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Formule 1: Clap de fin pour Renault et Red Bull

Le mariage n’aura pas toujours été très heureux, avec un chemin parsemé d’embûches depuis le passage aux moteurs turbos hybrides, mais il aura pourtant été fructueux lors des premières années.
Formule 1: Clap de fin pour Renault et Red Bull
Par Loic FERRIERE le 19/06/2018

Ça y est, c’est fait... La séparation est désormais officielle. Red Bull et Renault ont confirmé, chacun à leur manière, la fin d’une collaboration fructueuse longue de 12 années.

Renault voulait une clarification en mai, Red Bull avait annoncé qu’il attendrait le Grand Prix d’Autriche, mais c’est finalement juste avant le retour de la Formule 1 en France que l’annonce a été faite.

8 titres en douze ans

Si la relation entre les deux protagonistes était devenue difficile en 2015 suite au passage au moteur turbo hybride, il ne faut pas oublier –chose que Red Bull et ses dirigeants arrogants- ont tendance à faire- les 4 titres pilotes et 4 titres constructeurs acquis entre 2009 et 2013, ainsi que les 47 victoires et 57 pôles positions durant cette même période.

Et même si les résultats depuis cette époque ont été en dent de scie, il y a tout de même eu ensuite 10 nouvelles victoires, dont 2 cette année.

De sorte, si l’équipe autrichienne a l’habitude des déclarations chocs, son communiqué de presse l’est beaucoup moins…

"Nous aimerions remercier Renault pour les 12 années écoulées, une période durant laquelle nous avons connu des moments incroyables ensemble. Nous avons parfois eu des divergences mais Renault a toujours travaillé sans relâche et au mieux de ses capacités pour nous fournir une unité de puissance compétitive. […] nous souhaitons à Renault Sport tout le meilleur pour l'avenir." Christian Horner, directeur de Red Bull.

Quel avenir pour Red Bull et Renault ?

En s’adossant à Honda, Red Bull prend clairement un risque puisque le motoriste japonais, bien qu’il semble se relever, a éprouvé les pires difficultés avec McLaren, cette dernière décidant de quitter le motoriste nippon en faveur… de Renault.

Pourtant, dans les faits, la donne est quelque peu différente. En passant de Renault à Honda, l’équipe autrichienne passe ainsi de cliente, à équipe d’usine.

En effet, si Renault assure qu’il équipe équitablement sa propre équipe et ses clientes, il n’empêche qu’il risquait à court ou moyen terme d’avoir une certaine concurrence et donc, des décisions en défaveur du géant autrichien. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Mercedes et Ferrari ont refusé de motoriser la monoplace de la boisson énergisante.

Question budget également, cela change pas mal de choses. Alors qu’il fallait payer pour disposer du bloc Renault, Honda de son côté aura plutôt tendance à abonder le budget qu’à le réduire…

Pour Renault, la donne est différente. En perdant un client, elle se prive aussi de revenus, mais en retour, aura plus de ressources allouée pour sa propre équipe et McLaren. Bien que Red Bull, n’ait pas toujours été très correcte, Renault désirait visiblement continuer à la motoriser, d’une part pour les succès prévisibles, mais aussi afin de disposer d’une valeur étalon et… de revenus conséquents.

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