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Essai d'un purgeur par siphonnage

Après avoir essayé deux dispositifs de purge du système de freinage par dépression qui nous avaient laissés sur notre fin, voici donc le test d’un dispositif fonctionnant par siphonnage unidirectionnel, c'est-à-dire par mise en pression du circuit.
Essai d'un purgeur par siphonnage
Par le 04/01/2017

Purger le circuit de freinage n'a rien de bien compliqué en soit. Il suffit d'ouvrir les vis de purge situées au niveau des étriers, et d'appuyer simultanément sur la pédale de frein pour évacuer l'ancien liquide DOT, puis faire l'appoint régulièrement.

Une opération qui nécessite cependant d'être deux pour la réaliser, sans quoi, le risque de faire entrer de l'air dans le circuit est quasiment chose acquise. Heureusement, différents appareils permettent de se passer d'un comparse.

Sur notre demande, le site Norauto.fr nous a donc fait parvenir le Purgeur de frein manuel avec réserve, de marque LASER. Affiché à 89 €, il n'est certes pas spécialement donné, malgré tout ce n’est pas non plus le plus onéreux (voir essai système de purge par dépression) sur le marché de ce type de matériel peu répandu.

Le principe de fonctionnement est des plus simples puisqu’il consiste tout simplement à envoyer du liquide de frein sous pression dans le circuit, charge ensuite à l’opérateur d’ouvrir, roue après roue, les vis de purge sur chaque étrier, pour purger et renouveler le liquide de frein.

Pour cela, le produit est livré avec un bocal de 2 litres, bien suffisant pour renouveler tout le contenu du circuit. Surmonté d'une pompe (tel un pulvérisateur), avec un manomètre pour surveiller la pression, la manipulation de cette dernière nécessite un peu de force, mais se révèle efficace. Si le fabriquant promet une utilisation à une main, la seconde s’avère tout de même nécessaire pour tenir le bocal correctement en place.

Le branchement sur le système de freinage est également des plus simples, puisqu’il se connecte directement sur le vase d’expansion via le pas de vis de ce dernier.

Ainsi donc, on remplit le purgeur, on le branche sur le vase d’expansion, on pompe, et on ouvre les unes après les autres les vis de purge, après les avoir équipées d'un tuyau pour recueillir le produit hautement corrosif. Difficile de faire plus simple.

De sorte, même si on peut regretter une notice exclusivement en anglais, cela n'est finalement pas très grave. A l'inverse on regrette que le fabricant n'ait pas pensé à ajouter dans le package un simple petit tuyau transparent permettant de se brancher sur les vis de purge afin d'évacuer proprement et sans risque l'ancien liquide.

En fin de purge, il ne faut pas oublier de dépressuriser le purgeur via la valve prévue à cet effet avant de le débrancher. Malgré tout, il peut arriver qu’un mince filet s'échappe du raccord du tuyau. Sachant que le Lockheed est très corrosif, il faudra veiller à protéger les éléments qui sont en dessous par sécurité.

Étant donné son efficacité, ce purgeur nous apparaît clairement comme l'outil de référence dans son domaine. De tous ceux testés c'est celui qui fait son office le plus simplement et le plus rapidement.

Certes, affiché à 90€, son tarif n'est pas donné, mais il est vite rentabilisé en évitant un passage par l’atelier. Un bon achat donc, qui pourra être encore plus vite rentabiliser en le revendant en occasion.
 


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