Accueil >  Groupe  >  Le groupe Renault  > 

Espionnage: un simple réglement de comptes ?

Espionnage: un simple réglement de comptes ?
Dans l'affaire d'espionnage industriel dont aurait été victime Renault, il se pourrait bien qu'il ne s'agisse ni plus ni moins que d'un simple règlement de compte entre un cadre proche des accusés, et les accusés eux-mêmes...
Par le 28/02/2011

Cette hypothèse apparaît de plus en plus crédible pour les enquêteurs et l’entreprise. Outre cette personne proche des 3 cadres accusés, et licenciées, mais qui pourraient donc bien être innocents, seraient également concernés une douzaine de personnes.
« Des gens suffisamment proches pour avoir une connaissance précise de l’agenda de Balthazard et des rencontres qu’il a faites », indique une source proche du dossier selon le Parisien.
Désormais, l'objectif est d'identifier l'auteur des trois lettres anonymes, dont la dernière, a clairement nommée Michel Balthazard et Bob Bell (ex dirigeant du... Renault F1 Team, parti en 2010). « En mai de cette année, j’ai vu Balthazard Michel négocier un pot-de-vin en prétendant que, si Bob Bell de la F 1 en profitait, lui aussi voulait en profiter et alimenter son compte en banque », selon le corbeau auteur de la lettre.

Matthieu Tenenbaum, chargé du "programme véhicule électrique" était également visé par ces accusations « Au cours d’une autre conversation, il (NDLR : Michel Balthazard) a parlé du petit jeune qui a vite compris comment ça marche pour remplir son compte en banque. »
Le corbeau de la lettre, qui ne disposait pourtant d'aucune preuve provoquait même Renault, en indiquant que « Sans action de vérification de votre part, je n’hésiterais pas dans quelques semaines à envoyer ce courrier à la presse spécialisée. ». Même si cela n'aurait au final rien changé suite aux fuites dans cette affaire, Renault a préféré lancé une enquête, initialement secrète.
Pourtant, l'affaire n'a pas fini de faire du bruit...

D.Gevrey mis en éxamen

Une nouvelle étape a été franchie ce week end, avec le déferrement de l'un des responsables de la sécurité du constructeur et l'ouverture d'une enquête, pour "escroquerie en bande organisée".

L'innocence des trois cadres inculpés, licenciés, puis « blacklistés » dans toute l'industrie ne fait désormais plus aucun doute. Désormais, l'enquête s'oriente vers une escroquerie d'envergure.

Ainsi, vendredi, les enquêteurs de la DCRI arrêtent Dominique Gevrey, (ancien militaire à la Direction de la protection et de la sécurité de la défense) l'un des responsables de la sécurité à l'origine des accusations d'espionnage. Il était moins une, car celui-ci s'apprêtait à s'envoler pour la Guinée et ce, « sans aucune raison professionnelle » dixit l'avocat de Renault.

Avec deux autres responsables de la sécurité de Renault, en la personne de Marc Tixador, ancien policier de la brigade financière de Versailles, et de Rémi Pagnié leur responsable, ancien de la DGSE et proche... de C. Ghosn.

Dominique Gevrey à été présenté à un juge d'instruction ce dimanche après-midi et va probablement être placé sous mandat de dépôt, c'est à dire, qu'il devrait passer sa première nuit en prison, le parquet ayant requis son placement en détention. Rémi Pagnié et Marc Tixador, ont, quant à eux, été relâchés sans charge retenue.

A la recherche d'une rémunération

«On s'abstient de faire tout commentaire pour ne pas troubler le cours de la justice. Nous communiquerons de façon globale et complète après le parquet, probablement lundi après-midi», a-indiqué l'avocat de Renault. Mais d'après de nombreuses sources, Dominique Gevrey aurait été proche d'une source rémunérée pour un montant de plusieurs centaines de milliers d'euros, dont il a toujours refusé de révélé son nom. C 'est cette même source qui aurait accusée les trois cadres et dénoncée des comptes bancaires destinés à recevoir les fonds versés pour la vente d'informations confidentielles.

Les trois cadres devraient revenir chez Renault

Fort heureusement dans cette triste histoire, les trois cadres licenciés devraient réintégrer les équipes de Renault. Des négociations sont d'ailleurs actuellement en cours. Espérons que Renault saura réparer le préjudice subit, que ce soit financier, mais aussi moral.


Commentaire(s)


Laissez votre commentaire

En renseignant votre email, vous recevrez une seule et unique alerte lorsque qu'une ou plusieurs réponses seront postées. Elle ne sera pas communiquée ni revendue.

Cache non actif