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Renault-Nissan : vers un retrait de la bourse

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, des rumeurs font état d’un possible retrait de la bourse de Renault et de Nissan. La raison ? La tentative de fusion entre les deux constructeurs alliés.
Renault-Nissan : vers un retrait de la bourse
Par le 06/05/2019

Vendredi dernier, le quotidien nippon Nikkei a révélé que selon certaines sources proches du dossier, Renault aurait pour projet de créer une holding qui possèderait 100% des parts de Nissan et de Renault, menant au retrait de la bourse de Nissan et de Renault.

Nissan reprendrait du poids dans l’Alliance

Renault possède actuellement plus de 43% du capital de Nissan tandis que ce dernier n’en dispose que de 15%, sans aucun droit de vote.

Le constructeur japonais a dénoncé à de nombreuses reprises cet état de fait, notamment lors de la montée du pouvoir de l’Etat dans Renault dans le cadre de la loi Florange.

En cas de création d’une holding commune, les deux constructeurs possèderaient chacun 50% des parts de la nouvelle entité, augmentant ainsi mécaniquement le pouvoir du constructeur nippon.

De son côté, l’Etat français actuellement actionnaire majoritaire de Renault resterait toujours actionnaire, mais sa part ne serait plus que de 7% de la nouvelle entité. Et c’est bien là que le projet risque de bloquer, Nissan ayant toujours été réfractaire à la présence de l’Etat et de son pouvoir. Certes, celui-ci sera dilué, mais il aura désormais la possibilité d’avoir du pouvoir au sein de Nissan.

Nissan qui rappelons le, a été sauvé de la faillite au début des années 2000, fait face ces derniers temps à des difficultés, que C.Ghosn a d’ailleurs dénoncé peu avant sa seconde arrestation. Alors qu’il n’a jamais été aussi « fragile », le constructeur pourrait donc reprendre du poids au sein de l’Alliance.

Pour autant, à ce stade, Nissan parait toujours hostile à un tel rapprochement. Cette hostilité n’est pas nouvelle, et explique certainement les ennuis judiciaires -qu’ils soient fondés ou non- de celui qui tentait ces derniers mois de mener un tel projet, Carlos Ghosn.

Renault et Nissan refusent tout commentaire

Fort logiquement, du côté des deux constructeurs, on se refuse à tout commentaire à ce sujet. Chez Renault,  la directrice financière Clotilde Delbos, s’est limité, lors de la conférence sur les résultats de du groupe, à quelques mots.

« Je ne vais pas commenter les rumeurs que vous voyez dans le journal […] Nous avons toujours dit et nous disons toujours exactement la même chose, c'est que ce que nous voulons, c'est que l'alliance soit irréversible.»

Rien de neuf donc de ce côté. L’objectif a atteindre n’a pas changé, seule la route reste à définir.


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