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Renault demande à Nissan une AG extraordinaire

Le Wall Street Journal rapporte dans son édition d'hier, que Renault aurait demandé à Nissan de procéder très rapidement à une Assemblée Générale suite à l'inculpation et à l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon.
Renault demande à Nissan une AG extraordinaire
Par le 17/12/2018 Dernière mise à jour le 08/02/2020

En effet, chez Renault, on estime que cette affaire a créée des "risques significatifs" pour l'équilibre et la stabilité de l'Alliance qui doivent être traités le plus rapidement possibles.

Selon le journal américain, cette demande a été officialisée via une lettre datée du 14 décembre et rédigée par Thierry Bolloré, Directeur Général par interim de Renault, et destinée à Hiroto Saikawa, l'actuel Directeur Général de Nissan et ancien n°2 de Ghosn, par qui, l'affaire est pourtant arrivée le mois dernier.

Avec 43,4% du capital, Renault est le premier actionnaire de Nissan, ce dernier possédant 15% du constructeur français, sans que le constructeur nippon n'ait de droit vote.

« Nous pensons qu’une réunion des actionnaires constituerait la meilleure façon de gérer cette question de façon ouverte et transparente » Thierry Bolloré selon le Wall Street Journal.

Le doute plane encore sur les intentions réelles de Nissan

Le 13 décembre dernier, le média Bloomberg a révélé une information selon laquelle Nissan, qui a dénoncé C.Ghosn aux autorités japonaises, voudrait renforcer son assise financière en rapatriant 1,1 milliards de dollars en provenance de la Chine.

Cet argent proviendrait de sa coentreprise créée avec le constructeur Chinois DongFeng, plus particulièrement des bénéfices engrangés. Jusqu'à présent, pour éviter d'être taxé, Nissan réinvestissait ce bénéfice. Mais il semble que cette fois, la marque en a décidé autrement, pour des raisons encore inconnues, mais qui font planer le doute quant à l'avenir de l'Alliance.

Nissan dément à demi-mot cette information

"Nissan n'envisage, ni n'entreprend, aucun transfert, à l'exception de ceux qui seraient communément effectués dans le cadre de ses activités", indique le groupe dans un communiqué officiel.

Autrement dit, Nissan ne contredit pas l'information, car en transférant ces fonds, la marque resterait dans le cadre du "communément effectués dans le cadre de ses activités".

L'autre cause de ce rapatriement d'argent pourrait peut être tout simplement la volonté de dégager du cash pour faire face à des résultats financiers en forte baisse ces derniers mois. Les prochains jours devraient confirmer ou infirmer cette information.

Carlos Ghosn toujours incarcéré au Japon

Forcément, il est facile, et certainement trop rapide de faire un lien avec l’arrestation de Carlos Ghosn le mois dernier dans le cadre d’une affaire de malversation.

Cependant, alors que l’ancien PDG essayait de mettre en place une fusion entre les deux constructeurs jusqu'alors alliés, les dirigeants de Nissan clamaient haut et fort leur intention de refuser toute idée de fusion.

On pouvait cependant penser que Renault avait les cartes en main grâce à sa position d’actionnaire largement majoritaire (plus de 43% rappelons le), mais les choses sont visiblement bien plus compliquées qu’il n’y parait.

En attendant, la justice japonaise continue d'enquêter sur les preuves apportées par Nissan contre son ancien PDG, tandis que ce dernier continue de conserver la même ligne de défense et clame toujours son innocence. Les prochaines semaines devraient être décisives.


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