ordre de 1,38 milliards, soit une nouvelle baisse de près de 50 %.

Nissan explique ces résultats et ce nouvel objectif par divers facteurs, mais n’oublie pas non plus de nommer un bouc émissaire tout désigné : l’affaire C.Ghosn.
Ces objectifs pourront cependant être revus au cours de l’année, à la hausse ou la baisse selon la conjoncture prise par le secteur automobile mondial et par l’évolution de la situation de Nissan.

La négociation autour d’une fusion toujours d’actualité

Malgré tout cela, les négociations entre Renault, Nissan, et Mitsubishi continuent. Les deux constructeurs japonais restent pour le moment sur la même ligne, jugeant toute fusion trop hâtive, pour ne pas dire pas d’actualité.

Pourtant, du coté français, les dirigeants semblent bien vouloir accorder à Nissan certaines exigences, comme celle de rééquilibrer l’Alliance, une demande maintes fois formulées, mais jusqu’à présent restée sans suite.

Pour cela, plusieurs pistes sont à l’étude. L’une d’elle consisterait tout simplement à réduire l’actionnariat de Renault chez Nissan, qui est actuellement de plus de 40%, quand Nissan ne dispose que de 15% de Renault, sans aucun droit de vote, pour des raisons réglementaires notamment. L’autre piste serait que Nissan monte au capital de Renault.  Dans ce cas, on pourrait penser que l’Etat français lâcherait une partie du capital qu’il détient.

Enfin, une troisième serait un mix des deux, à savoir réduire le poids de Renault dans Nissan, et augmenter celui de ce dernier dans le constructeur français.

Tous les scénarios sont donc à l’étude. Nul doute que l’Etat aura son mot à dire, étant donné qu’il reste à ce jour l’actionnaire majoritaire du constructeur français. Des voix divergent d’ailleurs au sein du gouvernement quant à la direction à prendre pour tenter de sauver l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Quoiqu’il en soit, à ce stade, une fusion paraît plus que jamais irréalisable...

Nissan accepte la nomination du n°2 de Renault

Pour autant, chez Nissan, on joue également l’apaisement en acceptant la nomination de Thierry Bolloré à son conseil d’administration. Les mauvais résultats actuels ayant fragilisés l’actuel président Saikawa au point que certaines rumeurs le disaient très menacé, quelques négociations ont dû avoir lieu en coulisse… de quoi donner du poids à Renault.

Thierry Bolloré est cependant apprécié des dirigeants de Nissan, bien qu’il soit l’ancien bras droit de C.Ghosn chez Renault, raison pour laquelle cette nomination a potentiellement été plus simple qu’elle n’en n’a l’air.


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