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Accord validé pour la suppression de 2 500 postes

Dans le dur depuis le début de l’année en raison de la crise sanitaire, Renault et ses syndicats sont tombés d’accord, ce jeudi, sur la suppression de 2500 postes dans le tertiaire et l’ingénierie. La firme française doit réduire ses coûts à court terme
Accord validé pour la suppression de 2 500 postes
Par le 19/11/2020

Ce jeudi, le syndicat CFE-CGC de Renault a annoncé qu’il avait trouvé un accord pour la suppression de 2500 postes dans le secteur de l’ingénierie et les fonctions tertiaires. Ces départs se feront d’une manière volontaire, ce qui permet de valider ce texte, déjà signé par FO.

Avec une baisse des ventes enregistrée depuis le début de l’année, la marque française doit trouver des solutions pour amoindrir ses coûts le plus rapidement possible. Comme souvent, c’est le personnel qui en fait les frais et le premier syndicat de Renault, la CFE-CGC, vient d’annoncer qu’un accord a été trouvé avec la direction du groupe pour supprimer 2500 postes, dans l’ingénierie et les fonctions tertiaires.

Cette annonce s’inscrit dans le cadre du plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, faite par la direction au mois de mai dernier. Ces départs, volontaires, ne devraient pas être les seuls puisque le Groupe prévoit environ 15000 suppressions de postes dans le monde, dont 4600 en France. 

Des départs progressifs sans licenciements

Les départs au sein de la firme française se feront progressivement. Les syndicats ont signé le texte permettant aux salariés de partir « de leur plein gré » et non de les licencier. Mais ces départs auront quand même lieu et il faudra trouver 1900 salariés désireux de quitter l’enseigne. Ils devraient néanmoins être accompagnés avec un plan de départ, leur permettant de se réorienter et de trouver un nouvel emploi. Les 600 restants sont des départs naturels effectués au cours de cette année. Pour pallier cette suppression de poste, la mobilité interne sera facilitée dans le sens où des formations seront mis en place permettant aux salariés du groupe d’évoluer et devenir polyvalent. Les équipes doivent d’adapter.

Retrouver de la compétitivité

Le nouveau patron de Renault, Luca de Meo, souhaite que le Groupe reprennent sa marche en avant. L’ancien de chez Seat, arrivé l’été dernier à la tête de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, ne cache pas ses ambitions, il veut que Renault monte en gamme. Après avoir présenté, lors des Renault eWays, la future Mégane eVision, l’italien sait que Renault a du chemin à parcourir principalement sur les segments C et D ou la Mégane ou encore le Kadjar peinent à se vendre.

Le PDG tient ses convictions, ces segments ont été retravaillé dès cette année 2020 et des nouveaux modèles devraient voir le jour d’ici à 2022. La Mégane eVision, avec ses allures de SUV compact, est attendue fin 2021 en 100 % électrique notamment. Renault a annoncé la fin de la saga R.S pour passer, comme en Formule 1, sous le pavillon Alpine. Luca de Meo veut que le constructeur de Dieppes devienne la marque sportive du Groupe. Un SUV sportif tout électrique serait même en projet pour 2023. La marque française souhaite également faire évoluer son confrère Dacia. Il ne pourra bientôt plus être possible de parler de la firme roumaine comme une marque « low-cost ». Ce n’est pas le prix qui sera modifié mais bien la qualité et le design de ces modèles que l’on peut déjà voir sur les nouvelles Sandero et Logan.

Enfin, l’avenir de Renault se tourne aussi vers l’électrique. La marque ne proposera plus de véhicules diesel dès 2022 et prépare déjà l’arrivée de nouveau modèle 100 % électrique. D’ici deux ans, chaque modèles de la gamme devrait avoir sa déclinaison en électrique.

Pour rappel, Renault emploie actuellement 48 000 personnes en France. Avec la suppression de 4 600 postes en France sur trois ans, la marque va se séparer de presque 10 % de ses effectifs


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