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Les usines européennes de Renault à l’arrêt suite au coronavirus

C’était écrit d’avance, Renault, comme tous les autres constructeurs automobiles tel que PSA, a été contraint de fermer ses différentes usines en France bien sûr, mais aussi en Europe face à l’épidémie.
Les usines européennes de Renault à l’arrêt suite au coronavirus
Par le 19/03/2020

Ainsi, après la mise au chômage technique de 18 000 salariés suite à la fermeture de ses 12 usines françaises situées notamment à Flins (Zoé, Micra), Sandouville (dédiée aux utilitaires tels que le Trafic), Douai (Scénic, Talisman, Espace), Maubeuge (Kangoo), le Mans, Batilly ou encore Cléon (moteurs et boites de vitesse), Renault a décidé de fermer d’autres sites situés en Europe.

C’est notamment le cas en Espagne, où ses 4 sites représentant plus de 10 000 salariés ont été arrêtées jusqu’à nouvel ordre. La production de la famille Mégane et Kadjar (Palencia) et celle de Valladolid (Captur, Twizy) sont donc arrêtée jusqu’à nouvel ordre, tout comme la production de boîtes de vitesses (Séville).

Même chose sur le site de Novo Mesto en Slovénie qui produit la nouvelle Clio, la Twingo ainsi que sa cousine germaine passée chinoise, la Smart ForFour, qui a fermée ses portes en début de semaine, mardi soir à 22h00 pour être précis.

Le secteur industriel à l'arrêt

Ces même mesures se retrouvent d’ailleurs dans toute l’industrie, le secteur automobile ne faisant pas figure d’exception. Michelin a annoncé la fermeture de ses différentes usines à l’exception d’une seule qui produit des matières utilisées pour autre chose que des pneumatiques, mais aussi PSA, Volkswagen, Fiat ou Toyota.

Selon les déclarations du gouvernement, le chômage technique devrait être indemnisé à 100% pour les salariés tandis que les entreprises devraient pouvoir disposer de mesures visant à alléger ou décaler leurs obligations fiscales et différentes charges sociales. Le gouvernement veut en effet à tout prix éviter les faillites qui auraient un impact catastrophique pour le pays, tout en rassurant les salariés qui sont contraints, sauf exception selon le domaines d’activité, de rester confinés chez eux.

Les gouvernement ouvre les vannes

Pour cela, le gouvernement a sorti le chéquier comme on dit, et pas le petit ! Car ces mesures de soutien auront en tout cas un coût très important, qui n’est pas totalement déterminé actuellement car il sera très dépendant de la durée du confinement qui se met d’ailleurs en place dans toute l’Europe. Mais on parle d’ores et déjà de plusieurs dizaines de milliards d’euros, sans oublier un fond garanti par l’Etat de plusieurs centaines de millions d’euros permettant aux entreprises de pouvoir emprunter si besoin est.

« Les banques n’auront pas de raison de refuser des prêts », souligne le ministre Bruno Lemaire. 

Dès lors, le gouvernement anticipe désormais une forte hausse du déficit, de l’ordre de 3,9% du PIB, bien loin donc des 3% qu’a fixé l’Europe à la France il y a quelques années, et pour lesquels les différents gouvernement ont oeuvré depuis plus de 10 ans. 

Mais la situation exceptionnelle que traverse le monde actuellement, et plus précisément l’Europe et la France, exige forcément que les objectifs soient revus. Il en va quoiqu’il en soit de la santé économique de la zone euro. La BCE (Banque Centrale Européenne) a par ailleurs d’ores et déjà annoncé lundi 16 mars avoir débloqué une enveloppe de 1 000 Md€ pour garantir les prêts dans la zone euro.


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