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Le projet de fusion Renault-Fiat continue d’alimenter l’actualité

Après le projet de fusion avorté courant juin suite au retrait de l’offre par la direction du constructeur italien Fiat, des discussions semblent tout de même continuer en “off” pour mener à bien ce projet qui n’a finalement pas vraiment été enterré.
Le projet de fusion Renault-Fiat continue d’alimenter l’actualité
Par le 22/08/2019

“Je t’aime moi non plus”. Tels sont les mots qui pourraient résumer ce projet. Après avoir annoncé fin mai l’ouverture de négociations officielles et exclusives entre Renault et Fiat, le président de Fiat avait rapidement retiré son offre de fusion peu après. Coup de poker ? Peut-être.

Une fusion plus équilibrée entre Renault et Fiat ?

L’un des points qui avait été beaucoup critiqué en France, était bien sur l’équilibre proposé de cette fusion qui devait être de 50/50, avec la direction de la nouvelle entité confiée aux italiens, alors que c’est bien le groupe Fiat qui se retrouve acculé et doit d’urgence se trouver un partenaire.

Certe, la capitalisation boursière de Fiat est supérieure à Renault, mais l’état industriel des deux groupes n’est en rien comparable. Renault dispose de tout ce qu’il faut pour voir l’avenir arriver sereinement: technologies modernes, hybridation, véhicules électriques, voiture autonome, mondialisation, alliance avec Nissan,...

De son côté, Fiat est en très mauvaise posture: il est très en retard sur l’électrification de sa gamme et se retrouve obligé d’acheter à Tesla des “bons” CO2 pour ne pas se prendre de forte amendes de la part de l’UE qui impose désormais à ses constructeurs de respecter un taux moyen de rejets de CO2. La marque Fiat, hormis la 500 et la Panda ne se vend pas, Alfa Romeo végète, Lancia a été abandonnée,... Il n’y a que Jeep-Chrysler qui parvient à sauver le groupe. Mais ses modèles ne sont pas spécialement vertueux en matière d'environnement ce qui va finir par poser problème au groupe en Europe.

Renault a aussi des faiblesses, et notamment sa situation avec ses alliés Nissan et Mitsubishi, sa présence très limitée en Chine, ou encore son absence du marché nord américain, mais sa situation n’est en rien comparable.

De nouvelles discussions en cours

Bien que le contact n’ait jamais été réellement rompu entre les deux groupes, selon la presse italienne, de nouvelles discussions auraient reprises de façon plus formelle. A la publication de l’information hier, les marchés boursiers n’ont pas tardé à réagir, les actions de Fiat et Renault s’envolant respectivement de 4 et 5% avant de retomber à 3 et 3,7% en fin de journée.

Beaucoup de médias avancent également l’idée que pour contenter son allié Nissan qui a émis quelques craintes quant à cette fusion, Renault pourrait diminuer sa participation dans le constructeur japonais, passant de 43% actuellement à 30%.

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