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Mariage à l'italienne entre Renault et Fiat

Le groupe Renault (hors Nissan et Mitsubishi) a confirmé ce matin avoir reçu une lettre d’intention cette nuit au sujet d’une éventuelle fusion avec le groupe automobile FCA (Fiat Chrysler).
Mariage à l'italienne entre Renault et Fiat
Par Loic FERRIERE le 27/05/2019

Bien que PSA semblait mieux tenir la corde, c’est finalement le groupe Renault qui pourrait être privilégié pour fusionner avec le groupe propriétaire des marques Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, Jeep, Ferrari, Maserati mais aussi Iveco sur la partie industrielle.

Ainsi, comme nous le rapportions il y a quelques semaines, devant les enjeux à venir, le groupe Fiat qui poursuit son redressement depuis quelques années, ou plutôt la famille Agnelli, actionnaire majoritaire, cherche un repreneur. FCA, en grande difficulté en Europe, n’a pas caché ces dernières semaines ses intentions de se rapprocher d’un autre groupe.

Renault, un bon choix pour Fiat ?

Pour Fiat, Renault est un bon candidat. D’une part, malgré les difficultés récentes avec Nissan, le groupe a prouvé sa capacité à intégrer de nombreuses marques (RSM, Lada, Dacia sans oublier ses alliés nippons). La marque dispose en outre de technologies que ne possèdent pas ou peu Fiat,  notamment sur les véhicules électriques. Avec l’Alliance, Renault dispose également d’un solide ancrage en Asie, tout comme en Amérique.

Les marques des deux groupes restent concurrentes en Europe, mais cette concurrence permettrait également d’importantes économies d’échelle: plateformes communes, moteurs communs, technologies communes sans oublier les fonctions support, d’achat ou de logistique. Des synergies qui représenteraient 5 milliards d’euros à court terme.

Pour Renault, le groupe disposerait enfin d’un vrai pied en Amérique via Chrysler ou Jeep, cette dernière étant bien connue du groupe puisque Renault n’est autre que l’ancien propriétaire de la marque américaine.

Actuellement, l’Alliance est très présente aux USA, mais uniquement via Nissan qui reste un « simple » allié, comme la prouvé les derniers évènements.

Une fusion à 50/50 entre Fiat et Renault pour créer un géant de l’automobile

Pour solidifier leur union, Fiat et Renault se seraient mis d’accord pour faire une vraie fusion, et non un simple échange capitalistique comme c’est actuellement le cas avec Nissan. Une nouvelle entité serait ainsi créée, chose que veut également faire avec Nissan.

Dans l’histoire, Renault -qui jusque-là était un peu le David face à Goliath- gagnerait clairement du poids face à ses alliés nippons.   

L’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est actuellement le premier groupe mondial dans le secteur de l’automobile avec plus de 10 millions de véhicules vendus, devant Toyota et l’allemand Volkswagen. En s’associant avec Fiat, le nouveau groupe deviendrait un géant pesant 15 millions de véhicules par an dans le monde, loin devant les poursuivants. Hors Alliance, Renault-Fiat représenterait 8,7 millions de véhicules immatriculés en 2018, pour un total de 170 milliards d’euros, ce qui en ferait le troisième constructeur mondial.

La nouvelle holding implantée aux Pays-Bas, Renault un constructeur de moins en moins français ?

Une nouvelle fois, la holding serait implantée aux Pays-Bas, détenue à 50% par chaque entité. Les actionnaires majoritaires seraient alors la famille Agnelli (propriétaire de Fiat) à 14,5%, l’Etat français (7,5% des parts contre 15%), ainsi que Nissan avec 7,5% également.

En divisant par deux les parts de l’Etat, ce dernier perdrait de facto ses droits de vote double, LE sujet de discorde entre Renault et Nissan. Mais surtout, la famille Agnelli deviendrait de facto un acteur proéminant dans la direction des constructeurs. Et à ce jeu, le président du conseil d’administration de la holding pourrait bien être l’actuel président d’Exor (qui gère les intérêts de la famille Agnelli).

Une hypothétique fusion avec Nissan permettrait cependant de rabattre les cartes.

 

 

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Le groupe Renault (hors Nissan et Mitsubishi) a confirmé ce matin avoir reçu une lettre d’intention cette nuit au sujet d’une éventuelle fusion avec le groupe automobile FCA (Fiat Chrysler).
Mariage à l'italienne entre Renault et Fiat
Par Loic FERRIERE le 27/05/2019

Bien que PSA semblait mieux tenir la corde, c’est finalement le groupe Renault qui pourrait être privilégié pour fusionner avec le groupe propriétaire des marques Fiat, Chrysler, Alfa Romeo, Jeep, Ferrari, Maserati mais aussi Iveco sur la partie industrielle.

Ainsi, comme nous le rapportions il y a quelques semaines, devant les enjeux à venir, le groupe Fiat qui poursuit son redressement depuis quelques années, ou plutôt la famille Agnelli, actionnaire majoritaire, cherche un repreneur. FCA, en grande difficulté en Europe, n’a pas caché ces dernières semaines ses intentions de se rapprocher d’un autre groupe.

Renault, un bon choix pour Fiat ?

Pour Fiat, Renault est un bon candidat. D’une part, malgré les difficultés récentes avec Nissan, le groupe a prouvé sa capacité à intégrer de nombreuses marques (RSM, Lada, Dacia sans oublier ses alliés nippons). La marque dispose en outre de technologies que ne possèdent pas ou peu Fiat,  notamment sur les véhicules électriques. Avec l’Alliance, Renault dispose également d’un solide ancrage en Asie, tout comme en Amérique.

Les marques des deux groupes restent concurrentes en Europe, mais cette concurrence permettrait également d’importantes économies d’échelle: plateformes communes, moteurs communs, technologies communes sans oublier les fonctions support, d’achat ou de logistique. Des synergies qui représenteraient 5 milliards d’euros à court terme.

Pour Renault, le groupe disposerait enfin d’un vrai pied en Amérique via Chrysler ou Jeep, cette dernière étant bien connue du groupe puisque Renault n’est autre que l’ancien propriétaire de la marque américaine.

Actuellement, l’Alliance est très présente aux USA, mais uniquement via Nissan qui reste un « simple » allié, comme la prouvé les derniers évènements.

Une fusion à 50/50 entre Fiat et Renault pour créer un géant de l’automobile

Pour solidifier leur union, Fiat et Renault se seraient mis d’accord pour faire une vraie fusion, et non un simple échange capitalistique comme c’est actuellement le cas avec Nissan. Une nouvelle entité serait ainsi créée, chose que veut également faire avec Nissan.

Dans l’histoire, Renault -qui jusque-là était un peu le David face à Goliath- gagnerait clairement du poids face à ses alliés nippons.   

L’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est actuellement le premier groupe mondial dans le secteur de l’automobile avec plus de 10 millions de véhicules vendus, devant Toyota et l’allemand Volkswagen. En s’associant avec Fiat, le nouveau groupe deviendrait un géant pesant 15 millions de véhicules par an dans le monde, loin devant les poursuivants. Hors Alliance, Renault-Fiat représenterait 8,7 millions de véhicules immatriculés en 2018, pour un total de 170 milliards d’euros, ce qui en ferait le troisième constructeur mondial.

La nouvelle holding implantée aux Pays-Bas, Renault un constructeur de moins en moins français ?

Une nouvelle fois, la holding serait implantée aux Pays-Bas, détenue à 50% par chaque entité. Les actionnaires majoritaires seraient alors la famille Agnelli (propriétaire de Fiat) à 14,5%, l’Etat français (7,5% des parts contre 15%), ainsi que Nissan avec 7,5% également.

En divisant par deux les parts de l’Etat, ce dernier perdrait de facto ses droits de vote double, LE sujet de discorde entre Renault et Nissan. Mais surtout, la famille Agnelli deviendrait de facto un acteur proéminant dans la direction des constructeurs. Et à ce jeu, le président du conseil d’administration de la holding pourrait bien être l’actuel président d’Exor (qui gère les intérêts de la famille Agnelli).

Une hypothétique fusion avec Nissan permettrait cependant de rabattre les cartes.

 

 

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